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Urbex à Vittel (88800)

À Vittel, les traces d’abandon se concentrent autour de l’ancien quartier thermal, des hôtels délaissés et du patrimoine lié à l’embouteillage. Les façades Belle Époque côtoient des intérieurs vidés, tandis que l’histoire industrielle de l’eau s’étend vers Contrexéville et les communes voisines, entre sources, usines et anciennes zones de dépôt.

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Les meilleurs spots d’urbex à Vittel

Hôtel des Thermes

L’Hôtel des Thermes de Vittel reste le bâtiment abandonné le plus marquant du centre thermal. Sa façade et ses volumes rappellent l’époque où la ville accueillait une clientèle de curistes, mais l’intérieur montre un tout autre état : sanitaires dégradés, hall déserté, ascenseur immobile et pièces gagnées par les graffitis. Les photographies publiées en 2019 témoignaient déjà d’un délabrement avancé.

Le projet de réhabilitation annoncé cette même année, avec une enveloppe de 20 millions d’euros, a replacé l’édifice dans l’actualité locale. Les circulations intérieures, les anciennes chambres et les espaces d’accueil donnent encore à lire la fonction hôtelière du bâtiment, malgré les années sans activité.

Hôtel Bellevue

L’Hôtel Bellevue abandonné appartient au même paysage thermal. Son nom renvoie à la période où Vittel organisait une grande partie de son activité autour des séjours de cure et des établissements d’hébergement. Il constitue un second repère dans le tissu hôtelier délaissé de la ville, distinct de l’Hôtel des Thermes.

Dans ce secteur, l’intérêt vient moins d’un décor industriel que de la succession des volumes hôteliers, des façades anciennes et des espaces autrefois destinés aux visiteurs. Le site s’inscrit dans le même ensemble urbain que les parcs et les équipements thermaux du centre.

Immeuble d’appartements délaissé

Un immeuble d’appartements abandonné est également signalé au cœur de Vittel. Il se distingue des grands hôtels par une échelle plus résidentielle : pièces vides, couloirs étroits, traces d’occupation et murs marqués composent un décor plus domestique. L’architecture mêle plusieurs influences, avec des éléments anciens encore visibles dans les volumes intérieurs.

Ce bâtiment rappelle que l’abandon ne concerne pas uniquement le quartier thermal. À Vittel, des immeubles résidentiels peuvent aussi conserver les restes d’une vie quotidienne disparue, avec des distributions d’appartements et des détails d’aménagement qui contrastent avec les halls monumentaux des hôtels.

Vue aérienne de Vittel

Pourquoi Vittel possède autant de lieux oubliés

Vittel s’est développée autour du thermalisme, puis d’une industrie de l’eau qui a structuré une grande partie de son économie. Quand les usages hôteliers ont reculé, plusieurs bâtiments conçus pour les curistes et les séjours prolongés ont perdu leur fonction. Les hôtels abandonnés concentrent donc une histoire urbaine très précise : celle d’une ville construite pour recevoir.

L’autre héritage vient de l’embouteillage. La marque VITTEL appartient à Nestlé Waters, filiale du groupe suisse Nestlé, qui est devenue propriétaire à 100 % de la Société des eaux de Vittel en 1992. L’usine d’embouteillage se trouve dans le secteur industriel de Vittel, à proximité des installations où l’eau captée est préparée et conditionnée. Les sources exploitées se situent dans le bassin hydrominéral de la ville, autour des captages liés à l’activité thermale et à l’embouteillage.

L’affaire de l’eau VITTEL recouvre plusieurs épisodes. Les anciennes usines de Vittel et de Contrexéville ont produit des bouteilles en verre, puis en plastique à partir de la fin des années 1960. Des déchets de fabrication et des bouteilles défectueuses ont été enfouis dans plusieurs dépôts, dont certains sont associés au territoire de They-sous-Montfort. Quatre dépôts représenteraient encore plus de 360 000 m³ de déchets plastiques, après le nettoyage de cinq autres sites. Cette histoire industrielle explique la présence de friches, de terrains remaniés et de bâtiments liés à l’ancienne chaîne de production, même si les principaux spots urbains de Vittel restent les hôtels et les immeubles du centre.

  • Les anciens hôtels thermaux conservent des halls, des circulations et des espaces de chambres.
  • Les immeubles résidentiels délaissés montrent une autre facette de l’abandon, plus ordinaire et plus proche de la vie quotidienne.
  • Le secteur de l’eau relie les bâtiments de production, les captages et les terrains marqués par l’ancienne activité d’embouteillage.

Où trouver des spots d’urbex à Vittel

Les lieux les plus connus se regroupent dans le centre thermal de Vittel, autour des anciens hôtels et des équipements destinés aux curistes. L’Hôtel des Thermes et l’Hôtel Bellevue appartiennent à ce paysage urbain. L’immeuble d’appartements délaissé se rattache plutôt au tissu résidentiel central, avec une ambiance différente des grands établissements hôteliers.

Pour comprendre le secteur industriel, il faut suivre l’axe qui relie Vittel à Contrexéville. Les deux villes abritent les activités d’embouteillage des eaux Vittel, Contrex et Hépar, avec des installations distinctes mais une histoire économique commune. La ligne de production et les captages forment un autre paysage, plus périphérique, que les hôtels du centre thermal.

À l’est et au sud-est, They-sous-Montfort reste associé aux anciens dépôts de déchets plastiques issus de l’activité des eaux. Les terrains concernés prolongent l’histoire industrielle de Vittel au-delà des limites urbaines. Norroy, limitrophe de Vittel, se trouve dans le même environnement proche des plateaux et des voies qui relient la ville aux communes du bassin thermal.

Valleroy-le-Sec et Saint-Remimont prolongent également le territoire rural autour de Vittel, tandis que Norroy et Contrexéville concentrent les liaisons les plus directes avec la ville. Ces communes voisines apparaissent dans le même ensemble géographique, entre stations thermales, villages du plateau et infrastructures liées à l’eau.

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