Urbex à Arles (13104)
À Arles, l’exploration urbaine se concentre autour d’anciennes activités agricoles et viticoles. Une cave coopérative ayant traité des milliers d’hectolitres, une usine désaffectée et le château de la Tour d’Aling composent un patrimoine abandonné très différent des friches industrielles marseillaises.
Autour de Arles : Saintes-Maries-de-la-Mer, Saint-Martin-de-Crau, Paradou, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fontvieille, Fos-sur-Mer, Istres, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Les Baux-de-Provence, Saint-Étienne-du-Grès, Tarascon, Mas-Blanc-des-Alpilles, Aureille, Miramas, Saint-Rémy-de-Provence
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Les meilleurs spots d’urbex à Arles
Le château de la Tour d’Aling
Le château de la Tour d’Aling se trouve aux portes d’Arles, au sein d’une exploitation agricole de quatre hectares. Le bâtiment en pierre occupait environ 600 m² et appartenait à un groupement foncier agricole.
Après l’expulsion d’un squatteur en 2022, le château a été ravagé par un incendie. Le site avait déjà été classé en ruine. Un projet d’hôtel cinq étoiles avec golf, porté vers 2015 par l’agence Someco, n’a pas abouti.
Une ancienne cave viticole coopérative à Arles
Cette ancienne cave coopérative se compose de six bâtiments et d’un vaste jardin, pour une superficie annoncée d’environ 3 500 m². Elle se situe dans l’environnement camarguais d’Arles.
Dans les années 1950, la cave produisait près de 44 000 hectolitres de vin par an. Les récoltes provenaient d’environ 450 hectares de vignes. Plusieurs bâtiments sont encore associés à des éléments de l’ancienne activité, dont un camion Berliet conservé dans une grange et un piano encore fonctionnel.
Une ancienne usine abandonnée à Arles
Une ancienne usine désaffectée est recensée à Arles comme lieu d’exploration urbaine. Son nom d’entreprise, son activité et sa date d’arrêt ne sont pas documentés dans les informations disponibles.
Ce site complète le patrimoine abandonné lié aux activités productives arlésiennes, aux côtés de la cave viticole et des bâtiments agricoles de la Tour d’Aling. Les photographies aériennes anciennes et les archives locales permettent de rechercher son ancienne fonction.

Pourquoi Arles possède autant de lieux oubliés
Le territoire arlésien a longtemps associé la viticulture, l’agriculture et les activités liées à la Camargue. La cave coopérative témoigne de cette organisation agricole à grande échelle, avec 450 hectares de vignes exploités dans les années 1950 et une production annuelle proche de 44 000 hectolitres.
La disparition ou le déplacement des activités de production laisse des bâtiments conçus pour un usage précis. Les cuves, les granges, les ateliers et les dépendances deviennent alors difficiles à réutiliser sans transformation importante.
La Tour d’Aling montre un autre mécanisme d’abandon. Le château, intégré à une exploitation agricole, a été classé en ruine avant d’être détruit par un incendie en 2022. Le projet hôtelier envisagé vers 2015 n’a pas remplacé l’usage agricole du domaine.
Le patrimoine arlésien ne se limite pas aux friches. La base Mérimée permet aussi d’identifier les édifices recensés dans la commune, notamment les bâtiments anciens dont l’histoire, la fonction et l’état peuvent être comparés avec les traces visibles sur le terrain.
Où trouver des spots d’urbex à Arles
À Arles, les recherches se concentrent autour des exploitations agricoles, des anciennes caves viticoles et des bâtiments productifs dispersés dans le vaste territoire communal. La Camargue relie les secteurs arlésiens aux recherches menées vers Saintes-Maries-de-la-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, deux communes limitrophes citées dans le même ensemble géographique.
Vers Saint-Martin-de-Crau, la continuité territoriale avec Arles oriente les recherches vers les bâtiments agricoles et les anciennes installations liées aux cultures. Fontvieille, Paradou, Maussane-les-Alpilles, Mouriès et Les Baux-de-Provence prolongent au nord-est les recherches sur les domaines ruraux et le patrimoine ancien. Fos-sur-Mer et Istres ouvrent un autre axe vers les zones industrielles de l’ouest des Bouches-du-Rhône.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise de la cave viticole, des domaines agricoles et des usines avec leur état actuel. Les archives départementales et la presse locale numérisée peuvent préciser une fermeture, un incendie ou un changement d’activité. Le cadastre aide à suivre l’évolution des parcelles et des bâtiments, tandis que la base Mérimée fournit des notices sur les édifices patrimoniaux recensés à Arles.
Sur place, une activité disparue se repère par les volumes spécialisés d’une cave, les anciennes dépendances d’un domaine agricole, les quais de chargement d’une usine ou les bâtiments visibles sur les vues aériennes mais absents des usages actuels. À la Tour d’Aling, la ruine du château et les traces de l’incendie correspondent à l’épisode documenté de 2022. Dans l’ancienne cave, les six bâtiments et la présence d’un camion Berliet rappellent directement l’ancienne activité viticole.