Urbex de la Côte-d'Or (21)
La Côte-d’Or concentre des traces d’activités disparues très différentes. À Beaune, un ancien parc archéologique ouvert en 1978 s’efface sous les ronces. Autour de Dijon, les friches industrielles côtoient des demeures bourgeoises délaissées. Dans l’Auxois, le Châtillonnais et la vallée de l’Ouche, fermes, hameaux et bâtiments du canal racontent d’autres abandons.

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Carte urbex de la Côte-d'Or
61 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex de la Côte-d’Or
L’archéodrome de Beaune
L’archéodrome de Beaune se trouve en bordure de l’autoroute A6. Ouvert en 1978, ce parc archéologique présentait l’histoire de la Gaule avec des reconstitutions antiques, des tumulus et des lignes de fortification liées au siège d’Alésia.
Le site a fermé en 2005. Une partie des installations a été démantelée, tandis que les reconstitutions restantes et les reliefs archéologiques disparaissent progressivement sous la végétation.
Le Château de la Vierge
Le Château de la Vierge est un manoir abandonné de la Côte-d’Or, installé sur une colline. Son architecture et les récits qui lui sont associés en ont fait l’un des lieux les plus cités dans les recherches d’urbex en Bourgogne.
La demeure conserve l’apparence d’un ancien bâtiment résidentiel délaissé. Son histoire documentée reste moins précise que celle de l’archéodrome ou des sites industriels dijonnais.
L’usine abandonnée de Dijon
Cette friche industrielle se situe dans l’agglomération de Dijon. Ses hangars vides, ses verrières brisées et ses murs couverts de graffitis témoignent du recul de l’activité industrielle dijonnaise au cours du XXe siècle.
Le site appartient au paysage des lieux abandonnés recherchés autour de Dijon. Les bâtiments conservent une organisation d’usine, avec de vastes volumes et des structures métalliques visibles.
La Villa Christiane
La Villa Christiane est une demeure bourgeoise située près de Dijon. Elle est régulièrement associée aux explorations de maisons abandonnées de la Côte-d’Or, avec un intérieur resté marqué par son ancienne fonction résidentielle.
Les pièces, les papiers peints et certains éléments du mobilier évoquent une villa figée après son abandon. Son cadre résidentiel contraste avec les hangars et ateliers de la périphérie dijonnaise.
Le Château Rives
Le Château Rives se trouve du côté de Beaune, entre les vignes et les bois. Cette demeure abandonnée appartient au patrimoine résidentiel rural recherché dans le sud de la Côte-d’Or.
Le château conserve une architecture de maison de famille, dans un environnement marqué par le vignoble beaunois. Il représente une autre forme d’abandon que les friches industrielles de Dijon et les équipements touristiques de l’A6.
Les maisons éclusières du canal de Bourgogne
Le canal de Bourgogne traverse la vallée de l’Ouche et possède encore des maisons éclusières, des maisons de garde et d’anciens bâtiments portuaires. Ces constructions formaient les équipements nécessaires au transport fluvial et à la surveillance des écluses.
Le canal a été achevé en 1832. Le trafic industriel a ensuite décliné face au rail, laissant certains bâtiments liés aux écluses et aux anciens ports à l’écart des usages contemporains.

Pourquoi la Côte-d’Or possède autant de lieux oubliés
Le nord de la Côte-d’Or a longtemps vécu de la métallurgie. Le Châtillonnais fut l’un des berceaux de la sidérurgie au bois, tandis que la grande forge de Buffon, fondée près de Montbard en 1768 par le naturaliste Georges-Louis Leclerc de Buffon, rappelle l’importance ancienne du travail du fer.
Le canal de Bourgogne, achevé en 1832, a prolongé cette activité en transportant des marchandises dans la vallée de l’Ouche. Le développement du rail a réduit le rôle du transport fluvial et laissé des maisons éclusières, des bâtiments de garde et des entrepôts sans fonction comparable.
L’agglomération de Dijon a connu une désindustrialisation au XXe siècle. Elle explique la présence de hangars, de verrières et de friches dans les secteurs périphériques de la capitale bourguignonne.
Dans l’Auxois et le Châtillonnais, l’exode rural a vidé des fermes, des hameaux et des maisons isolées. Les corps de ferme délaissés, les granges effondrées et les anciens lavoirs y sont liés au recul des activités agricoles et au départ d’une partie des habitants.
Le vignoble n’a pas empêché la disparition de certaines demeures familiales. Autour de Beaune, des châteaux et des maisons de famille se retrouvent ainsi en marge des domaines viticoles encore actifs.
Où trouver des spots d’urbex de la Côte-d’Or
Les friches industrielles se concentrent surtout dans la périphérie de Dijon et sur l’axe reliant Dijon à Beaune. Les recherches de bâtiments délaissés y gagnent à être croisées avec les anciennes photographies aériennes de l’IGN, qui permettent de comparer l’état des toitures, des cours et des hangars selon les périodes.
La vallée de l’Ouche constitue un autre secteur cohérent pour repérer les constructions liées au canal de Bourgogne. Les archives départementales permettent d’identifier les anciennes écluses, les maisons de garde et les bâtiments portuaires à partir des plans et des documents historiques.
Dans l’Auxois et le Châtillonnais, la presse locale numérisée renseigne sur les fermetures d’activités, les départs de population et les changements d’usage des fermes ou des ateliers. Le cadastre aide à relier une ancienne parcelle agricole à un bâtiment encore visible sur les photographies aériennes.
La base Mérimée apporte des informations sur les châteaux, les demeures et les éléments du patrimoine recensés en Côte-d’Or. Elle complète les archives pour distinguer une ancienne maison de famille, un édifice industriel ou un bâtiment associé au canal.
Sur les images aériennes et dans les photographies anciennes, plusieurs indices reviennent dans les lieux délaissés de Côte-d’Or : une toiture percée, un jardin gagné par la végétation, des verrières brisées, des hangars vides ou une grange dont la couverture s’effondre. Ces signes permettent de relier les paysages actuels aux abandons documentés autour de Dijon, de Beaune, de l’Auxois et du Châtillonnais.