Aller au contenu

0Panier0 articles

Équipement urbex

L’urbex ne demande pas beaucoup de matériel. Il en demande du fiable. Un bâtiment abandonné n’a ni électricité, ni sol garanti, ni réseau, et personne pour venir vous chercher si quelque chose tourne mal.

Voici, catégorie par catégorie, les critères sur lesquels se décide un achat. Chaque catégorie a son guide détaillé, en lien à la fin de sa section et dans la liste ci-dessous.

Nos guides détaillés, catégorie par catégorie

Chaque guide compare les meilleurs modèles, explique les termes techniques pour que vous puissiez choisir seul, et donne nos conseils d’utilisation sur le terrain.

Le kit de base pour une première exploration

Voici ce que nous emportons à chaque sortie. Rien d’extravagant : du matériel fiable, qui tient dans un sac de 25 litres.

La galerie d’un préventorium abandonné en Belgique, ouverte sur la forêt
Le préventorium de Dolhain, en Belgique : courants d’air, humidité et sols encombrés demandent une tenue adaptée. Photo : Trougnouf (Benoit Brummer), CC BY 4.0, via Wikimedia Commons, recadrée et passée en noir et blanc.

La lampe, le seul équipement non négociable

Deux lampes. Toujours. Une frontale pour garder les mains libres, une seconde en secours dans le sac. Une lampe qui lâche dans un sous-sol sans fenêtre, c’est ce qui transforme une sortie en accident.

Ce qui compte n’est pas le nombre de lumens imprimé sur la boîte, c’est l’autonomie réelle au niveau d’éclairage que vous utilisez vraiment. Quand un fabricant annonce 2 000 lumens, c’est le mode turbo, tenable quelques minutes avant que l’électronique ne réduise la puissance pour éviter la surchauffe. Regardez la durée annoncée en mode moyen.

Le reste tient en trois points : une batterie rechargeable, un faisceau réglable et un mode rouge. Un faisceau trop large ne montre rien à vingt mètres, un faisceau trop étroit ne montre rien à vos pieds. Le mode rouge, lui, préserve la vision nocturne et se repère beaucoup moins depuis l’extérieur.

Sept frontales et torches comparées, et les chiffres des fabricants expliqués.
Lire le guide des lampes

Les chaussures, pour marcher sur les clous et les gravats

La blessure la plus courante en exploration n’est pas la chute : c’est le clou rouillé qui traverse une semelle trop souple. Il faut une semelle rigide, si possible anti-perforation, et une tige montante qui tient la cheville sur des gravats instables.

Évitez le blanc et les couleurs vives.

Les classes de sécurité expliquées, et cinq paires anti-perforation comparées.
Lire le guide des chaussures

Le masque, la partie qu’on néglige

Un masque à poussière ordinaire ne protège pas de ce qui pose vraiment problème.

L’amiante est présente dans une large part du bâti français antérieur à 1997. Les fibres sont invisibles et un FFP2 ne les arrête pas de façon fiable : il faut du FFP3. Les déjections de pigeons, omniprésentes dans les combles et les usines ouvertes, portent des champignons qui se respirent. Les moisissures d’un bâtiment humide depuis des années, également.

Un FFP3 jetable coûte quelques euros. Un demi-masque à filtres P3 se réutilise et tient mieux sur le visage.

FFP3, demi-masque, masque complet, et comment bien l’ajuster.
Lire le guide des masques

Les gants, contre le verre brisé et les tôles

Verre brisé, tôle rouillée, rambardes corrodées. Des gants résistants à la coupure, pas des gants de jardinage. Et un vaccin antitétanique à jour. Cela ne s’achète pas, mais cela se vérifie.

Le marquage EN 388 expliqué, et quatre paires comparées.
Lire le guide des gants

Le sac, pour garder les deux mains libres

Vingt à trente litres suffisent. Plus volumineux, il accroche partout et déséquilibre dans une échelle ou une fenêtre. Ce qui compte : un accès frontal, parce que fouiller par le haut dans le noir ne fonctionne pas ; des sangles qui ne pendent pas ; une couleur sobre.

Six sacs comparés, et la liste de ce qu’on met dedans.
Lire le guide des sacs

L’appareil photo, pour photographier dans la pénombre

Le problème de la photo d’urbex tient en un mot : la lumière. Ou plutôt son absence.

Ce qui aide, dans l’ordre : un objectif lumineux, un grand-angle parce que les pièces sont étroites et qu’on recule rarement assez, un trépied léger qui autorise les poses longues, et un capteur dont la taille compte bien plus que le nombre de pixels. Un obturateur silencieux, enfin, pour les endroits où le bruit attire l’attention.

Cinq boîtiers, les objectifs grand angle et les trépieds, comparés et expliqués.
Lire le guide de l’appareil photo

Le drone, pour voir le lieu d’en haut

Utile pour repérer un site avant d’entrer, ou filmer une structure inaccessible. Deux limites à connaître avant d’acheter.

Le bruit. Un drone s’entend de loin, et c’est précisément ce qui signale votre présence.

La réglementation. En France, un appareil de 250 grammes ou plus doit être enregistré et son télépilote formé. En agglomération, le survol est très encadré. Un modèle sous 250 grammes échappe à l’enregistrement, mais pas aux règles de survol des personnes et des zones habitées.

Six drones comparés, leur tenue dans la pénombre, et les règles pour voler en France.
Lire le guide du drone

Ce qu’on oublie trop souvent

Une batterie externe, parce que le téléphone sert de carte, de lampe de secours et d’appel. Un sifflet, qui porte plus loin que la voix et ne fatigue pas. De quoi désinfecter une coupure. Et le réflexe qui ne pèse rien : dire à quelqu’un où vous allez et quand vous comptez rentrer.

La caméra d’action, pour filmer vos explorations

Fixée sur la poitrine, une caméra d’action filme pendant que vous gardez les mains libres pour vous tenir et éclairer. En intérieur, c’est sa tenue dans la pénombre qui fait la différence : un grand capteur et un mode basse lumière.

Six caméras d’action et 360° comparées.
Lire le guide de la caméra d’action

La tenue, de la tête aux pieds

Bras et jambes couverts, même en été, dans des tissus qui résistent aux accrocs. Plusieurs couches fines, parce qu’il fait souvent plus froid dedans que dehors. Et, dans les lieux très poussiéreux, une combinaison jetable pour ne rien rapporter chez soi.

Six pièces recommandées, du pantalon aux lunettes.
Lire le guide de la tenue

Notre méthode pour choisir le matériel

Nous choisissons le matériel en lisant les fiches des fabricants et les normes avec les contraintes de l’exploration en tête. Une lampe est jugée sur son autonomie au mode moyen, pas sur son pic de lumens. Un masque sur sa classe de protection et son ajustement. Un drone sur sa stabilité dans la pénombre autant que sur sa caméra. Aucune marque ne nous paie pour figurer dans nos guides.

Un rappel qui n’est pas du matériel

Une position GPS n’est pas une autorisation. Pénétrer dans une propriété sans le consentement du propriétaire est une infraction, quel que soit l’état du bâtiment. Le bon équipement réduit les risques, il ne les supprime pas, et il ne rend rien légal.

Pour préparer une sortie, les positions GPS sont classées par région, département et ville : explorer les cartes.

Sécurité et respect

Ce qui fait tenir les lieux qu’on explore

La lettre

Soyez prévenu des prochains threads

Une lettre par mois, pas davantage : les histoires qui viennent de paraître sur le Thread et les lieux qu’on vient de relever. Se désinscrire prend un clic.

Votre adresse sert à cette lettre et à rien d’autre. Elle n’est ni revendue, ni cédée.

0