Urbex de Paris (75)
À Paris, l’exploration urbaine passe sous les rues, derrière les anciennes emprises ferroviaires et jusque dans des bâtiments militaires ou commerciaux oubliés. La Petite Ceinture, le bunker de la Gare de l’Est, les stations de métro fantômes et les carrières souterraines forment un patrimoine urbain très différent selon les arrondissements.

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Carte urbex de Paris
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Les meilleurs spots d’urbex de Paris
La Petite Ceinture entre Alésia et Porte d’Orléans
Entre les stations Alésia et Porte d’Orléans, une ancienne emprise ferroviaire conserve ses rails, une allée envahie par la végétation et un bâtiment dont la fonction d’origine n’est plus identifiable. Ce tronçon appartient au paysage de la Petite Ceinture, ancienne ligne circulaire autour de Paris.
Les murs bas, les voies et la végétation distinguent ce secteur des friches bâties classiques. Le site est aussi devenu un décor photographique recherché pour son contraste entre les rails abandonnés et le tissu urbain du 14e arrondissement.
Le Mausolée
Près de la Porte de La Villette, un ancien supermarché de grande taille a été transformé en espace clandestin consacré au graffiti. Les salles conservent des compositions murales, des lettrages et des jeux de perspective réalisés par des artistes, notamment dans le sillage de Lek et Sowat.
Le lieu montre comment un bâtiment commercial délaissé peut changer de fonction sans réhabilitation officielle. Son architecture intérieure, organisée en grandes salles, a favorisé les installations artistiques et les anamorphoses.
Le bunker de la Gare de l’Est
Sous la Gare de l’Est, un bunker de 120 m² a été construit pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet abri servait à protéger des personnes lors des bombardements et appartient toujours à la SNCF.
Le bunker se distingue des autres sites par son état de conservation et par sa position sous une gare toujours active. Les circulations ferroviaires contemporaines recouvrent ainsi une structure militaire conçue pour les alertes aériennes.
Les catacombes non officielles
Sous Paris, les réseaux de carrières et de galeries forment un univers souterrain distinct des catacombes ouvertes au public. Les parcours comprennent des salles, des tunnels étroits et des murs couverts de graffitis.
Ces espaces rappellent l’exploitation ancienne du sous-sol parisien. Leur localisation sous la ville explique la présence de lieux abandonnés sans façade visible, parfois à proximité immédiate de quartiers très urbanisés.
Les stations de métro fantômes
Le métro parisien compte des stations fermées au public, des accès condamnés et des quais qui n’ont jamais été ouverts dans leur configuration prévue. Certaines stations ont connu d’autres usages, tandis que Porte des Lilas a notamment servi de lieu de tournage.
Un accès abandonné depuis 1993 rappelle aussi qu’une station peut rester exploitée tout en conservant une partie inutilisée. Les quais, couloirs et portes condamnées composent un patrimoine souterrain directement lié à l’histoire du réseau parisien.

Pourquoi Paris possède autant de lieux oubliés
Paris superpose plusieurs réseaux qui n’ont pas évolué au même rythme. La Petite Ceinture a laissé des rails et des emprises ferroviaires en retrait du trafic urbain. Le métro a conservé des stations fermées, des quais non ouverts et des accès neutralisés.
Les changements d’activité expliquent aussi l’abandon de certains bâtiments. Près de la Porte de La Villette, un ancien supermarché a cessé son usage commercial avant de devenir un espace de graffiti. Sous la Gare de l’Est, le bunker a perdu sa fonction défensive après la période des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, mais sa structure est restée en place.
Le sous-sol ajoute une autre couche historique. Les anciennes carrières et les galeries souterraines ont été recouvertes par la ville, tandis que des salles et des tunnels ont continué à être investis par les graffeurs et les explorateurs. L’abandon parisien se trouve donc aussi bien dans des bâtiments visibles que sous les rues.
Où trouver des spots d’urbex de Paris
Les secteurs de la Porte d’Orléans, d’Alésia, de la Porte de La Villette et de la Gare de l’Est correspondent à des types de vestiges différents. La Petite Ceinture se repère par ses rails et ses talus végétalisés. La Villette concentre les traces de reconversion artistique d’un ancien bâtiment commercial. La Gare de l’Est conserve un ouvrage militaire sous une infrastructure ferroviaire active.
Pour suivre l’évolution de la Petite Ceinture, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les vues actuelles. Les changements de tracé, les emprises disparues et les bâtiments conservés apparaissent sur plusieurs décennies.
Les archives départementales, la presse locale numérisée et le cadastre permettent de relier une parcelle parisienne à une ancienne activité commerciale, ferroviaire ou militaire. La base Mérimée complète cette recherche pour les ouvrages patrimoniaux documentés.
Sur place, certains signaux sont caractéristiques des sites évoqués ici : rails sans circulation, quais condamnés, verrières d’anciens bâtiments, accès murés et salles couvertes de graffiti. À Paris, ces indices prennent une valeur particulière lorsqu’ils se trouvent au contact d’une gare, d’une ancienne ligne ferroviaire ou d’un réseau souterrain.