Urbex des Hauts-de-France
Des forts de l’Aisne aux cités minières du Pas-de-Calais, les Hauts-de-France concentrent des traces très différentes d’activités disparues. Châteaux ruinés, prisons, filatures, gares de marchandises et ouvrages militaires composent un patrimoine délaissé, réparti entre les anciens bassins industriels, le littoral et les campagnes picardes.
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Carte urbex de l'Aisne
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Carte urbex de l'Oise
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Carte urbex de la Somme
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Carte urbex des Hauts-de-France
677 positions GPS
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Carte urbex du Nord
210 positions GPS
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Carte urbex du Pas-de-Calais
222 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex des Hauts-de-France
Fort de Condé
Le Fort de Condé, dans l’Aisne, appartient à l’ensemble des ouvrages militaires délaissés qui ponctuent l’ancien front de la région. Ses casemates, ses murs épais et ses espaces enterrés distinguent ce site des friches industrielles du Nord et de l’Oise.
Ancien village de Craonne
L’ancien village de Craonne, dans l’Aisne, conserve les traces d’une commune bouleversée par les combats de la Première Guerre mondiale. Les vestiges ruraux et les emprises abandonnées rappellent la disparition de l’ancien habitat autour du Chemin des Dames.
La prison abandonnée de Loos
La prison abandonnée de Loos, à Loos dans le Nord, constitue un exemple d’architecture pénitentiaire délaissée dans l’agglomération lilloise. Les bâtiments carcéraux, les murs d’enceinte et les espaces de détention forment un ensemble distinct des friches minières voisines.
Le site minier d’Arenberg
Le site minier d’Arenberg, à Wallers dans le Nord, témoigne de l’exploitation charbonnière qui a structuré le territoire. Les bâtiments miniers et les installations industrielles rappellent l’organisation d’un ancien site d’extraction autour du puits d’Arenberg.
Château Mennechet
Le Château Mennechet, à Chiry-Ourscamp dans l’Oise, a été construit en 1881. Il ne reste plus que ses murs extérieurs, ce qui en fait une ruine visible plutôt qu’un édifice encore habitable.
La base sous-marine de Calais
La base sous-marine de Calais, dans le Pas-de-Calais, appartient aux ouvrages militaires édifiés sur le littoral pendant la Seconde Guerre mondiale. Le béton armé, les volumes enterrés et les infrastructures portuaires donnent au site une identité différente des châteaux et des usines abandonnées de l’intérieur régional.
Les filatures Saint-Frères de la vallée de la Nièvre
Les anciennes filatures Saint-Frères, dans la vallée de la Nièvre en Somme, rappellent le rôle de l’industrie textile dans les vallées picardes. Les bâtiments d’usine et les emprises liées à la production forment un patrimoine industriel réparti entre plusieurs communes de la vallée.

Pourquoi les Hauts-de-France possèdent autant de lieux oubliés
Les Hauts-de-France ont été structurés par plusieurs activités industrielles qui ont laissé des bâtiments de grande taille. Le textile apparaît dans les friches de Saint-Quentin, les anciennes filatures de la vallée de la Nièvre et l’ancienne filature de Saint-Omer. Lorsque la production cesse, les ateliers, les logements ouvriers et les dépendances restent implantés dans les communes.
Le charbon a marqué le Nord et le Pas-de-Calais. Le site minier d’Arenberg à Wallers et la cité ouvrière de Dourges associent équipements d’extraction et habitat lié aux compagnies minières. La disparition de l’activité minière explique la présence d’anciens carreaux, de bâtiments techniques et de cités transformées ou délaissées.
Le rail a également laissé des emprises importantes. Les infrastructures ferroviaires de Tergnier, les anciennes installations de Chauny et la gare de marchandises de Longueau montrent le rôle des nœuds ferroviaires de l’Aisne et de la Somme. Les bâtiments perdent leur fonction lorsque les flux de marchandises et les activités associées changent de site.
Le littoral conserve une autre couche d’abandon. Les équipements industriels de Dunkerque, la base sous-marine de Calais et les bunkers côtiers de Boulogne-sur-Mer associent activité portuaire, défense militaire et béton. Dans les terres, les fortifications de l’Aisne et les ouvrages liés aux conflits ont laissé des volumes comparables, mais avec une fonction militaire différente.
Où trouver des spots d’urbex des Hauts-de-France
Dans le Nord, les recherches se concentrent autour des anciens bassins miniers, de Wallers à Dourges, puis vers les équipements industriels de Dunkerque. La prison de Loos et la gare abandonnée de Somain ajoutent des bâtiments urbains et ferroviaires à ce secteur.
Dans l’Aisne, les emprises ferroviaires de Tergnier, les infrastructures industrielles de Chauny, les friches textiles de Saint-Quentin et les vestiges de Craonne correspondent à des activités différentes. Les anciennes demeures rurales autour de Laon et les fermes de Thiérache relèvent davantage de l’abandon agricole.
Dans l’Oise, Chiry-Ourscamp permet d’identifier le Château Mennechet, tandis que Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire, Angicourt et Liancourt regroupent des traces industrielles ou des établissements de soins délaissés. Les maisons troglodytes et les fermes isolées complètent ce patrimoine dispersé.
Dans la Somme, les secteurs de Longueau, d’Amiens, de Ham et de la vallée de la Nièvre permettent de distinguer les friches ferroviaires, les équipements sportifs, les établissements de soins et les filatures. Dans le Pas-de-Calais, Calais, Lens, Esquerdes, Saint-Omer, Dourges et Boulogne-sur-Mer réunissent ouvrages militaires, bâtiments de soins, châteaux, usines et habitat ouvrier.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de suivre la disparition d’une voie ferrée, l’extension d’une usine ou la transformation d’un carreau minier. Les archives départementales et la presse locale numérisée documentent les fermetures d’usines, de gares et d’établissements. La base Mérimée renseigne le patrimoine militaire, industriel et architectural, tandis que le cadastre fait apparaître les anciennes parcelles, cours d’usine et bâtiments annexes.
Une toiture absente, une végétation qui recouvre les cours, des voies ferrées interrompues et des bâtiments encore visibles sur les photographies anciennes signalent souvent une emprise délaissée. Dans les Hauts-de-France, ces indices se lisent particulièrement sur les sites textiles de Saint-Quentin, les emprises minières de Wallers, les installations ferroviaires de Longueau et les friches industrielles de Creil.