Urbex à Lorient (56100)
À Lorient, l’urbex se lit dans les traces de la guerre et du port. La base sous-marine de Keroman domine la rade depuis sa construction allemande en 1941, tandis que des bâtiments du port de commerce portent encore les marques de l’humidité, des graffitis et d’une activité disparue.
Autour de Lorient : Larmor-Plage, Locmiquélic, Lanester, Port-Louis, Quéven, Ploemeur, Riantec, Gâvres, Caudan, Gestel, Kervignac, Guidel, Hennebont, Pont-Scorff, Merlevenez, Plouhinec
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La base sous-marine de Keroman
La base sous-marine de Keroman se trouve à Lorient, sur la rive de la rade. L’occupant allemand a commencé sa construction en 1941 pour les besoins de la guerre sous-marine. Ses immenses blocs de béton constituent aujourd’hui l’un des principaux vestiges militaires de la ville.
Les volumes massifs, les alvéoles et les surfaces de béton rappellent le rôle stratégique de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale. La base appartient au paysage historique de la rade, même si son état et ses usages ne sont pas identiques dans tous les secteurs.
Un ancien bâtiment du port de commerce, rue Émile-Marcesche
Un bâtiment abandonné se trouve rue Émile-Marcesche, dans le port de commerce de Lorient. En 2021, sa façade apparaissait verdâtre sous l’effet du ruissellement et de l’humidité. Les ouvertures de toit laissaient entrer une lumière directe dans les espaces intérieurs.
Les lieux conservaient des poutres métalliques anciennes, un sol encombré et des traces de graffitis signées notamment Kaz et Oides. La dégradation du bâtiment se lisait dans les couleurs du sol, le métal oxydé et les marques d’eau sur les parois.
Les ouvrages côtiers de la rade de Lorient
Les ouvrages côtiers répartis autour de la rade prolongent le patrimoine militaire visible à Lorient. Ils s’inscrivent dans le même ensemble historique que la base de Keroman, construit et utilisé dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.
Ces positions militaires ne présentent pas toutes les mêmes formes. La base de Keroman se distingue par ses blocs sous-marins, tandis que les ouvrages côtiers correspondent à des installations défensives liées au littoral et aux accès de la rade.

Pourquoi Lorient possède autant de lieux oubliés
Lorient s’est développée autour de son port et de sa rade. Le port de commerce a produit des bâtiments spécialisés, dont certains ont perdu leur usage avant de se dégrader. Le bâtiment de la rue Émile-Marcesche montre cette évolution avec ses poutres métalliques, ses ouvertures de toit et ses murs marqués par l’eau.
La guerre a ajouté une seconde strate au paysage urbain. L’occupant allemand a lancé la construction de la base de Keroman en 1941, puis la rade de Lorient a concentré des installations militaires et des ouvrages côtiers. La disparition des activités liées à ces fonctions explique la présence de volumes industriels et militaires sans usage comparable à leur fonction d’origine.
La base sous-marine et les bâtiments portuaires ne relèvent donc pas du même abandon. Keroman appartient à l’histoire militaire de la rade, tandis que le bâtiment de la rue Émile-Marcesche témoigne du recul d’une activité portuaire dans un édifice exposé à l’humidité maritime.
Où trouver des spots d’urbex à Lorient
À Lorient, commencez les recherches documentaires par deux secteurs précis : Keroman, pour les vestiges de la base sous-marine, et le port de commerce, notamment autour de la rue Émile-Marcesche, pour les bâtiments liés aux anciennes activités portuaires.
Le périmètre s’étend naturellement aux communes limitrophes de la rade. Lanester se trouve dans la continuité urbaine de Lorient, tandis que Locmiquélic, Larmor-Plage et Port-Louis se situent sur les rives ou en face de la rade. Riantec, Gâvres, Quéven, Ploemeur, Caudan et Gestel complètent le périmètre local des recherches autour de Lorient.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise de Keroman et des zones portuaires avec leur état actuel. Les archives départementales du Morbihan documentent les installations militaires et portuaires, tandis que la presse locale numérisée peut dater la fermeture d’un bâtiment. La base Mérimée sert à vérifier l’existence et le statut patrimonial des édifices, et le cadastre aide à rattacher une construction à une parcelle précise.
Sur place, certains indices correspondent directement aux lieux documentés : ruissellement vert sur les façades du port, fenêtres de toit ouvertes, poutres métalliques apparentes et graffitis dans les volumes délaissés. À Keroman, les blocs de béton et les alvéoles massives signalent au contraire une architecture militaire construite pour les sous-marins.