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Urbex de la Savoie (73)

Entre vallées alpines, stations thermales et anciennes voies ferrées, la Savoie rassemble des ruines militaires, des hôtels délaissés, des ateliers et des bâtiments ruraux. De Chambéry à la Maurienne, ces lieux témoignent du rôle du rail, de l’hydroélectricité, du thermalisme et du tourisme montagnard dans l’histoire du département.

Contour du département de la Savoie

Les meilleurs spots d’urbex de la Savoie

La forteresse de Montgilbert

La forteresse de Montgilbert se trouve dans un environnement boisé de Savoie. Cette forteresse médiévale conserve des murs épais, des ouvertures béantes et des maçonneries en ruine. Sa position rappelle le rôle de surveillance des passages entre les vallées alpines.

La végétation recouvre une partie des ruines, tandis que les volumes défensifs restent lisibles dans le paysage. Le site relève davantage du patrimoine militaire médiéval que de la friche contemporaine.

Le château de Miolans

Le château de Miolans domine la Combe de Savoie, près de Saint-Pierre-d’Albigny. Cette place forte a servi de prison d’État sous les ducs de Savoie. Ses remparts, ses tours et ses bâtiments en hauteur composent un ensemble défensif particulièrement visible depuis la vallée.

Le château de Miolans est un monument historique connu et ouvert selon des périodes définies. Son intérêt pour l’exploration tient à la lecture de ses anciennes fonctions militaires et carcérales, plutôt qu’à l’abandon d’un bâtiment récent.

D’anciens ateliers et entrepôts à Chambéry

Les secteurs industriels de Chambéry regroupent d’anciens ateliers, garages, entrepôts logistiques et bâtiments artisanaux. Ces constructions se trouvent notamment dans des zones situées entre voies ferrées, routes et quartiers en transformation.

Les façades en bardage, les volumes d stockage et les anciennes cours de service rappellent l’activité artisanale et logistique de l’agglomération. Certains bâtiments sont murés, promis à la démolition ou intégrés à des opérations d’aménagement.

Les anciens hôtels du secteur d’Albertville

Le secteur d’Albertville conserve des bâtiments liés à l’hébergement touristique, aux déplacements alpins et à l’héritage des Jeux olympiques d’hiver de 1992. Des hôtels et des établissements de séjour ont changé d’usage ou cessé leur activité après les évolutions du tourisme local.

Les anciennes façades hôtelières, les halls, les cages d’escalier et les chambres réparties sur plusieurs niveaux forment les principaux éléments encore visibles. Les noms diffusés en ligne pour certains établissements ne correspondent pas à des noms documentés et ne permettent pas d’identifier précisément les lieux.

Les bâtiments ruraux de Saint-Jean-de-Chevelu

À Saint-Jean-de-Chevelu, près du lac du Bourget et dans l’Avant-Pays savoyard, les traces d’abandon prennent une forme rurale. Maisons fermées, granges, dépendances viticoles et bâtiments agricoles composent un patrimoine dispersé entre les reliefs plus doux de l’ouest du département.

Ces constructions rappellent les activités agricoles et viticoles locales. Les volumes de stockage, les murs en pierre et les anciennes dépendances constituent les éléments les plus lisibles dans les hameaux et les secteurs isolés.

Les anciens établissements thermaux d’Aix-les-Bains

Aix-les-Bains a développé son activité autour du thermalisme et de l’accueil des curistes. Les bâtiments liés aux soins, aux bassins et aux séjours thermaux témoignent d’une époque où l’eau chaude attirait une clientèle importante dans la ville.

Les établissements désaffectés ou transformés peuvent conserver des couloirs carrelés, des salles de soins, des bassins et des équipements techniques. Ce patrimoine thermal s’inscrit dans un ensemble plus vaste qui comprend aussi Brides-les-Bains et La Léchère.

Forteresse médiévale en pierre dominant un ravin brumeux, avec ses remparts partiellement effondrés.

Pourquoi la Savoie possède autant de lieux oubliés

La Savoie est devenue française en 1860. Le département s’est ensuite transformé avec le développement du rail, du thermalisme, de l’industrie hydraulique et du tourisme de montagne.

Le tunnel ferroviaire du Fréjus, ouvert en 1871 entre Modane et l’Italie, a renforcé le rôle stratégique de la Maurienne. Les routes alpines ont alors accueilli des forts, des casernes, des batteries et des ouvrages de surveillance. Les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise conservent les traces de cette organisation militaire.

À la fin du XIXe siècle, la houille blanche a favorisé l’installation de petites usines, de conduites forcées, d’ateliers et de moulins près des torrents. La production hydroélectrique a laissé des bâtiments industriels dans les vallées et autour des principaux axes urbains.

Le thermalisme a fait vivre Aix-les-Bains, Brides-les-Bains et La Léchère. Les changements de clientèle, les transformations des établissements et les reconversions ont laissé des hôtels, des annexes et des centres de séjour sans usage initial.

Les Jeux olympiques d’Albertville en 1992 ont accéléré les aménagements routiers, sportifs et touristiques. Certains équipements ont ensuite changé de fonction, tandis que des bâtiments liés à l’événement ont perdu leur usage d’origine.

Où trouver des spots d’urbex de la Savoie

Les secteurs de Chambéry concentrent les indices liés aux ateliers, aux garages, aux entrepôts et aux voies ferrées. Aix-les-Bains et les communes thermales orientent les recherches vers les hôtels, les établissements de soins et les bâtiments de villégiature. Albertville associe patrimoine touristique, équipements liés à 1992 et axes de circulation alpine.

La Maurienne, autour de Modane et de Saint-Jean-de-Maurienne, rassemble des ouvrages militaires, des bâtiments ferroviaires et des traces d’industrie hydraulique. La Combe de Savoie et l’Avant-Pays savoyard présentent plutôt des châteaux, des maisons de hameau, des granges et des dépendances agricoles.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer une emprise industrielle, une cour d’usine ou un bâtiment touristique avant et après son changement d’usage. Les archives départementales de la Savoie documentent les anciennes entreprises, les ouvrages militaires, les établissements thermaux et les aménagements ferroviaires.

La presse locale numérisée signale les fermetures d’hôtels, les projets de démolition, les reconversions d’usines et les changements d’affectation. La base Mérimée aide à retrouver les édifices patrimoniaux, notamment les châteaux, les fortifications et certains bâtiments liés au thermalisme.

Le cadastre permet enfin de relier une construction repérée sur une photographie aérienne à une parcelle, à une ancienne activité ou à un lieu-dit. Une toiture disparue, une cour vide, des fenêtres murées, une végétation qui gagne les accès et l’absence d’activité sur plusieurs années constituent des indices concordants d’un bâtiment délaissé.

Les urbex dans les grandes villes de la Savoie

Les urbex dans les autres départements d'Auvergne-Rhône-Alpes

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