Urbex à Juillan (65290)
À six kilomètres au sud-ouest de Tarbes, Juillan conserve les traces d’un bourg agricole devenu résidentiel. Entre le centre ancien, les buttes de Bellevue et du Turon, l’Echez, la Geüne et l’ancienne voie ferrée, le paysage juxtapose lavoirs, bâtiments ruraux, emprises ferroviaires et vestiges liés aux activités disparues.
Les cartes qui couvrent Juillan
-
Carte urbex des Hautes-Pyrénées
29 positions GPS
11,99 €
-
Carte urbex d'Occitanie
678 positions GPS
59,99 €
Explorer plus large : Hautes-Pyrénées Occitanie
Les meilleurs spots d’urbex à Juillan
L’ancienne gare de Juillan
Près de l’ancienne ligne Toulouse-Bayonne, la gare fermée rappelle le rôle ferroviaire qu’a joué la commune. Le site s’inscrit dans un paysage plat, entre les maisons du bourg et les secteurs pavillonnaires qui ont gagné Juillan au fil du temps. Les abords de la voie et les bâtiments liés à l’ancienne desserte forment un ensemble plus discret que spectaculaire.
Le repère ferroviaire reste intéressant pour lire l’évolution du village. La gare a accompagné une commune encore largement agricole, avant que la proximité de Tarbes ne transforme les anciens espaces ruraux en quartiers résidentiels.
Les anciens moulins et scieries de l’Echez et de la Geüne
Les cours de l’Echez et de la Geüne structuraient autrefois une partie de l’activité locale. En 1887, Juillan comptait quatre moulins et deux scieries. Leurs emprises se lisaient dans les points d’eau, les dérivations et les bâtiments de production installés au fil des rivières.
Les traces sont aujourd’hui plus difficiles à distinguer qu’une façade intacte. Le parcours des deux cours d’eau, les ponts et les secteurs où subsistent des maçonneries anciennes permettent néanmoins de retrouver cette ancienne géographie industrielle, très différente du tissu pavillonnaire actuel.
Les lavoirs oubliés du bourg
Juillan possède encore deux lavoirs construits avec des piliers de briques et des murs en galets roulés, notamment dans le secteur de la Mariguère et près du Juncassa. Deux autres ont disparu, l’un près du stade de football, l’autre sous la forme d’un petit lavoir autrefois installé à proximité.
Ces ouvrages donnent une lecture concrète de l’ancien fonctionnement du village. Les galets employés dans les murs rappellent le surnom local, « eths calhauassès », associé aux matériaux prélevés dans les prés et les cours d’eau.

Pourquoi Juillan possède autant de lieux oubliés
Juillan s’est développée sur un territoire longtemps dominé par l’agriculture. Les grands corps de ferme du centre, avec leurs portails imposants, témoignent de cette période. La commune s’est ensuite rapprochée de l’agglomération tarbaise, tandis que les activités liées à l’eau, au rail et aux petites installations de production perdaient leur place.
Le réseau hydrographique explique la présence ancienne des moulins, des scieries et des lavoirs. L’Echez et la Geüne fournissaient l’eau nécessaire au travail du bois, aux usages domestiques et à certaines activités artisanales. Lorsque ces fonctions ont disparu, les bâtiments ont été démolis, transformés ou absorbés par un paysage devenu résidentiel.
L’ancienne voie ferrée raconte une autre rupture. La gare reliait Juillan à un axe régional important, mais sa fermeture a laissé une emprise moins visible dans la commune. Plus au sud-ouest, l’aéroport et l’usine aéronautique ont créé la cité Morane, un quartier associé aux travailleurs de l’activité aérienne. Cette histoire industrielle appartient encore au paysage local, même si elle ne correspond pas à un site délaissé.
Où trouver des spots d’urbex à Juillan
Le centre ancien concentre les bâtiments ruraux, les murs en galets et les traces des anciens équipements communaux. Le secteur de la Mariguère et celui du Juncassa permettent de retrouver les lavoirs conservés, tandis que le stade rappelle l’emplacement de l’un des ouvrages disparus. Les abords de l’ancienne gare se lisent dans le prolongement de la voie ferrée fermée.
Pour suivre les anciennes activités liées à l’eau, il faut regarder du côté de l’Echez et de la Geüne. Les deux cours d’eau relient les secteurs où se trouvaient moulins, scieries et lavoirs. La cité Morane, dans le quartier du même nom, prolonge cette lecture avec son urbanisme lié à l’usine aéronautique devenue Socata, puis Daher.
Le territoire de Juillan se prolonge directement vers plusieurs communes limitrophes. L’emprise de l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées concerne Ossun, Louey et Azereix en plus de Juillan, ce qui relie ces quatre communes par un même paysage de pistes, de terrains ouverts et d’activités aéronautiques. Lanne appartient au même secteur géographique de l’aéroport et des plaines au sud-ouest de Tarbes.
À l’est, Odos et Laloubère prolongent la continuité urbaine de l’agglomération tarbaise, tandis que Horgues, Momères et Saint-Martin s’inscrivent dans le réseau de villages et de cours d’eau qui entourent Juillan. Ces liaisons permettent de distinguer les anciennes emprises agricoles et ferroviaires du tissu résidentiel plus récent.