Urbex d'Ille-et-Vilaine (35)
En Ille-et-Vilaine, l’exploration urbaine relie les friches de la couronne rennaise, les anciens ateliers de Fougères et les ouvrages militaires du littoral malouin. Le département rassemble aussi des fermes, des établissements scolaires et des demeures abandonnées dans le bocage, avec des architectures très différentes autour de Rennes, Saint-Malo, Vitré et Combourg.

-
Carte urbex d'Ille-et-Vilaine
93 positions GPS
16,99 €
Les meilleurs spots d’urbex d’Ille-et-Vilaine
Un ancien entrepôt industriel à Saint-Jacques-de-la-Lande
À Saint-Jacques-de-la-Lande, dans la périphérie immédiate de Rennes, un ancien entrepôt illustre l’urbex des zones d’activités rennaises. Les halles, les quais de chargement et les grands volumes éclairés par la lumière zénithale constituent les éléments encore visibles du site.
Son abandon s’inscrit dans le renouvellement des secteurs logistiques et industriels de la couronne rennaise. La présence de zones d’activité autour du bâtiment explique le contraste entre les espaces désertés et les entreprises toujours en fonctionnement à proximité.
Les anciennes défenses côtières entre Saint-Malo et la pointe du Grouin
Entre Saint-Malo et la pointe du Grouin, des batteries, des blockhaus et des corps de garde de plusieurs périodes ponctuent le littoral. Certains ouvrages militaires subsistent sous forme de murs, de casemates et de volumes partiellement enterrés face à la Manche.
Ces constructions appartiennent à des systèmes défensifs successifs. L’exposition aux embruns, l’érosion du littoral et la disparition de leur fonction militaire ont laissé plusieurs ouvrages sans usage courant.
D’anciens ateliers de chaussures à Fougères
À Fougères, d’anciens ateliers rappellent le rôle de la ville dans la fabrication de chaussures féminines. Les bâtiments industriels, les espaces de production et les dépendances témoignent d’une activité qui a marqué le début du XXe siècle.
Le déclin de l’industrie fougeraise à partir des années 1960 a vidé certains ateliers. Les volumes de fabrication, les façades d’usine et les structures annexes constituent les principaux vestiges de cette activité disparue.
Une ancienne exploitation agricole près de Fougères
Dans le secteur de Fougères, une ancienne exploitation agricole rassemble des bâtiments ruraux en pierre et des étables envahies par la végétation. Les toitures affaissées et les ouvertures gagnées par les plantes montrent l’évolution rapide de cet ensemble délaissé.
Ce type de ferme correspond au recul de certaines exploitations du bocage. Les bâtiments agricoles conservent une organisation lisible autour des étables, des dépendances et des espaces de stockage.
Un ancien collège près de Vitré
Près de Vitré, un ancien collège conserve des salles de classe alignées et de longs couloirs. Les peintures écaillées et les aménagements scolaires permettent encore d’identifier l’usage d’origine du bâtiment.
La fermeture d’établissements scolaires liée aux regroupements a laissé des bâtiments publics vacants dans plusieurs secteurs du département. L’ancienne distribution des classes et des circulations reste visible malgré l’abandon.
Un ancien hôtel près de Combourg
Dans les environs de Combourg, un ancien hôtel conserve une façade traditionnelle, un hall d’accueil et des salles de restauration. L’organisation intérieure rappelle l’activité touristique et hôtelière qui attirait les voyageurs dans la campagne bretonne.
Des équipements encore présents et un état de conservation relativement homogène distinguent cet ancien établissement des friches industrielles plus dégradées. Le site appartient au patrimoine hôtelier rural de l’est du département.

Pourquoi l’Ille-et-Vilaine possède autant de lieux oubliés
Le bassin de Rennes s’est développé rapidement, en repoussant les anciens entrepôts, ateliers et pavillons vers les marges de la métropole. Les projets de démolition, les changements d’usage et les reconversions de zones d’activité expliquent la présence de bâtiments vacants à Saint-Jacques-de-la-Lande et dans les communes proches.
À Fougères, la chaussure féminine a constitué une activité industrielle majeure au début du XXe siècle. Son recul à partir des années 1960 a entraîné la fermeture d’ateliers et a laissé des bâtiments de production sans fonction.
Le littoral malouin conserve une autre forme de patrimoine délaissé. Les armateurs de Saint-Malo ont fait construire des malouinières aux XVIIe et XVIIIe siècles, tandis que des batteries, des blockhaus et des corps de garde ont été édifiés à différentes périodes pour défendre la côte. La perte de leur usage résidentiel ou militaire explique la vacance de certains ensembles.
Dans le bocage, les successions prolongées peuvent maintenir des châteaux et des maisons de maître sans occupant. Les fermes ont également perdu leur fonction lorsque les exploitations ont été regroupées ou abandonnées, laissant des étables, des dépendances et des maisons rurales en dehors des nouveaux circuits agricoles.
Les anciens bâtiments scolaires forment une autre catégorie. Les regroupements d’établissements ont fermé certaines écoles et certains collèges, dont les couloirs, salles de classe et équipements restent parfois lisibles plusieurs années après la fermeture.
Où trouver des spots d’urbex d’Ille-et-Vilaine
Commencez par les secteurs où l’activité a changé. La couronne de Rennes, notamment autour de Saint-Jacques-de-la-Lande et de Cesson-Sévigné, concentre les entrepôts, les ateliers et les anciens bâtiments logistiques. Le secteur de Fougères correspond davantage aux friches liées à la chaussure et aux anciennes exploitations rurales.
Sur la côte, examinez le linéaire compris entre Saint-Malo et la pointe du Grouin pour repérer les batteries, les blockhaus et les corps de garde. Dans l’intérieur du département, les environs de Vitré et de Combourg regroupent plutôt les anciens bâtiments scolaires, les hôtels ruraux et les demeures liées au bocage.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution d’une parcelle, la disparition d’une toiture ou la transformation d’une cour d’usine. Les archives départementales documentent les fermetures d’entreprises, les écoles et les ouvrages publics, tandis que la presse locale numérisée signale les projets de démolition, les reconversions et les successions de propriétés.
La base Mérimée aide à identifier les édifices patrimoniaux, notamment les malouinières, les demeures anciennes et certains bâtiments militaires. Le cadastre permet de suivre les changements de parcelles, les dépendances agricoles et les anciens ensembles industriels, sans se limiter aux bâtiments visibles depuis une route.
Plusieurs indices signalent un bâtiment délaissé : fenêtres murées, végétation dans les gouttières, absence d’entretien des façades, volets maintenus fermés, toiture affaissée et accès condamné depuis longtemps. Dans une ancienne école, les alignements de salles et les préaux restent reconnaissables. Dans une friche industrielle, les quais, sheds, cheminées ou grandes portes de livraison révèlent l’activité d’origine.