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Urbex à Paris (75001)

Paris concentre des traces d’abandon très différentes sur un territoire resserré : rails de la Petite Ceinture au sud, ancien supermarché transformé par les graffeurs à la Porte de La Villette, carrières sous les arrondissements centraux et abri militaire sous la Gare de l’Est. Ces lieux racontent plusieurs évolutions urbaines distinctes.

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Les meilleurs spots d’urbex à Paris

La Petite Ceinture entre Alésia et Porte d’Orléans

Entre les stations Alésia et Porte d’Orléans, l’ancienne emprise ferroviaire conserve ses rails, une allée envahie par la végétation et un bâtiment dont la fonction d’origine n’est plus identifiable. Ce tronçon appartient à la Petite Ceinture, ligne circulaire qui entourait Paris.

La ligne à double voie a servi au transport de marchandises au XIXe siècle, puis aux voyageurs, avant sa fermeture en 1934 face à la concurrence des autres transports.

Le Mausolée à la Porte de La Villette

À proximité de la Porte de La Villette, dans le 19e arrondissement, un ancien supermarché installé place Auguste Baron a laissé une vaste structure commerciale près du périphérique. L’enseigne Casino avait conçu un espace d’environ 40 000 m², fermé en 2008 en raison notamment de son accès difficile.

Le bâtiment a ensuite été réinvesti par les artistes Lek et Sowat. Les salles ont accueilli anamorphoses, lettrages et peintures murales, donnant au site le nom de Le Mausolée.

Les catacombes non officielles

Sous plusieurs arrondissements de Paris, les anciennes carrières de pierre forment un réseau de galeries distinct des catacombes ouvertes au public. La pierre extraite de ces carrières a servi à construire une partie de la capitale.

Ces galeries souterraines, qui s’étendent sur plus de 125 kilomètres, comprennent des salles, des tunnels étroits et des secteurs couverts de graffitis. Leur abandon vient du déplacement progressif de l’exploitation de la pierre hors des zones urbaines.

Le bunker sous la Gare de l’Est

Sous la Gare de l’Est, un abri de 120 m² construit pendant la Seconde Guerre mondiale subsiste sous les espaces fréquentés par les voyageurs. Il servait à protéger le personnel et les usagers pendant les bombardements.

Le bunker appartient toujours à la SNCF et conserve un état intérieur particulièrement préservé par rapport aux friches ouvertes de la capitale.

Les stations fantômes du métro parisien

Le métro parisien conserve plusieurs espaces fermés au public, dont des quais jamais ouverts et des accès condamnés. La station Porte des Lilas a notamment servi de décor à des tournages, tandis qu’un accès d’une station toujours exploitée a été condamné en 1993.

Ces espaces proviennent de changements de tracé, de stations devenues inutiles ou d’aménagements restés inachevés. Ils appartiennent au réseau souterrain de la RATP, et non à une friche indépendante.

Vue aérienne de Paris

Pourquoi Paris possède autant de lieux oubliés

Paris superpose plusieurs réseaux construits à des périodes différentes : carrières sous les arrondissements, voies ferrées périphériques, galeries du métro et ouvrages militaires liés à la guerre. Leurs fonctions ont disparu sans que toutes les structures soient démolies.

La Petite Ceinture a perdu son trafic voyageurs en 1934, puis son rôle ferroviaire a été réduit par la concurrence du métro, des lignes de banlieue et du transport routier. Les rails et les bâtiments techniques sont restés sur une emprise continue autour de la ville.

Les carrières ont laissé un réseau souterrain parce que la construction parisienne a longtemps dépendu de la pierre extraite sous la capitale. Les catacombes résultent ensuite du transfert d’ossements dans les anciennes carrières au XVIIIe siècle.

Le Mausolée illustre une autre rupture : un supermarché d’environ 40 000 m² a fermé en 2008 après des difficultés d’accès, puis sa structure a été reprise par des artistes. Le bunker de la Gare de l’Est a conservé sa fonction historique après la fin des bombardements, mais son usage quotidien a disparu.

Les stations fantômes proviennent enfin de décisions propres à l’évolution du métro : changements de lignes, quais jamais mis en service et accès supprimés. Paris possède ainsi des lieux oubliés parce que ses infrastructures ont été réaffectées à des rythmes différents.

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Où trouver des spots d’urbex à Paris

Le sud de Paris concentre les traces ferroviaires de la Petite Ceinture, notamment entre Alésia et Porte d’Orléans. Le nord-est, autour de la Porte de La Villette et de la place Auguste Baron, correspond davantage aux grands volumes commerciaux et aux interventions de graffiti du Mausolée.

Les recherches souterraines se rattachent aux anciens secteurs de carrières et aux réseaux situés sous Paris. Les ouvrages liés au métro se repèrent autour des anciennes stations, des quais non ouverts et des accès supprimés, avec Porte des Lilas comme exemple documenté.

Pour suivre l’évolution d’une emprise ferroviaire, les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les rails, les bâtiments techniques et les transformations du quartier. Les Archives de Paris complètent cette recherche avec les plans, dossiers de voirie et documents liés aux anciennes infrastructures.

La presse locale numérisée permet de dater la fermeture d’un commerce ou d’un équipement, comme celle du supermarché de la place Auguste Baron en 2008. La base Mérimée sert à vérifier l’histoire et la protection éventuelle des bâtiments remarquables, tandis que le cadastre permet de suivre les changements de parcelles autour des anciennes emprises.

Sur le terrain, les rails conservés, les murs techniques sans activité visible, les accès murés et les volumes commerciaux vides signalent les anciennes fonctions de la Petite Ceinture, du métro ou des zones d’activité. Les verrières industrielles, les quais condamnés et les ouvrages enterrés distinguent respectivement les friches commerciales, les stations inutilisées et les infrastructures souterraines parisiennes.

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