Urbex à Doullens (80600)
À Doullens, les traces d’abandon se concentrent autour des anciens bâtiments scolaires, des fortifications et des demeures administratives. La ville garde aussi une forte empreinte industrielle et militaire, lisible dans ses murs, ses cours et ses volumes bâtis. Le paysage alterne faubourgs, vallées de l’Authie et anciennes emprises d’équipement.
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Les meilleurs spots d’urbex à Doullens
La friche Montalembert
Le site de Montalembert, dans le secteur de la route d’Amiens, formait un ancien établissement scolaire privé. Abandonnés en 2015, ses bâtiments occupaient environ 1,19 hectare, pour près de 5 000 m² de surfaces bâties. Les volumes scolaires, les parties anciennes et les dépendances composaient un ensemble dense, plus proche d’un ancien pensionnat que d’une simple maison vide.
Le devenir du site a été engagé par la collectivité et l’Établissement public foncier. Certains bâtiments devaient disparaître, tandis que la friche devait laisser place à un projet urbain. Montalembert reste donc un repère important de l’abandon contemporain à Doullens, mais son aspect évolue avec les travaux et les démolitions.
La citadelle et ses anciens espaces pénitentiaires
La citadelle de Doullens domine la ville avec ses remparts, ses talus et ses bâtiments de brique. Édifiée comme place forte, elle a ensuite servi de prison. Les traces les plus parlantes se trouvent dans les murs épais, les anciennes circulations et les espaces de détention, où la fonction militaire se lit encore dans la géométrie du site.
Ce n’est pas une friche délaissée au sens strict. La citadelle est aujourd’hui un lieu patrimonial ouvert à la visite, mais ses parties anciennes conservent cette atmosphère de forteresse oubliée, avec des cours encaissées, des portes massives et des remparts qui structurent tout le paysage doullennais.
L’ancienne sous préfecture et son hôtel particulier
Dans le centre ancien, l’ancienne sous préfecture occupe un hôtel particulier construit au XVIIIe siècle. La demeure comprenait une cour d’honneur, une basse cour, un jardin et des dépendances. Elle a accueilli les services de l’État jusqu’en 1927, avant de devenir propriété communale.
Le lieu tient davantage de la demeure administrative délaissée que du château abandonné. La façade, les dépendances et les éléments décoratifs, notamment l’oratoire, la figurine placée au dessus de la clé de voûte et l’horloge solaire, donnent au bâtiment une présence singulière dans le tissu ancien.
Les remparts et les franges fortifiées de la ville
Autour de la citadelle, les remparts forment une longue ligne de pierre et de terre qui coupe les quartiers. Les talus, les murs de soutènement et les ouvertures murées rappellent les transformations successives de la place forte. La végétation gagne certains angles et souligne les différences de niveau entre la ville basse et les ouvrages militaires.
Ces franges fortifiées ne forment pas un bâtiment abandonné unique. Elles constituent plutôt un ensemble de traces, avec des murs, des portes et des volumes défensifs qui se repèrent depuis les abords du centre et donnent à Doullens une silhouette très particulière.

Pourquoi Doullens possède autant de lieux oubliés
Doullens a longtemps concentré des fonctions administratives, militaires, scolaires et commerciales à l’échelle du nord de la Somme. Lorsque ces activités ont changé de site ou disparu, elles ont laissé derrière elles des bâtiments disproportionnés par rapport aux usages actuels. L’ancien établissement Montalembert illustre ce recul des grands équipements collectifs.
La citadelle explique une autre partie du paysage. Construite comme fortification, puis utilisée comme prison, elle a conservé des murs et des espaces conçus pour une ville stratégique. Les bâtiments administratifs du centre racontent, eux, l’époque où Doullens exerçait un rôle plus important dans l’organisation locale, avant la suppression de la sous préfecture en 1927.
La ville se lit donc par couches. Les briques rouges du centre, les talus de la citadelle, les anciennes dépendances et les bâtiments scolaires forment un patrimoine discontinu, parfois restauré, parfois transformé, parfois laissé en attente. Cette juxtaposition donne aux quartiers anciens leur aspect irrégulier, avec des façades entretenues à quelques mètres de volumes beaucoup plus marqués par le temps.
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Où trouver des spots d’urbex à Doullens
Les principaux repères se concentrent autour du centre ancien, de la citadelle et du secteur de la route d’Amiens. Le site Montalembert se rattache à la périphérie sud de la ville, tandis que l’ancienne sous préfecture se trouve dans le tissu historique. Les remparts permettent de relier visuellement ces différents ensembles, entre ville basse, relief fortifié et faubourgs.
La vallée de l’Authie ouvre ensuite le regard vers les communes voisines. Authieule se trouve dans le prolongement méridional de Doullens, le long des paysages de vallée et des axes qui relient la ville aux villages du sud. Gézaincourt, à l’est, appartient au même bassin de déplacements et conserve un environnement rural où les anciennes fermes et les bâtiments agricoles prolongent les traces bâties observées autour de Doullens.
Vers l’ouest, Hem Hardinval relie la ville aux plateaux et aux vallons de l’Authie. Plus au nord, Beauval se rattache à Doullens par les routes du nord amiénois et par un paysage marqué par les anciennes activités agricoles et artisanales. Ces communes ne constituent pas des quartiers doullennais, mais elles forment les marges immédiates du même territoire bâti et paysager.
Le château abandonné le plus souvent associé aux recherches sur la Somme ne correspond pas à un site identifié dans Doullens. Dans la ville, la demeure qui s’en approche le plus par son histoire est l’ancien hôtel particulier devenu sous préfecture, avec sa cour, ses dépendances et son jardin. Son intérêt tient à cette fonction administrative disparue, plutôt qu’à l’existence d’un château en ruine.
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