Urbex à Bordères-sur-l'Échez (65320)
À Bordères-sur-l’Échez, les traces urbaines se concentrent autour du château d’Urac, de l’ancien quartier de l’église et des activités industrielles apparues à la fin du XXe siècle. Entre vestiges religieux, bâtiments publics transformés et mémoire agricole, l’exploration locale repose surtout sur des lieux documentés plutôt que sur de grandes friches.
Les cartes qui couvrent Bordères-sur-l'Échez
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Les meilleurs spots d’urbex à Bordères-sur-l’Échez
Château d’Urac
Le château d’Urac, à la limite de Tarbes, occupe un site associé à une ancienne villa gallo-romaine. Les fouilles de 1968 ont révélé des mosaïques, des briques et des tuiles romaines. Le bâtiment actuel a été construit vers 1800 par Cyprien Lafitte, sur l’emplacement d’une motte féodale.
Vendu en 1939 à la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol, il a accueilli des orphelins de la Résistance en 1945, puis un aérium pour enfants de mineurs. Sa transformation en institut médico-pédagogique en 1961 a entraîné l’ajout de nouveaux bâtiments dans les années 1960.
L’emplacement de l’ancienne église Saint-Barthélémy
L’ancienne église Saint-Barthélémy se trouvait à quelques mètres de l’édifice actuel, dans le quartier de l’église. Les deux bâtiments ont coexisté pendant plusieurs années à la fin du XIXe siècle.
La nouvelle église Saint-Barthélémy a été achevée et inaugurée en 1905. L’ancienne a été démolie en 1912. Son tabernacle du XVIIIe siècle, son hôtel tombeau de style Louis XV et plusieurs éléments de mobilier ont été conservés dans l’édifice actuel.
L’ancienne bâtisse des Postes-Télégraphe-Téléphone
L’ancienne bâtisse des Postes-Télégraphe-Téléphone constitue une trace du passé administratif de Bordères-sur-l’Échez. Elle était encore documentée en 2020, dans le tissu ancien du bourg, parmi les constructions qui rappellent l’organisation rurale et postale de la commune.
L’ancien groupe scolaire du quartier de l’église
L’ancien groupe scolaire se trouve près de l’église Saint-Barthélémy et du monument aux morts inauguré en 1924. Le bâtiment n’est plus une école, car il a été transformé en maison des associations.
Ce lieu appartient donc aux traces de reconversion du patrimoine communal plutôt qu’aux friches abandonnées. Il permet toutefois de lire l’évolution du quartier scolaire de Bordères-sur-l’Échez.
La zone artisanale et industrielle
La zone artisanale et industrielle rassemble les traces de l’activité économique récente de Bordères-sur-l’Échez. L’entreprise Ceraver s’y est implantée en 1975-1976, avec d’autres petites entreprises.
Cette implantation a accompagné le renouvellement de la population à la fin du XXe siècle et la diminution progressive des activités agricoles. Les bâtiments de la zone doivent donc être distingués des fermes anciennes et des édifices réellement désaffectés.

Pourquoi Bordères-sur-l’Échez possède autant de lieux oubliés
Bordères-sur-l’Échez s’est d’abord développée autour des bordes, de petites granges qui ont donné son nom à la commune. Le cœur historique se situait près du château d’Urac et de la rivière de l’Échez, à l’écart du bourg actuel.
Le site possède aussi une histoire religieuse ancienne. Le comte de Bigorre a placé Bordères sous la protection des Templiers en 1148. Une commanderie fortifiée a ensuite été édifiée pour accueillir les croisés et les pèlerins. Après la suppression de l’ordre, ses biens sont passés aux Hospitaliers. La commanderie a disparu, à l’exception d’un pan de mur attribué à l’ancien ensemble et du bois du Commandeur, partagé avec Ibos.
La commune a changé de nom le 30 janvier 1897, en adoptant Bordères-sur-l’Échez pour la distinguer d’autres Bordères. La voie ferrée vers Mont-de-Marsan a également marqué le territoire, avec la découverte d’un trésor monétaire du IIIe siècle lors de travaux en 1865.
À la fin du XIXe siècle, la croissance démographique a rendu l’ancienne église trop petite. La construction de l’église Saint-Barthélémy, achevée en 1905, puis la démolition de l’ancien édifice en 1912, illustrent cette transformation du centre communal.
La baisse des activités agricoles s’est accompagnée de l’arrivée de Ceraver et de petites entreprises entre 1975 et 1976. Depuis les années 2000, les lotissements, l’école Arc-en-Ciel inaugurée en 2011 et la rocade ouest de Tarbes ouverte en 2013 ont encore modifié le paysage bâti.
Où trouver des spots d’urbex à Bordères-sur-l’Échez
Le secteur du château d’Urac, au sud-ouest du territoire communal et à la limite de Tarbes, concentre les traces les plus anciennes, avec le château, les vestiges de la villa gallo-romaine et les bâtiments ajoutés dans les années 1960.
Le quartier de l’église regroupe l’église Saint-Barthélémy, l’emplacement de l’ancien édifice, l’ancien groupe scolaire devenu maison des associations et le monument aux morts de 1924. L’ancienne bâtisse des Postes-Télégraphe-Téléphone se repère dans le tissu ancien du bourg.
Vers la zone artisanale et industrielle, les recherches portent sur les anciens bâtiments d’activité liés à Ceraver et aux petites entreprises implantées dans les années 1970. Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les parcelles agricoles, les extensions industrielles et les constructions apparues après la rocade de 2013.
Les archives départementales des Hautes-Pyrénées, la presse locale numérisée, le cadastre et la base Mérimée complètent cette recherche. Le cadastre aide à suivre les changements de parcelles, tandis que les archives éclairent les démolitions, les changements d’usage et les établissements disparus.
Le périmètre d’exploration déborde vers Ibos, où se prolonge le bois du Commandeur lié à l’ancienne commanderie de Bordères. Tarbes est directement reliée à la commune par la limite du château d’Urac et par la rocade ouest inaugurée en 2013. Oursbelille, Bazet, Pintac, Bours, Gayan, Lagarde, Aureilhan et Oroix forment les autres communes limitrophes à intégrer lors d’une recherche élargie autour de Bordères-sur-l’Échez.
Les requêtes consacrées aux événements à venir concernent le calendrier communal, alors que les lieux documentés ici relèvent du patrimoine ancien et des transformations urbaines. La recherche de lieux abandonnés en Meurthe-et-Moselle renvoie à un autre département que les Hautes-Pyrénées et ne correspond pas au territoire de Bordères-sur-l’Échez.