Urbex de la Charente-Maritime (17)
Entre l’arsenal maritime de Rochefort, les fortifications de La Rochelle et les cabanes ostréicoles de Marennes-Oléron, la Charente-Maritime rassemble des abandons très différents. Les hôpitaux de Saintes et de La Rochelle ajoutent une architecture institutionnelle aux villas balnéaires, chais et logis saintongeais délaissés dans l’arrière-pays.

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Carte urbex de la Charente-Maritime
58 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex de la Charente-Maritime
La base sous-marine de La Pallice
Construite à La Rochelle entre 1941 et 1943, la base sous-marine de La Pallice est une immense forteresse de béton édifiée pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses alvéoles, sa dalle massive et ses volumes portuaires forment l’un des ensembles militaires les plus imposants du département.
Le site se trouve dans un secteur portuaire où les activités contemporaines côtoient les ouvrages de guerre. Cette proximité explique le contraste entre l’infrastructure conservée et les parties délaissées de l’ancien dispositif naval.
L’ancien hôpital Saint-Louis à La Rochelle
L’ancien hôpital Saint-Louis de La Rochelle conserve des pavillons alignés, de longs couloirs, des escaliers monumentaux et des salles vidées de leur mobilier médical. L’ensemble appartient à l’histoire hospitalière de l’agglomération rochelaise.
Des projets de reconversion concernent le bâtiment, ce qui place cet ancien établissement dans une phase de transformation plutôt que dans un abandon définitif.
Le Fort de la Repentie
Le Fort de la Repentie, aux abords de La Rochelle, rassemble des casemates et des galeries militaires partiellement délaissées. La végétation s’est installée autour du béton et souligne la fonction défensive de l’ouvrage.
Ce fort appartient au patrimoine militaire littoral de la Charente-Maritime. Ses espaces souterrains et ses ouvertures illustrent la manière dont les anciennes installations de défense se transforment après la disparition de leur usage stratégique.
L’ancien hôpital de Saintes
L’ancien hôpital de Saintes est laissé à l’abandon depuis 2007. Ses volumes institutionnels comprennent de grandes circulations et des espaces hospitaliers qui ont parfois accueilli des interventions d’artistes locaux.
Les fresques improvisées ont modifié certaines salles sans effacer la structure médicale du bâtiment. Le site représente l’un des principaux ensembles hospitaliers délaissés de l’intérieur du département.
Les anciens abattoirs de La Rochelle
Les anciens abattoirs de La Rochelle appartiennent au patrimoine industriel urbain de la ville. Leurs halles carrelées, leurs rails de suspension et leurs vastes salles rappellent l’organisation d’une activité de transformation de la viande aujourd’hui disparue.
La taille des espaces et les équipements fixes conservés rendent lisible la fonction industrielle du site, même après le retrait de l’activité.
Les cabanes ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron
Le bassin de Marennes-Oléron conserve des cabanes ostréicoles et des bâtiments de marais liés à une activité qui a connu plusieurs crises depuis les années 1970. Certaines constructions ont perdu leur fonction d’exploitation et se dégradent dans les zones humides.
Le bois, les tôles, les anciens espaces de travail et la végétation des marais composent un bâti rural maritime distinct des friches industrielles de La Rochelle et des ouvrages militaires du littoral.

Pourquoi la Charente-Maritime possède autant de lieux oubliés
La diversité des bâtiments abandonnés vient d’abord de l’histoire navale de Rochefort. Fondé en 1666 comme arsenal royal, le site a construit des navires pendant plus de deux siècles. La fermeture de l’arsenal en 1927 a laissé des ateliers, des magasins et des infrastructures portuaires sans leur fonction initiale.
La Seconde Guerre mondiale a ajouté un important patrimoine militaire côtier. La base sous-marine de La Pallice, les forts et les batteries ont été intégrés au dispositif allemand. Les poches de La Rochelle et de Royan ne se sont rendues qu’en avril et mai 1945. Les bombardements de Royan en janvier et avril 1945 ont ensuite entraîné la reconstruction de la ville dans un style moderne, dont certains équipements sont aujourd’hui délaissés.
L’économie maritime a également produit un bâti spécifique. L’ostréiculture du bassin de Marennes-Oléron, les salines de l’île de Ré et les activités des marais ont laissé des cabanes et des bâtiments d’exploitation. Les crises successives de ces filières depuis les années 1970 expliquent la fermeture d’une partie de ces constructions.
Dans la Saintonge, les distilleries, les chais et les logis ruraux rappellent la production d’eaux-de-vie et de pineau. La diminution ou le déplacement de certaines activités a laissé des bâtiments agricoles et viticoles sans usage, tandis que les anciens hôpitaux et abattoirs témoignent de réorganisations urbaines.
Où trouver des spots d’urbex de la Charente-Maritime
Le secteur de La Rochelle concentre la base sous-marine de La Pallice, l’ancien hôpital Saint-Louis, le Fort de la Repentie et les anciens abattoirs. Le pays de Rochefort se repère par les traces de l’ancien arsenal et par les bâtiments liés à l’histoire navale. Le bassin de Marennes-Oléron rassemble les cabanes ostréicoles et les installations de marais.
Autour de Saintes, les recherches portent sur les anciens établissements de santé, les gares et les bâtiments ruraux de la Saintonge. Le pays de Jonzac et les coteaux saintongeais livrent plutôt des logis, des chais et des distilleries. Le secteur de Royan associe patrimoine balnéaire, équipements touristiques délaissés et traces de la reconstruction d’après-guerre.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise d’un bâtiment, d’une voie ferrée ou d’un marais avec son état actuel. Les archives départementales documentent l’arsenal de Rochefort, les établissements hospitaliers, les salines et les activités ostréicoles.
La presse locale numérisée signale les fermetures d’établissements, les bâtiments en péril et les projets de reconversion. La base Mérimée aide à identifier les forts, les ouvrages militaires, les logis et les bâtiments industriels protégés ou inventoriés. Le cadastre complète cette recherche en faisant apparaître les anciennes parcelles, les dépendances et les bâtiments disparus.
Sur les vues aériennes, une toiture percée, des ouvertures sans vitrage, une cour envahie par la végétation ou un chai isolé des bâtiments voisins signalent une possible perte d’usage. Dans les marais, les alignements de cabanes et les anciens accès aux chenaux révèlent les secteurs ostréicoles délaissés. Dans les villes, les volumes hospitaliers, les halles industrielles et les emprises ferroviaires permettent de retrouver les fonctions disparues.