Urbex à Aureilhan (65800)
À Aureilhan, l’exploration urbaine s’appuie surtout sur les traces de la tuilerie Oustau, ancienne industrie céramique liée à Tarbes. Les bâtiments industriels, la villa patronale et les ouvrages hydrauliques rappellent une commune passée de l’agriculture à une activité manufacturière régionale, avant la fermeture des fours en 1970.
Autour de Aureilhan : Boulin, Séméac, Sarrouilles, Orleix, Lizos, Bours, Tarbes, Oléac-Debat, Soues, Souyeaux, Sabalos, Bazet, Laloubère, Hourc, Chis, Laslades
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Les meilleurs spots d’urbex à Aureilhan
Tuilerie Oustau
Fondée en 1873 par Laurence Oustau, la tuilerie fabriquait des briques, des tuiles et des tuyaux en terre cuite. L’usine s’est ensuite diversifiée dans la céramique et employait plus de 200 ouvriers au début du XXe siècle.
Les bâtiments industriels de la fin du XIXe siècle conservent leurs décors de briques vernissées. Ils sont protégés au titre des Monuments historiques depuis 1994. La dernière cuisson de briques a eu lieu en avril 1970, après près d’un siècle d’activité à Aureilhan.
Les anciennes écuries Oustau
En 1911, Laurence Oustau a acquis un terrain à Aureilhan pour construire des écuries. Elles accueillaient les chevaux de trait utilisés pour transporter l’argile depuis les carrières jusqu’à la tuilerie.
Ces bâtiments appartiennent à l’ensemble industriel lié à Oustau. Leur fonction rappelle le transport hippomobile de la terre glaise avant la modernisation des équipements de l’usine.
La villa Oustau, devenue ECLA
Construite en 1912 par l’architecte Paul-Louis-Joseph Gély, la villa Oustau abritait la famille fondatrice de la tuilerie. Son décor Art nouveau utilise largement les productions céramiques de l’usine.
La commune d’Aureilhan est aujourd’hui propriétaire de la maison. Après rénovation, elle y a installé la bibliothèque, l’école de musique et un auditorium. Le bâtiment n’est donc pas un site abandonné, mais un repère essentiel pour comprendre le patrimoine industriel local.
La villa Bedaumine
La villa Bedaumine se trouve au 17 avenue Jean-Jaurès, presque en face de la villa Oustau. Elle a été construite en 1900 par le marbrier aureilhanais M. Bedaumine.
En 1899, Bedaumine avait participé à la démolition du château comtal de Tarbes. Il a réutilisé certaines pierres de l’ancien château pour édifier sa villa à Aureilhan. Cette maison forme, avec la villa Oustau, un ensemble de demeures liées aux activités industrielles et artisanales de la commune.
L’ancien moulin d’Aureilhan
L’ancien moulin se trouve près de l’église et du monument aux morts, sur le canal du Moulin. Il témoigne de l’utilisation des canaux qui irriguent Aureilhan, notamment le canal du Moulin et le canal de l’Alaric.
Le moulin n’est pas présenté comme une friche industrielle abandonnée. Il constitue toutefois un vestige hydraulique distinct de la tuilerie, dans une commune où les activités agricoles ont longtemps dominé.

Pourquoi Aureilhan possède autant de lieux oubliés
Aureilhan a longtemps vécu de l’agriculture. En 1866, la commune comptait encore 95 exploitations agricoles, avec 125 salariés et journaliers. La fabrication artisanale des bérets formait une autre spécialité locale, au point de donner aux habitants le surnom de « bérétès ».
La création de la tuilerie Oustau en 1873 a changé l’échelle économique de la commune. L’entreprise exploitait l’argile locale, produisait des matériaux pour un marché régional, national et international, puis fournissait notamment les constructions de Tarbes.
La production a évolué après la Seconde Guerre mondiale. L’usine s’est concentrée sur les briques et les tuiles, tandis que ses fours ont été équipés au gaz naturel de Lacq en 1957. La dernière cuisson d’avril 1970 a mis fin à l’activité céramique, laissant des bâtiments industriels et des dépendances liés à l’ancienne chaîne de production.
Le patrimoine subsistant ne correspond donc pas uniquement à des bâtiments désertés. La villa Oustau est devenue l’Espace Culture et Loisirs d’Aureilhan, tandis que les bâtiments de la tuilerie ont été protégés en 1994. Cette reconversion explique pourquoi Aureilhan offre surtout des traces industrielles documentées plutôt qu’un grand nombre de friches accessibles.
Où trouver des spots d’urbex à Aureilhan
Commencez par le secteur de l’avenue Jean-Jaurès, où se trouvent la villa Oustau et la villa Bedaumine. Le site de la tuilerie forme le principal ensemble industriel identifié à Aureilhan. Les décors de briques vernissées et les bâtiments de la fin du XIXe siècle permettent de distinguer l’ancienne usine des constructions résidentielles voisines.
Le secteur de l’église permet de repérer l’ancien moulin installé sur le canal du Moulin, ainsi que plusieurs éléments de petit patrimoine. Une bascule publique ancienne, un métier à ferrer les animaux et un lavoir subsistent dans les rues voisines.
Le Caminadour suit l’Adour sur environ douze kilomètres entre Soues et Bazet. Sa portion aureilhanaise relie les paysages de rivière aux secteurs urbains de l’agglomération tarbaise. À Tarbes, l’Arsenal a laissé des halles, des ateliers et des bâtiments techniques issus du développement industriel commencé dans les années 1870.
Séméac est une commune limitrophe d’Aureilhan dans la continuité urbaine de Tarbes. Elle sert de repère géographique pour les recherches autour des quartiers et zones d’activité de l’est tarbais, mais aucun lieu abandonné précis de Séméac n’est documenté dans les éléments disponibles ici.
Pour dater un bâtiment repéré sur place, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre actuel. Les archives départementales des Hautes-Pyrénées peuvent compléter l’enquête sur les entreprises, les carrières d’argile et les anciennes parcelles industrielles. La presse locale numérisée renseigne les fermetures et les reconversions, tandis que la base Mérimée permet de vérifier le statut patrimonial de la tuilerie et de la villa Oustau.