Urbex à Joigny (89300)
À Joigny, l’urbex prend surtout la forme d’un patrimoine rural délaissé, avec une ancienne exploitation agricole signalée dans les environs de la ville. Ce décor s’inscrit dans une histoire icaunaise marquée par le bois, la rivière, le rail, la pierre et les bâtiments viticoles laissés sans usage.
Autour de Joigny : Looze, Saint-Aubin-sur-Yonne, Villevallier, Brion, Villecien, Laroche-Saint-Cydroine, Paroy-sur-Tholon, Chamvres, Cézy, Armeau, Champlay, Dixmont, Bussy-en-Othe, Épineau-les-Voves, Charmoy, Béon
Les cartes qui couvrent Joigny
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Carte urbex de l'Yonne
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Carte urbex de Bourgogne-Franche-Comté
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Les meilleurs spots d’urbex à Joigny
Une ancienne exploitation rurale vers Joigny
Cette ancienne ferme située vers Joigny conserve un corps de ferme en pierre, des étables et une grange partiellement affaissée. Les murs fissurés, l’humidité et la végétation témoignent d’un abandon avancé.
Le site rappelle l’ancien rôle agricole des petites exploitations icaunaises. La disparition de l’activité a laissé des bâtiments fonctionnels sans usage, tandis que les structures agricoles se sont progressivement dégradées.

Pourquoi Joigny possède autant de lieux oubliés
Le secteur de Joigny appartient à un département où le bois et la rivière ont longtemps structuré l’économie. Pendant plus de trois siècles, le flottage acheminait les bûches du Morvan vers Paris. Cette activité s’est éteinte au début du XXe siècle, laissant des ports, des écluses et des bâtiments de bord d’eau sans fonction.
Le rail a ensuite marqué le nord de l’Yonne. Le complexe ferroviaire de Laroche-Migennes, avec ses installations de triage et ses dépôts, a fait vivre toute une ville. La baisse des activités ferroviaires a laissé des bâtiments techniques, des logements de fonction et des équipements déclassés dans le secteur.
La viticulture a également produit des chais, des ateliers et des bâtiments agricoles. Le phylloxéra, qui a ravagé le vignoble de Chablis à la fin du XIXe siècle, a interrompu durablement une partie de cette activité et contribué à la vacance de certains bâtiments viticoles.
Dans le reste de l’Yonne, l’extraction de la pierre dans le Tonnerrois et l’Avallonnais a laissé des carrières et des galeries souterraines. Les ferriers de la Puisaye conservent, eux, des scories et les traces d’une ancienne métallurgie.
Où trouver des spots d’urbex à Joigny
À Joigny, commencez par distinguer les espaces agricoles, les bâtiments de bord d’eau et les secteurs liés aux anciens itinéraires ferroviaires. Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des fermes, des ateliers et des installations disparues avec les vues actuelles.
Les archives départementales de l’Yonne, la presse locale numérisée et le cadastre servent à retrouver une ancienne activité, une raison sociale ou la date de fermeture d’un bâtiment. La base Mérimée complète ces recherches pour les édifices patrimoniaux, notamment les demeures, les bâtiments religieux et les ensembles agricoles documentés.
Le voisinage immédiat élargit le repérage : Looze, Saint-Aubin-sur-Yonne et Villecien sont des communes limitrophes de Joigny. Villevallier, Brion, Laroche-Saint-Cydroine, Paroy-sur-Tholon, Chamvres, Cézy et Armeau forment également le périmètre communal proche à examiner dans les recherches cadastrales et aériennes.
Sur les vues aériennes, une toiture effondrée, des bâtiments sans vitrage, une cour envahie par la végétation ou une emprise agricole séparée des parcelles exploitées signalent un ancien usage. Les plans cadastraux et les photographies anciennes permettent ensuite de vérifier s’il s’agissait d’une ferme, d’un atelier, d’un chai ou d’un équipement lié à la rivière.