Urbex des Hauts-de-Seine (92)
Dans les Hauts-de-Seine, les traces d’abandon se concentrent entre les quais industriels de la Seine, les anciennes emprises ferroviaires et les demeures des coteaux. À Nanterre, Boulogne-Billancourt, Colombes ou Clamart, des hôpitaux, gares, écoles, usines et équipements de loisirs rappellent les mutations rapides d’un département créé en 1968.

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Les meilleurs spots d’urbex des Hauts-de-Seine
Le château Rothschild à Boulogne-Billancourt
Le château Rothschild, construit au XIXe siècle à Boulogne-Billancourt, appartient au patrimoine aristocratique des Hauts-de-Seine. Ses façades dégradées, son architecture historique et son parc en font l’un des sites abandonnés les plus connus autour de Paris.
Le domaine conserve l’empreinte d’une grande propriété privée installée aux portes de la capitale. Son état et son environnement ont évolué avec les projets de restauration et les transformations urbaines de Boulogne-Billancourt.
Un ancien hôpital vers Nanterre
L’ancien établissement hospitalier situé vers Nanterre a été construit au début du XXe siècle. Il a joué un rôle important pour la région avant de fermer ses portes dans les années 1990.
Les bâtiments comprennent des espaces de soins, des dortoirs et de longs couloirs caractéristiques des établissements médicaux de cette période. Certaines parties restent conservées, tandis que d’autres témoignent du retrait progressif des activités hospitalières.
Une gare désaffectée proche de Colombes
Une ancienne halte ferroviaire située en périphérie de Colombes rappelle les déplacements quotidiens liés aux anciennes lignes locales. Le petit bâtiment en pierre conserve des éléments de signalétique et des traces de son usage ferroviaire.
Les fissures et la dégradation intermédiaire du bâtiment illustrent la disparition d’une fonction de transport secondaire dans un secteur désormais intégré à l’agglomération dense des Hauts-de-Seine.
Une école abandonnée vers Asnières-sur-Seine
Une ancienne école située vers Asnières-sur-Seine conserve des salles de classe, des couloirs et des volumes scolaires reconnaissables. La fermeture de l’établissement a laissé un ensemble dont certaines structures restent visibles.
Les pièces vides et les éléments de façade rappellent l’organisation des équipements publics de quartier avant leur remplacement ou leur regroupement dans de nouveaux bâtiments.
La piscine Blue près de Clamart
La piscine Blue, ancien complexe sportif situé près de Clamart, accueillait autrefois les activités de baignade et de loisirs. Le site conserve un grand bassin, des vestiaires et des locaux techniques.
Les fissures, les carreaux manquants et les dégradations des structures montrent l’arrêt d’un équipement collectif autrefois fréquenté. Le bassin constitue l’élément architectural le plus identifiable du complexe.
Les anciennes usines des bords de Seine
Les quais de la Seine, de Boulogne-Billancourt à Asnières-sur-Seine, ont accueilli pendant plus d’un siècle des ateliers, des garages, des entrepôts et des bâtiments industriels. Les volumes vides, les murs de briques, les verrières et les cours végétalisées matérialisent cette ancienne activité.
Ces emprises changent rapidement sous l’effet des opérations immobilières. Les vestiges industriels apparaissent donc souvent dans des secteurs où les bâtiments anciens côtoient des chantiers et des constructions récentes.
Les traces ferroviaires de Suresnes
Suresnes conserve des traces d’anciennes infrastructures ferroviaires, notamment des tunnels, des locaux techniques et des emprises liées aux anciennes lignes. Ces ouvrages témoignent du rôle des transports dans l’urbanisation des coteaux et des vallées du département.
Les installations ferroviaires abandonnées ne forment pas un ensemble unique, mais un réseau de bâtiments et d’ouvrages répartis autour des anciennes emprises de circulation.

Pourquoi les Hauts-de-Seine possèdent autant de lieux oubliés
Le département des Hauts-de-Seine a été créé en 1968, mais son patrimoine délaissé remonte à la fin du XIXe siècle. Les communes bordant la Seine accueillaient alors des ateliers, des dépôts, des imprimeries, des usines automobiles, des entrepôts portuaires et des infrastructures ferroviaires.
Boulogne-Billancourt s’est développée autour de l’industrie automobile et du cinéma. Gennevilliers a concentré des activités portuaires et logistiques. Asnières-sur-Seine et Colombes ont conservé des traces d’ateliers et de lignes ferrées.
Les coteaux de Meudon, Clamart et Suresnes présentent une autre forme de patrimoine délaissé, composée de villas, de carrières, d’ouvrages techniques et de tunnels. L’arrêt des activités industrielles, la fermeture d’équipements publics et la pression foncière ont transformé ces bâtiments en friches temporaires ou en sites promis à la reconversion.
La proximité de La Défense, de Paris et des grands axes de transport accélère ces changements. Un bâtiment condamné peut ainsi se trouver à quelques minutes d’un quartier d’affaires ou d’un programme immobilier neuf.
Où trouver des spots d’urbex des Hauts-de-Seine
Les anciennes activités industrielles se repèrent surtout le long de la Seine, entre Boulogne-Billancourt, Asnières-sur-Seine et Gennevilliers. Les quais, les entrepôts, les garages et les ateliers y forment les principaux marqueurs du passé industriel.
Les secteurs de Colombes, Suresnes et Nanterre concentrent davantage de traces ferroviaires, avec des gares secondaires, des tunnels, des locaux techniques et d’anciennes emprises de lignes.
Meudon, Clamart et Saint-Cloud se distinguent par les demeures anciennes, les propriétés boisées, les carrières et les ouvrages techniques. Les équipements publics fermés, comme les écoles et les complexes sportifs, complètent ce paysage urbain.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des parcelles, des voies ferrées et des zones industrielles. Les archives départementales documentent les établissements, les plans et les anciennes activités. La presse locale numérisée signale les fermetures, les transferts et les projets de démolition.
La base Mérimée aide à identifier les bâtiments patrimoniaux, tandis que le cadastre permet de suivre les changements de parcelles et les emprises disparues. Sur le terrain, les vitrages murés, les enseignes effacées, les palissades anciennes, les permis de démolir et la végétation dans les cours signalent souvent une période de transition.