Urbex à Alès (30100)
À Alès, l’exploration urbaine se concentre autour de l’ancien bassin houiller. L’hôpital Rochebelle, les vestiges ferroviaires et les carreaux miniers rappellent une ville façonnée par le charbon, tandis que les communes voisines prolongent ce paysage industriel vers Salindres et La Grand-Combe.
Autour de Alès : Saint-Privat-des-Vieux, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Saint-Martin-de-Valgalgues, Saint-Jean-du-Pin, Saint-Christol-lez-Alès, Cendras, Méjannes-lès-Alès, Mons, Salindres, Bagard, Saint-Julien-les-Rosiers, Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, Deaux, Monteils, Servas, Vézénobres
Les cartes qui couvrent Alès
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Carte urbex du Gard
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Carte urbex d'Occitanie
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Les meilleurs spots d’urbex à Alès
Ancien hôpital Rochebelle
L’ancien hôpital Rochebelle se trouve dans le quartier de Rochebelle, au nord-ouest d’Alès. Le secteur s’est développé avec l’exploitation du charbon. L’ensemble conserve des couloirs, des chambres et des volumes hospitaliers associés à cet ancien établissement de santé.
Son abandon s’inscrit dans la transformation d’un quartier construit autour des activités minières. Les bâtiments hospitaliers forment aujourd’hui un repère urbain distinct dans le paysage de Rochebelle.
Les carreaux miniers d’Alès
Les anciens carreaux miniers d’Alès regroupent des bâtiments techniques liés à l’extraction du charbon. Le bassin conserve aussi des emprises ferroviaires et des terrils désormais reboisés.
La mine témoin d’Alès maintient la mémoire de cette activité. Les installations minières dispersées autour de la ville permettent de relier les bâtiments techniques, les voies ferrées et les reliefs artificiels laissés par l’exploitation.
Les vestiges de l’ancienne gare SNCF
Les vestiges de l’ancienne gare SNCF d’Alès appartiennent au patrimoine ferroviaire de la ville. Ils témoignent du rôle des voies ferrées dans le fonctionnement du bassin minier et dans l’évacuation des productions industrielles.
Les éléments conservés s’insèrent dans un secteur urbain marqué par les anciennes circulations ferroviaires. Leur intérêt tient au contraste entre l’infrastructure de transport et la disparition progressive des activités auxquelles elle était liée.
Une ancienne usine textile à Alès
Une ancienne usine textile abandonnée subsiste dans le secteur alésien. Ses murs industriels rappellent la présence d’activités textiles dans le Gard, à côté de l’économie charbonnière.
Le bâtiment appartient à un patrimoine de production différent des carreaux miniers. Ses volumes d’usine et ses surfaces délaissées illustrent la diversité des friches présentes autour d’Alès.

Pourquoi Alès possède autant de lieux oubliés
Le développement d’Alès repose largement sur le bassin houiller. L’exploitation intensive du charbon commence au XIXe siècle et fait vivre des dizaines de milliers de familles dans le bassin d’Alès et de La Grand-Combe.
La fermeture progressive des mines s’achève dans les années 1980. Les carreaux, les bâtiments techniques, les voies ferrées et les terrils perdent alors leur fonction industrielle, ce qui explique la présence d’emprises abandonnées ou reconverties.
La métallurgie complète cette histoire industrielle. À Salindres, une usine d’aluminium est installée dès 1855, faisant de cette commune voisine un autre repère industriel du bassin alésien.
Le textile constitue un second héritage économique. Les filatures et les ateliers de soie des vallées cévenoles déclinent après l’épidémie qui frappe les vers à soie au milieu du XIXe siècle, puis sous l’effet de la concurrence des fibres artificielles.
À Alès, ces changements ont laissé des bâtiments hospitaliers, textiles, miniers et ferroviaires. Les usages successifs expliquent la coexistence de friches de production, d’équipements collectifs délaissés et de traces d’infrastructures.
Où trouver des spots d’urbex à Alès
Le secteur de Rochebelle concentre les repères liés à l’ancien quartier minier et à l’hôpital. Les recherches sur les carreaux, les terrils et les emprises ferroviaires se prolongent ensuite dans le bassin industriel autour d’Alès.
Saint-Privat-des-Vieux, Saint-Martin-de-Valgalgues et Cendras sont des communes limitrophes d’Alès. Elles forment le premier périmètre à examiner lorsque l’on suit les continuités urbaines et industrielles du bassin alésien.
Saint-Hilaire-de-Brethmas et Saint-Christol-lez-Alès bordent également la ville. Leur proximité élargit le repérage aux secteurs périphériques qui ne portent pas toujours le nom d’Alès dans les archives ou les annonces de fermeture.
Salindres se distingue par son ancienne activité métallurgique et par l’usine d’aluminium créée en 1855. La Grand-Combe, plus au nord, prolonge le même paysage houiller avec ses anciens carreaux, ses bâtiments techniques et ses emprises ferroviaires.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les emprises industrielles avant et après la fermeture des sites. Les archives départementales du Gard documentent les établissements, les plans et les transformations du bassin minier.
La presse locale numérisée aide à retrouver les fermetures d’usines, les changements d’usage et les bâtiments déclarés délaissés. La base Mérimée complète cette recherche pour le patrimoine industriel et minier, tandis que le cadastre permet de suivre l’évolution des parcelles.
Sur les vues aériennes, les toitures disparues, les grands bâtiments sans activité visible, les quais vides et les anciennes voies ferrées constituent des indices vérifiables. À Alès, ces signaux prennent leur sens lorsqu’ils sont rapprochés de l’histoire du charbon, du textile et de la métallurgie locale.