Urbex à Biguglia (20620)
À Biguglia, l’exploration urbaine s’appuie surtout sur des vestiges médiévaux, des traces de la voie romaine et les anciennes activités liées à l’étang de Chiurlino. Le vieux village conserve les assises du château, les ruines de Sant’Andrea et des éléments d’un passé où la commune commandait la plaine, le Nebbio et le littoral.
Autour de Biguglia : Borgo, Furiani, Rutali, Olmeta-di-Tuda, Bastia, Poggio-d'Oletta, Lucciana, Oletta, Vallecalle, Vignale, Barbaggio, Murato, Scolca, Volpajola, Ville-di-Pietrabugno, Vescovato
Les cartes qui couvrent Biguglia
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Les meilleurs spots d’urbex à Biguglia
Les assises du château de Biguglia
Les assises du château se trouvent dans le vieux village de Biguglia. Elles appartiennent à l’ancien castrum qui servait de refuge aux populations et de centre de pouvoir à la famille des Bagnaia. Le site fut démantelé en 1489, après le choix de Bastia par Gênes comme centre de gouvernement.
Les ruines visibles ne correspondent donc pas à un bâtiment moderne abandonné, mais aux restes d’un habitat fortifié médiéval. Elles forment le principal repère historique pour comprendre la partie ancienne de la commune.
Les ruines de l’église Sant’Andrea
Les ruines de la première église Sant’Andrea se trouvent dans le vieux Biguglia, à proximité des vestiges du château. L’édifice appartenait au noyau religieux du castrum, qui réunissait aussi les fonctions de refuge et de marché.
Les éléments conservés s’intègrent aujourd’hui dans un ensemble de ruines et de constructions plus récentes. Leur présence distingue ce secteur du bâti résidentiel développé dans la plaine.
Les fragments de la voie romaine Mariana-Nebbio
Des morceaux de la voie romaine reliant Mariana au Nebbio subsistent sur le territoire de Biguglia. Cet ancien axe traversait l’espace compris entre la plaine orientale et les territoires de l’intérieur.
Ces fragments ne forment pas une friche bâtie, mais ils constituent un vestige directement lié à l’occupation ancienne de la commune. Leur emplacement aide à replacer le vieux village dans les circulations qui reliaient la cité de Mariana aux routes du Nebbio.
Les anciennes pêcheries de l’étang de Chiurlino
L’étang de Chiurlino, aujourd’hui appelé étang de Biguglia, a accueilli des pêcheries réputées jusque dans toute l’Italie. Ces activités assuraient une partie du ravitaillement de Bastia et participaient au développement économique de la commune.
Les traces liées aux anciennes pêcheries appartiennent davantage au patrimoine lacustre qu’à l’urbex industriel. Elles permettent toutefois d’identifier un autre type de lieu délaissé ou transformé autour de Biguglia, distinct des ruines du vieux village.

Pourquoi Biguglia possède autant de lieux oubliés
Biguglia a occupé une position politique majeure au Moyen Âge. Arrigo della Rocca s’y fit proclamer comte en 1376, puis Vincentello d’Istria en fit le siège de son pouvoir entre 1407 et 1432. La commune contrôlait alors un territoire allant de la vallée du Golo au Cap Corse.
Le pouvoir local reposait sur le castrum, l’église Sant’Andrea, le port et l’étang. La puissante famille des Bagnaia y avait établi son fief, tandis que le couvent et l’hôpital de Saint-François attiraient les familles les plus riches.
Le basculement vers Bastia a réduit le rôle politique de Biguglia. Après le démantèlement du château en 1489, le vieux centre a conservé ses ruines tandis que la mise en valeur de la plaine et les pêcheries de l’étang ont maintenu une activité économique locale.
À l’époque moderne, les familles enrichies par l’agriculture et la pêche ont construit de grandes maisons au centre de leurs domaines. La transformation urbaine ultérieure a laissé des structures agricoles, industrielles et lacustres moins utilisées, tandis que les ruines médiévales sont restées intégrées au tissu ancien.
Où trouver des spots d’urbex à Biguglia
Commencez par le vieux village de Biguglia pour repérer les assises du château, les ruines de Sant’Andrea et les éléments d’architecture ancienne réemployés dans des bâtiments plus récents. Les secteurs proches de l’étang de Chiurlino orientent plutôt les recherches vers les anciennes activités de pêche et les aménagements de la plaine.
La limite avec Borgo prolonge la plaine où se sont développées les activités agricoles et les transformations urbaines de l’agglomération bastiaise. Vers Furiani et Bastia, la continuité des axes de circulation explique la présence d’un bâti plus récent et de secteurs d’activités, à distinguer des vestiges du vieux Biguglia.
Du côté de Lucciana, la recherche historique rejoint le secteur de Mariana, ancienne cité reliée au Nebbio par la voie dont des fragments subsistent à Biguglia. Les communes d’Oletta et de Vallecalle se situent sur le prolongement des itinéraires vers le Nebbio, tandis que Rutali et Olmeta-di-Tuda correspondent aux routes quittant la plaine pour l’intérieur.
Pour documenter un bâtiment ou une ruine, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les vues actuelles. Les archives départementales de la Haute-Corse, la presse locale numérisée et le cadastre permettent de retrouver une ancienne ferme, une activité de pêche ou un changement de propriétaire. La base Mérimée aide à vérifier les édifices patrimoniaux du vieux village, notamment les éléments liés au castrum et aux édifices religieux.
Sur place, une toiture disparue, une maçonnerie envahie par la végétation, des ouvertures murées ou des bassins liés à l’eau signalent une ancienne fonction plutôt qu’un simple bâtiment vacant. À Biguglia, la présence simultanée de ruines médiévales, de traces routières antiques et d’aménagements autour de l’étang permet de distinguer les périodes d’abandon.