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Urbex de Nouvelle-Aquitaine

La Nouvelle-Aquitaine rassemble des vestiges très différents : ouvrages militaires de La Rochelle, villages désertés de Corrèze, châteaux de la Vienne et de la Charente, friches portuaires de Gironde, sanatoriums et anciennes industries. Cette diversité permet de passer d’un patrimoine rural isolé aux grands paysages industriels de Bordeaux, Limoges ou La Pallice.

Les meilleurs spots d’urbex de Nouvelle-Aquitaine

La base sous-marine de La Pallice

La base sous-marine de La Pallice se trouve à La Rochelle, en Charente-Maritime. Cet ouvrage militaire appartient au paysage portuaire de la ville et constitue l’un des ensembles abandonnés les plus marquants du littoral régional.

Ses volumes en béton et ses installations liées à l’activité navale rappellent la fonction stratégique du port de La Pallice.

Le village abandonné de Clédat

Le village abandonné de Clédat se situe en Corrèze. Il ne s’agit pas d’un bâtiment isolé, mais d’un ancien ensemble rural composé de maisons et de constructions liées à la vie du village.

La disparition de l’occupation permanente a laissé un site où l’habitat rural, les dépendances et les chemins anciens forment un décor distinct des friches urbaines de Bordeaux ou de Limoges.

Château de la Mercerie

Le Château de la Mercerie se trouve en Charente. Cette demeure appartient à la famille des châteaux délaissés qui attirent les recherches d’urbex dans l’ancienne région angoumoisine.

Le bâtiment et ses dépendances témoignent d’un projet résidentiel monumental resté associé à un domaine rural.

Château de Fayolle

Le Château de Fayolle se trouve en Dordogne. Son implantation dans un département marqué par les domaines ruraux et les demeures anciennes en fait un exemple représentatif des châteaux abandonnés recherchés autour de Périgueux et des vallées du Périgord.

Le château constitue le cœur du site, avec les dépendances qui prolongent l’organisation agricole et résidentielle du domaine.

Les friches industrielles de Bordeaux Métropole

Les friches industrielles de Bordeaux Métropole se concentrent dans les secteurs où l’activité productive et logistique a reculé. Elles complètent les anciens entrepôts portuaires de Bassens, les ateliers et hangars de Bègles et les emprises industrielles de Floirac.

Les bâtiments conservés comprennent des hangars, des ateliers, des entrepôts et des emprises liées aux échanges portuaires ou à la production.

Les anciennes mines d’uranium de La Crouzille

Les anciennes mines d’uranium de La Crouzille, en Haute-Vienne, rappellent l’exploitation minière qui a marqué le nord du département. Le site associe des vestiges d’extraction et des installations industrielles liées au traitement du minerai.

Ces anciennes emprises minières se distinguent des châteaux et des sanatoriums par leurs bâtiments techniques, leurs zones de stockage et leur implantation dans un paysage rural.

Château de la Mothe-Chandeniers

Le Château de la Mothe-Chandeniers se trouve dans la Vienne. Cette forteresse appartient aux sites patrimoniaux délaissés qui ont contribué à la réputation des recherches de châteaux abandonnés en Nouvelle-Aquitaine.

Ses parties ruinées, ses murs et sa végétation intégrée aux volumes bâtis composent un ensemble différent des demeures rurales de Charente ou de Dordogne.

Château monumental inachevé, dont les décors de pierre et les ailes ouvertes se dégradent dans un parc humide.

Pourquoi la Nouvelle-Aquitaine possède autant de lieux oubliés

La diversité des lieux abandonnés suit les anciennes activités économiques de la région. La Charente conserve des traces de papeteries dans la vallée de la Charente et à Ruelle-sur-Touvre, tandis que les chais et dépendances situés entre Cognac et Jarnac rappellent le poids de la production et du stockage des eaux-de-vie.

La Gironde concentre les vestiges liés au port, aux entrepôts et aux ateliers autour de Bordeaux, Bassens, Bègles et Floirac. Les domaines viticoles du Libournais ajoutent à ce paysage les bâtiments agricoles et résidentiels liés à la viticulture.

La fermeture d’activités industrielles explique aussi la présence des friches de porcelaine autour de Limoges, des anciennes mégisseries et papeteries de Saint-Junien, ainsi que des anciennes mines d’uranium de La Crouzille. Dans les Landes, les bâtiments liés au pétrole de Parentis-en-Born et les anciens établissements thermaux de Dax et Saint-Paul-lès-Dax correspondent à d’autres cycles économiques.

Le littoral a également produit des bâtiments aujourd’hui délaissés. Les cabanes ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron, les anciens équipements saisonniers de Mimizan, les villas de loisirs de Soorts-Hossegor et les blockhaus du littoral girondin appartiennent à des paysages côtiers très différents.

Où trouver des spots d’urbex de Nouvelle-Aquitaine

Les secteurs portuaires de La Rochelle, Bordeaux Métropole et Bassens concentrent les bases, entrepôts, ateliers et installations industrielles. À La Pallice, la base sous-marine forme un repère majeur, tandis que les anciens abattoirs de La Rochelle et les emprises de Bègles complètent le patrimoine productif.

Les zones rurales de Corrèze, de Creuse, de Dordogne et de Vienne regroupent surtout des châteaux, des fermes, des gares et des villages dépeuplés. Clédat, les abords de Guéret, l’ancienne gare de Castelnaud-Fayrac et les châteaux de la Mothe-Chandeniers ou de Fougeret illustrent cette répartition.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des emprises industrielles de Bordeaux, des anciennes mines de La Crouzille et des sites papetiers de Ruelle-sur-Touvre. Les archives départementales documentent les fermetures d’usines, les changements d’usage et les anciens établissements de soins.

La presse locale numérisée fournit des informations sur les fermetures d’hôtels, de discothèques, d’écoles rurales et de colonies de vacances. La base Mérimée aide à identifier les châteaux, édifices religieux, sanatoriums et bâtiments industriels protégés ou inventoriés. Le cadastre permet de relier une ancienne parcelle agricole, un chai, une minoterie ou une dépendance à une commune précise.

Sur le terrain documentaire, une toiture absente sur plusieurs campagnes aériennes, une cheminée d’usine sans activité, des bâtiments dont l’usage n’apparaît plus dans les archives récentes et une végétation gagnant les cours signalent souvent une emprise délaissée. En Gironde, ces indices se recherchent autour des anciens secteurs portuaires de Bassens, Bègles et Floirac, tandis qu’en Haute-Vienne ils se rapportent aux anciennes activités minières, porcelainières et papetières.

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