Aller au contenu

0Panier0 articles

Urbex à Bordeaux (33000)

Bordeaux offre peu de ruines dans son hypercentre, mais son histoire portuaire, industrielle et militaire a laissé des bâtiments très différents. De Bacalan à Floirac, les anciens sites de production, les domaines délaissés et les édifices liés aux conflits composent un patrimoine urbain fragmenté, souvent transformé ou muré.

Le BouscatLe BouscatBrugesBrugesCenonCenonEysinesEysinesLormontLormontFloiracFloiracTalenceTalenceBassensBassensBlanquefortBlanquefortBèglesBèglesArtigues-près-BordeauxArtigues-près-BordeauxCarbon-BlancCarbon-BlancBouliacBouliacLe HaillanLe HaillanMérignacMérignacTressesTressesBordeauxBordeaux

Autour de Bordeaux : Le Bouscat, Bruges, Cenon, Eysines, Lormont, Floirac, Talence, Bassens, Blanquefort, Bègles, Artigues-près-Bordeaux, Carbon-Blanc, Bouliac, Le Haillan, Mérignac, Tresses

Les cartes qui couvrent Bordeaux

Explorer plus large : Gironde Nouvelle-Aquitaine

Les meilleurs spots d’urbex à Bordeaux

La Base sous-marine de Bordeaux

Installée à Bacalan, la Base sous-marine de Bordeaux est l’édifice militaire le plus associé à l’urbex bordelais. Cet immense bunker construit pendant la Seconde Guerre mondiale appartenait au dispositif portuaire et militaire allemand.

Le site a aussi connu des usages culturels. Il ne correspond donc plus à une friche classique, mais ses volumes en béton rappellent le rôle stratégique de Bacalan, entre quais, bassins à flot et anciennes infrastructures maritimes.

L’ancien hôtel de police de la rue Casteja

Dans le centre de Bordeaux, l’ancien hôtel de police de la rue Casteja occupait les bâtiments de l’ancien Institut national des jeunes filles sourdes. L’ensemble a été construit en 1862 et inscrit au titre des monuments historiques.

Après sa désaffectation, le bâtiment a fait l’objet d’un projet de réhabilitation en logements. Ses anciennes fonctions administratives et éducatives expliquent l’intérêt patrimonial de ce site urbain, situé dans un secteur central où les bâtiments vacants sont moins nombreux qu’en périphérie.

L’hôpital Georges Rapin

L’hôpital Georges Rapin est un ancien pavillon hospitalier abandonné dans la métropole bordelaise. Sa façade conserve une apparence relativement préservée, tandis que l’intérieur a été fortement dégradé.

Les pièces ont été bouleversées et la végétation a gagné les espaces ouverts. Ce bâtiment représente une forme plus discrète de l’urbex bordelais, éloignée des grands ensembles industriels et des monuments connus.

Le château de Tanaïs à Blanquefort

Le château de Tanaïs, à Blanquefort, date du XVIIIe siècle. Le domaine a d’abord appartenu à des familles de riches vignerons, avant d’être réquisitionné par les Allemands pendant l’Occupation, puis utilisé par l’armée française.

Le château et la caserne ont été abandonnés dans les années 1960. La ville a muré les portes et les fenêtres après des dégradations et l’occupation des bâtiments par des squatters. Le parc de 60 hectares reste ouvert au public, contrairement aux constructions historiques.

La chartreuse Bel-Sito à Floirac

La chartreuse Bel-Sito se trouve sur les hauteurs de Floirac. Cette demeure du XIXe siècle a été présentée par Napoléon III comme l’une des trois plus belles propriétés du Bordelais.

Sa position dominante a conduit l’armée allemande à y installer des défenses antiaériennes pendant la Seconde Guerre mondiale. La bâtisse a conservé une grande partie de ses volumes et de vastes fresques murales, malgré son état de ruine et l’absence de projet annoncé par son propriétaire Domofrance en 2021.

Vue aérienne de Bordeaux

Pourquoi Bordeaux possède autant de lieux oubliés

Le premier facteur est le port de Bordeaux. Dès le XVIIIe siècle, la ville devient l’un des grands ports atlantiques français. Les quais, les bassins à flot, les entrepôts et les ateliers ont ensuite structuré les secteurs de Bacalan, de Bègles, de Floirac et de Bassens.

Bassens appartient au complexe portuaire bordelais. Ses anciens entrepôts et bâtiments logistiques témoignent du déplacement progressif des activités vers des installations plus vastes et mieux adaptées aux flux contemporains. Des hangars, ateliers, bureaux et parkings ont ainsi perdu leur usage initial.

L’industrie liée à la viticulture a aussi laissé des friches spécifiques. Une ancienne usine fabriquait de la bouillie bordelaise, du sulfate de cuivre et des fongicides destinés à lutter contre les champignons de la vigne. Sa liquidation judiciaire a entraîné la fermeture du site en 2004, sans dépollution préalable. Des bidons, des cabines, des bâtiments aux murs bleus et des affiches commerciales y subsistaient.

Une autre usine produisait de l’acide sulfurique, du sulfate d’alumine et des engrais phosphatés. Elle a fermé en juin 2006 pour des raisons de sécurité. Les démolitions ont supprimé une partie du complexe, mais une halle à charpente en bois a été conservée au moment où un projet immobilier prévoyait un nouveau quartier.

Enfin, les équipements militaires et les domaines viticoles expliquent la présence de bâtiments isolés autour de la ville. Le château de Tanaïs, la chartreuse Bel-Sito et la Base sous-marine relient ainsi l’urbex local à l’histoire militaire, tandis que les chais, maisons de maître et dépendances rurales prolongent l’ancienne économie viticole.

Où trouver des spots d’urbex à Bordeaux

À Bordeaux, les secteurs de Bacalan, des bassins à flot et des anciens couloirs logistiques concentrent les traces portuaires. Les bâtiments y sont souvent transformés, démolis ou intégrés à de nouveaux programmes, ce qui rend les photographies aériennes anciennes de l’IGN utiles pour comparer les emprises disparues.

Vers Bassens, les recherches portent sur les entrepôts, ateliers et installations rattachés au complexe portuaire. À Bègles, elles concernent les anciennes zones industrielles et les bâtiments de production. À Floirac, les hauteurs accueillent plutôt des demeures et des domaines liés à l’ancien paysage viticole, dont la chartreuse Bel-Sito.

Blanquefort forme un autre prolongement documenté de l’agglomération avec le château de Tanaïs et son ancienne caserne. Floirac, Bègles et Bassens restent reliées à Bordeaux par les anciens flux industriels et portuaires, alors que Le Bouscat, Bruges, Cenon, Eysines, Lormont et Talence correspondent davantage aux franges résidentielles, ferroviaires ou logistiques de la métropole.

Pour documenter un bâtiment, les archives départementales de la Gironde permettent de retrouver les anciennes activités, les changements de propriétaire et les plans. La presse locale numérisée apporte les dates de fermeture, de liquidation ou de projet immobilier. La base Mérimée renseigne les édifices protégés comme l’ancien établissement de la rue Casteja, tandis que le cadastre aide à suivre les parcelles et les changements d’emprise.

Les indices les plus parlants apparaissent dans les comparaisons entre documents anciens et état actuel. À Tanaïs, les portes et fenêtres murées signalent la fermeture du château. Dans les anciennes usines, les halles conservées, les charpentes, les affiches de production et les bâtiments de fonction permettent de distinguer une friche industrielle d’un simple entrepôt vacant.

Sécurité et respect

Ce qui fait tenir les lieux qu’on explore

La lettre

Soyez prévenu des prochains threads

Une lettre par mois, pas davantage : les histoires qui viennent de paraître sur le Thread, les lieux qu’on vient de relever, et les mises à jour des cartes. Se désinscrire prend un clic.

Votre adresse sert à cette lettre et à rien d’autre. Elle n’est ni revendue, ni cédée.

0