Urbex du Centre-Val de Loire
Le Centre-Val de Loire réunit des friches industrielles à Vierzon, des emprises militaires à Déols et Romorantin-Lanthenay, des châteaux délaissés dans le Loir-et-Cher et le Perche, ainsi que des fermes oubliées du Berry et de la Sologne. Cette diversité rurale, industrielle et militaire donne à l’urbex régional des décors très différents.
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Carte urbex de Loir-et-Cher
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Carte urbex du Centre-Val de Loire
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Les meilleurs spots d’urbex du Centre-Val de Loire
Le cimetière de chars AMX-30
Le cimetière de chars AMX-30, dans le Loiret, rassemble des véhicules militaires immobilisés dans un environnement boisé. Ce site se distingue des bâtiments abandonnés par ses carcasses blindées, ses alignements de matériels et l’emprise forestière qui les dissimule.
Les anciennes emprises militaires de La Martinerie à Déols
À Déols, près de Châteauroux, les anciennes emprises militaires de La Martinerie regroupent des bâtiments et des espaces liés à une activité de défense aujourd’hui disparue. Les hangars, zones techniques et constructions de casernement donnent à ce secteur une physionomie différente des châteaux et des fermes abandonnées de l’Indre.
Les friches industrielles de Vierzon
Les friches industrielles de Vierzon, dans le Cher, témoignent du passé manufacturier de la commune. Les bâtiments de production et les espaces annexes rappellent le rôle industriel de Vierzon, tandis que les volumes désaffectés forment l’un des ensembles urbex les plus caractéristiques du département.
Les anciennes manufactures de Mehun-sur-Yèvre
À Mehun-sur-Yèvre, les anciennes manufactures constituent un autre ensemble industriel documenté du Cher. Leur abandon est lié à la disparition d’activités de fabrication qui avaient structuré la commune. Les ateliers et bâtiments de production restent les principaux marqueurs du site.
Hôtel Colombier à Issoudun
L’Hôtel Colombier, à Issoudun, appartient au patrimoine bâti délaissé de l’Indre. Cet ancien établissement hôtelier offre un décor intérieur différent des emprises militaires de Déols et des longères rurales du Boischaut. Son nom permet de le distinguer des autres hôtels abandonnés recensés dans la région.
Ancien hôpital psychiatrique de Tours
L’ancien hôpital psychiatrique de Tours, en Indre-et-Loire, constitue un vaste site de santé désaffecté. Ses bâtiments rappellent l’implantation ancienne des établissements psychiatriques dans les villes régionales. Il se distingue des maisons de retraite abandonnées signalées vers Amboise par son usage hospitalier.
Le château des Bézards
Le château des Bézards, dans le Loiret, représente le versant résidentiel et patrimonial de l’urbex régional. Le bâtiment appartient à la catégorie des demeures historiques délaissées, aux côtés des châteaux recensés vers Loches, Saint-Aignan et Châteauroux. Son nom propre permet de l’identifier sans le confondre avec ces autres propriétés.

Pourquoi le Centre-Val de Loire possède autant de lieux oubliés
Le Centre-Val de Loire conserve les traces de plusieurs activités qui ont cessé ou changé d’échelle. Dans le Cher, les manufactures de Mehun-sur-Yèvre et de Foëcy, les friches de Vierzon et les vestiges du canal de Berry montrent le recul des activités industrielles et des transports liés à l’eau.
Les activités militaires ont également laissé de grandes emprises. La Martinerie à Déols, les anciennes installations de Romorantin-Lanthenay et le cimetière de chars AMX-30 dans le Loiret correspondent à des espaces conçus pour la défense, puis délaissés lorsque leur fonction a disparu ou a été transférée.
L’agriculture explique une autre partie des abandons. Dans le Boischaut, le Berry, le Gâtinais et la Sologne, les fermes, longères et demeures rurales perdent leur usage lorsque les exploitations se regroupent ou quittent des bâtiments devenus trop grands pour une activité agricole réduite.
Les petites villes conservent aussi des établissements liés aux services. L’ancien hôpital psychiatrique de Tours, l’ancienne maison de retraite vers Amboise, l’ancien hôtel près de Salbris et les anciens commerces d’Argenton illustrent le recul ou le déplacement de fonctions de santé, d’hébergement et de commerce.
Où trouver des spots d’urbex du Centre-Val de Loire
Les secteurs industriels se repèrent autour de Vierzon, Mehun-sur-Yèvre, Foëcy, Pithiviers-le-Vieil et dans la vallée du Loing. Les anciennes installations militaires se concentrent notamment à Déols, Romorantin-Lanthenay et dans le secteur du cimetière de chars AMX-30 du Loiret.
Les demeures et bâtiments de santé se trouvent plutôt autour de Tours, Loches, Châteauroux, Issoudun, Amboise, Montargis et Amilly. Les zones rurales du Perche, du Boischaut, du Gâtinais et de la Sologne concentrent les fermes, longères, hameaux et châteaux délaissés.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des manufactures de Vierzon, des anciennes installations de Déols ou des friches logistiques d’Orléans avec leur état actuel. Le cadastre aide à distinguer les bâtiments isolés, les anciennes cours industrielles et les parcelles correspondant aux emprises militaires.
Les archives départementales apportent des informations sur les manufactures du Cher, les établissements de santé d’Indre-et-Loire et les installations militaires de l’Indre et du Loir-et-Cher. La presse locale numérisée permet de retrouver les fermetures d’usines, les changements d’activité des hôtels et les projets sans repreneur. La base Mérimée complète ces recherches pour les châteaux, chapelles, hôtels particuliers et autres bâtiments patrimoniaux.
Sur le terrain, une ancienne fonction se lit souvent dans la présence d’ateliers, de quais, de hangars, de bâtiments administratifs ou de logements regroupés. À Mehun-sur-Yèvre et Foëcy, les volumes manufacturiers ne ressemblent pas aux longères du Berry. À Déols et Romorantin-Lanthenay, les clôtures d’emprise, les hangars et les bâtiments techniques signalent l’ancien usage militaire.