Urbex des Côtes-d'Armor (22)
Entre la baie de Saint-Brieuc, le Trégor et les collines du Centre-Bretagne, l’urbex costarmoricain se distingue par un patrimoine rural dispersé. Manoirs, hôtels, commerces, écoles et anciennes emprises ferroviaires apparaissent derrière les haies, dans des bourgs dépeuplés ou près d’anciens bassins industriels comme Guerlédan.

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Carte urbex des Côtes-d'Armor
92 positions GPS
16,99 €
Les meilleurs spots d’urbex des Côtes-d’Armor
Une demeure bourgeoise vers Saint-Brieuc
Cette ancienne demeure située dans la campagne briochine possède une bâtisse en pierre, des tourelles discrètes et de hautes fenêtres. Le mobilier encore présent et l’état relativement conservé des pièces rappellent son ancienne fonction résidentielle.
La végétation gagne progressivement les abords de la propriété. Son isolement dans le secteur de Saint-Brieuc explique la persistance d’un décor intérieur plus complet que dans de nombreuses friches urbaines.
Un manoir ancien vers Lannion
Aux abords de Lannion, ce manoir du Trégor conserve une façade en pierre, de grandes fenêtres et plusieurs éléments décoratifs anciens. La dégradation intermédiaire touche surtout les espaces intérieurs, tandis que la végétation recouvre une partie des abords.
Cette demeure illustre le déclin des grandes propriétés rurales du nord-ouest des Côtes-d’Armor. Ses volumes et son implantation dans un environnement bocager en font un lieu distinct des friches industrielles de la région.
Un ancien hôtel près de Dinan
Non loin de Dinan, cet établissement hôtelier possède une façade traditionnelle et des chambres réparties sur plusieurs niveaux. Les couloirs, les pièces communes et certains éléments du décor rappellent l’activité d’accueil qui animait autrefois le bâtiment.
La fermeture de l’hôtel a figé une organisation intérieure liée au tourisme local. Le site appartient au patrimoine des anciens établissements de voyageurs situés autour de la cité médiévale.
Un ancien bar de village près de Loudéac
Dans le secteur de Loudéac, cet ancien débit de boissons conserve une petite salle principale, un comptoir en bois et une vitrine d’époque. Le lieu témoigne de la fonction sociale des cafés dans les bourgs du Centre-Bretagne.
La disparition de l’activité commerciale a laissé un décor réduit mais lisible, avec ses espaces de comptoir et de convivialité. Ce type de bâtiment complète les grands manoirs et les anciennes exploitations agricoles présents dans l’intérieur du département.
Une ancienne école près de Guingamp
Près de Guingamp, cette ancienne école se compose d’un bâtiment simple, de salles de classe alignées et de grandes fenêtres. Les peintures écaillées et l’état d’abandon rendent encore visible l’organisation scolaire des lieux.
La fermeture de l’établissement a supprimé une fonction quotidienne du bâtiment. Les salles successives et les ouvertures régulières correspondent à une architecture scolaire distincte des demeures rurales du Trégor.

Pourquoi les Côtes-d’Armor possèdent autant de lieux oubliés
Entre les XVIIe et XVIIIe siècles, la production et le commerce des toiles de lin ont enrichi les secteurs de Quintin, Uzel et Loudéac. Cette activité a favorisé la construction de manoirs, de demeures de marchands et de bâtiments liés au travail textile.
Lorsque le commerce des toiles a décliné, ces demeures ont perdu une partie de leur fonction économique. Certaines propriétés ont ensuite été fragilisées par l’exode rural du XXe siècle, qui a vidé des fermes, des hameaux et des bourgs de l’intérieur des Côtes-d’Armor.
Le barrage de Guerlédan, achevé en 1930 sur le Blavet, a recouvert une partie de la vallée. Des ardoisières et des écluses ont disparu sous la retenue, tandis que d’autres vestiges industriels subsistent autour du lac et dans les secteurs voisins.
Les anciennes activités ferroviaires ont également laissé des bâtiments vacants. Le Réseau breton, dont les lignes ont fermé en 1967, desservait des communes rurales et a laissé des gares, des maisons de garde-barrière et des emprises aujourd’hui séparées de leur fonction initiale.
Le département conserve aussi des anciennes forges, des ateliers liés aux toiles de lin, des chapelles et des bâtiments religieux. La dispersion de ces édifices dans le bocage explique pourquoi les lieux oubliés apparaissent davantage sous forme de patrimoine isolé que de grandes friches continues.
Où trouver des spots d’urbex des Côtes-d’Armor
Le secteur de Saint-Brieuc concentre des demeures bourgeoises et des bâtiments liés à l’ancienne activité des bourgs. Vers Lannion, le patrimoine rural du Trégor fournit surtout des manoirs et des propriétés anciennes. Dinan se distingue par les anciens hôtels et les bâtiments associés au tourisme.
Autour de Guingamp, les anciennes écoles, les gares et les bâtiments de services rappellent le rôle administratif et ferroviaire des petites villes. Le secteur de Loudéac, ainsi que les environs de Quintin et d’Uzel, associe anciennes demeures de marchands, cafés de bourg, fermes et traces de l’industrie du lin.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des bâtiments, des cours et des parcelles entre plusieurs périodes. Dans les zones bocagères des Côtes-d’Armor, une toiture disparue, une cour envahie par la végétation ou un chemin qui ne dessert plus aucune habitation constituent des indices cartographiques précis.
Les archives départementales des Côtes-d’Armor documentent les activités du lin, les anciennes lignes ferroviaires et les transformations des communes. La presse locale numérisée aide à dater une fermeture d’hôtel, d’école, de commerce ou d’exploitation agricole.
La base Mérimée sert à vérifier l’histoire et l’architecture des manoirs, chapelles, châteaux et anciennes demeures. Le cadastre permet de relier un bâtiment, une cour et ses dépendances à une parcelle précise, notamment autour des anciens sites industriels de Guerlédan et des communes traversées par le Réseau breton.
Sur place, les signes les plus nets d’un bâtiment délaissé sont une végétation qui recouvre les accès, des ouvertures murées, une toiture partiellement effondrée, des volets fixes et des enseignes anciennes. Dans les anciens commerces et hôtels, le comptoir, les chambres, les couloirs ou les vitrines permettent encore d’identifier l’activité disparue.