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Urbex de Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Provence-Alpes-Côte d’Azur réunit des villages désertés, des ouvrages militaires alpins, des mines, des friches industrielles et des villas littorales. Entre l’Ubaye, la Côte d’Azur, l’étang de Berre et le Var, l’urbex change de décor à chaque département, avec des sites comme le fort de Tournoux, Malpasset ou Vieille Valette.

Les meilleurs spots d’urbex de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le Fort de Tournoux

Le Fort de Tournoux, dans la vallée de l’Ubaye, compte parmi les grands ensembles militaires délaissés des Alpes-de-Haute-Provence. Ses ouvrages s’inscrivent dans un secteur qui comprend aussi plusieurs positions fortifiées de la vallée.

Le site se distingue par ses bâtiments militaires, ses murs défensifs et son implantation en altitude. L’abandon s’explique par la disparition de la fonction militaire qui structurait ces ouvrages.

Châteauneuf-lès-Moustiers

Châteauneuf-lès-Moustiers est un village abandonné des Alpes-de-Haute-Provence. Les maisons désertées et les volumes d’habitation regroupés dans l’ancien village composent un décor urbex différent des friches industrielles et des forts.

Le lieu appartient aux secteurs ruraux délaissés de l’arrière-pays provençal, comme le vieux village d’Esclangon. La disparition de l’habitat permanent a laissé des bâtiments civils au milieu d’un territoire peu urbanisé.

La gare de Saint-Pons

La gare de Saint-Pons, dans les Bouches-du-Rhône, témoigne d’une ancienne activité ferroviaire. Le bâtiment conserve la fonction qui permet de l’identifier, avec les volumes associés à une gare aujourd’hui délaissée.

Cette friche appartient aux lieux abandonnés par suite de l’arrêt d’une activité de transport. Elle forme un contraste avec les vestiges militaires du littoral marseillais et les friches industrielles de l’étang de Berre.

Le barrage de Malpasset

Le barrage de Malpasset, dans le Var, est un ouvrage hydraulique abandonné dont les vestiges restent liés à l’histoire technique du département. Le site conserve des éléments du barrage et de son infrastructure dans la vallée.

Malpasset constitue un cas particulier parmi les lieux urbex de Provence-Alpes-Côte d’Azur, car l’abandon concerne un équipement d’aménagement hydraulique et non une habitation, un hôtel ou une usine.

Le sanatorium du Réal Martin

Le sanatorium du Réal Martin, dans le Var, est un ancien établissement de soins délaissé. Ses bâtiments rappellent une activité médicale qui a disparu du site.

Le lieu rejoint les anciens établissements de santé repérés dans la région, notamment l’ancien centre de soins près de Briançon, la maison de retraite désaffectée de Grasse et l’ancien établissement psychiatrique vers Cavaillon.

La mine de cuivre du Cap Garonne

L’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, dans le Var, appartient au patrimoine minier de la côte varoise. Les galeries, les bâtiments d’exploitation et les aménagements liés à l’extraction donnent au site son intérêt urbex.

Le Cap Garonne fait écho aux anciennes mines de lignite de Saint-Maime et de Dauphin, ainsi qu’au secteur minier de Sigonce dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans ces sites, l’arrêt de l’extraction a supprimé l’activité qui justifiait les installations.

Vieille Valette

Vieille Valette, dans le Var, est un ancien village délaissé. Les constructions regroupées sur le site montrent la disparition progressive de l’habitat et des usages qui faisaient vivre ce lieu.

Le village complète les exemples de bourgs abandonnés de la région, avec Châteauneuf-lès-Moustiers et le vieux village d’Esclangon. Il offre un décor rural distinct des anciennes villas et des hôtels de Hyères et de Saint-Raphaël.

Forteresse de montagne en pierre, accrochée à la pente et éclairée par une lumière froide.

Pourquoi la Provence-Alpes-Côte d'Azur possède autant de lieux oubliés

La région concentre plusieurs activités aujourd’hui disparues. Les Alpes-de-Haute-Provence ont laissé des villages désertés, des fortifications dans la vallée de l’Ubaye et des installations minières à Saint-Maime, Dauphin et Sigonce.

Les ouvrages militaires ont perdu leur fonction avec l’évolution des dispositifs de défense. Le Fort de Tournoux et les autres ouvrages de l’Ubaye forment ainsi un ensemble différent des vestiges militaires du littoral de Marseille.

L’extraction minière a également produit des friches après la fermeture des exploitations. Le cuivre du Cap Garonne, le lignite de Saint-Maime et de Dauphin, ainsi que le secteur minier de Sigonce, illustrent cette transformation économique.

Le littoral et les vallées touristiques ont laissé d’autres bâtiments vacants. Les anciennes villas et les hôtels de Hyères et de Saint-Raphaël, l’ancien hôtel de prestige vers Cannes, la villa balnéaire de Cagnes-sur-Mer et les anciens centres de vacances des vallées alpines appartiennent à cette histoire de l’hébergement.

Les périphéries industrielles regroupent aussi des bâtiments délaissés. Les friches de l’étang de Berre, les domaines agricoles entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, ainsi que l’ancien complexe sportif vers Orange, montrent la diversité des activités abandonnées.

Où trouver des spots d’urbex de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Les secteurs alpins concentrent les villages désertés, les anciennes fermes et les ouvrages militaires. La vallée de l’Ubaye regroupe le Fort de Tournoux et d’autres positions fortifiées, tandis que les environs de Briançon, de Gap, de Veynes et d’Ancelle conservent d’anciens bâtiments de soins, de loisirs et d’habitation.

Les Alpes-Maritimes réunissent surtout des demeures et des équipements liés au tourisme. Les hauteurs de Nice, les environs d’Antibes, de Cannes, de Grasse et de Cagnes-sur-Mer forment un axe utile pour rechercher maisons bourgeoises, résidences nobles, hôtels, maisons de retraite et villas balnéaires.

Dans le Var, les recherches se concentrent autour de Malpasset, du Réal Martin, du Cap Garonne, de Vieille Valette, de Hyères et de Saint-Raphaël. Les vestiges hydrauliques, médicaux, miniers et touristiques y sont représentés dans des communes différentes.

Pour retrouver l’évolution d’un site, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les vues actuelles. Les archives départementales documentent les anciennes lignes ferroviaires, les mines, les établissements de soins et les ouvrages militaires. La presse locale numérisée permet de repérer une fermeture, une démolition partielle ou un changement d’activité.

La base Mérimée aide à vérifier l’histoire des bâtiments patrimoniaux comme les forts, les demeures et certains ouvrages anciens. Le cadastre permet de suivre les parcelles bâties autour d’une gare, d’une mine, d’un domaine agricole ou d’un ancien établissement. Sur le terrain, une toiture effondrée, des ouvertures murées, une végétation qui gagne les façades et des réseaux déposés signalent généralement un bâtiment délaissé.

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