Urbex des Deux-Sèvres (79)
Entre la vallée de la Sèvre niortaise, le bocage bressuirais et les bourgs de Thouars, Parthenay ou Melle, l’urbex dans les Deux-Sèvres repose sur un patrimoine dispersé. Ruines Renaissance, filatures, fermes, écoles et petites friches industrielles se cachent derrière les haies, dans les vallées et autour des anciennes voies ferrées.

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Carte urbex des Deux-Sèvres
22 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex des Deux-Sèvres
Château de Mursay
Le Château de Mursay, situé dans la vallée de la Sèvre niortaise, conserve des vestiges du XVIe siècle. La demeure est associée à la famille de La Rochefoucauld. Ses murs ouverts, ses éléments Renaissance et son environnement boisé composent un site patrimonial distinct des friches industrielles du département.
Les ruines et les parties maçonnées encore visibles permettent de lire l’organisation d’un ancien château, malgré les ouvertures et les dégradations de l’ensemble.
Une ancienne filature à Celles-sur-Belle
L’ancienne filature de Celles-sur-Belle rappelle le rôle des ateliers textiles dans le sud des Deux-Sèvres au XIXe siècle. Le bâtiment conserve des volumes industriels, des ouvertures répétitives et des traces liées à la production.
Ce type de friche s’inscrit dans un secteur marqué par les moulins, les ateliers et les petites usines installés près de l’eau. Les façades et les espaces de travail témoignent d’une activité productive disparue.
Un ancien manoir aux abords de Niort
Aux abords de Niort, un ancien manoir est connu pour sa façade en pierre, ses grandes fenêtres et ses éléments décoratifs anciens. La demeure conserve des salons, des escaliers et des dépendances associés à une habitation de caractère.
La dégradation progressive a modifié les intérieurs, mais l’organisation de la maison reste lisible. Le site appartient au patrimoine résidentiel dispersé autour de la ville, loin des grands ensembles urbains.
Une ferme abandonnée près de Bressuire
Dans le bocage autour de Bressuire, les anciennes fermes regroupent généralement une habitation en pierre, des granges, des étables et une cour fermée. Ces ensembles illustrent le recul d’exploitations rurales autrefois structurées par le rythme des saisons et l’élevage.
Les toitures, les dépendances agricoles et les cours envahies par la végétation constituent les principaux éléments encore visibles. Ce patrimoine rural se retrouve aussi autour de Mauléon et de Parthenay.
Un ancien château vers Parthenay
Le secteur de Parthenay conserve des demeures anciennes et des propriétés rurales dont certaines présentent une silhouette de château, avec bâtisse en pierre, hautes fenêtres et éléments défensifs discrets.
Ces constructions s’inscrivent dans le paysage du bocage et des anciennes grandes propriétés du nord des Deux-Sèvres. Les dépendances agricoles et les parcs constituent souvent les parties les plus marquées par l’abandon.
Une ancienne discothèque près de Thouars
Près de Thouars, une ancienne discothèque conserve une grande salle, un ancien bar et une piste de danse. Le lieu rappelle une activité festive aujourd’hui disparue, avec une architecture conçue pour accueillir la musique et les éclairages.
Les équipements endommagés et les espaces intérieurs dégradés distinguent ce bâtiment des châteaux et des fermes abandonnées. Il s’inscrit dans le patrimoine récent des bourgs et des zones d’activité du nord du département.
Un ancien lycée près de Mauléon
Un ancien établissement scolaire situé près de Mauléon rassemble des salles de classe, des couloirs, des ateliers et d’anciens laboratoires. Le bâtiment témoigne d’une période où l’enseignement technique et scientifique occupait une place importante dans les petites villes.
Les peintures écaillées et les traces d’humidité marquent aujourd’hui les espaces intérieurs. La longueur des circulations et la répétition des salles donnent au site une organisation très différente des demeures rurales.

Pourquoi les Deux-Sèvres possèdent autant de lieux oubliés
Les Deux-Sèvres ont été structurées par une économie rurale, artisanale et industrielle diffuse. Cette organisation a produit de nombreux bâtiments de taille moyenne, répartis entre les bourgs, les vallées, les hameaux et les zones d’activité.
À Niort, la chamoiserie, la ganterie et le travail des peaux ont marqué les XIXe et XXe siècles. La montée des mutuelles et des services a ensuite déplacé le centre de l’activité économique, laissant des ateliers et des bâtiments productifs sans usage.
Dans le sud, autour de Celles-sur-Belle et de Melle, les moulins, les ateliers et les petites usines dépendaient de l’eau, du textile et des activités agricoles. La disparition ou la transformation de ces productions explique la présence de volumes industriels délaissés.
Au nord, Bressuire, Thouars et Parthenay concentrent les traces du bocage, des voies ferrées, des entrepôts, des pensionnats et des grandes propriétés. Les anciennes gares, les quais et les bâtiments de service rappellent le rôle des axes secondaires dans les échanges locaux.
Cette histoire explique la diversité des abandons observés dans le département. Les châteaux et les logis relèvent d’un patrimoine ancien, tandis que les fermes, les écoles, les discothèques et les petites usines correspondent à des activités rurales, éducatives, festives ou industrielles disparues.
Où trouver des spots d’urbex des Deux-Sèvres
Le repérage commence autour de Niort, puis s’étend vers la vallée de la Sèvre niortaise, Celles-sur-Belle et Melle. Les moulins, les anciennes activités textiles et les ateliers y forment les principaux indices d’un passé productif.
Le bocage de Bressuire et de Mauléon concentre plutôt les fermes, les longères, les étables et les cours agricoles. Autour de Parthenay, recherchez les anciennes propriétés, les pensionnats, les bâtiments ferroviaires et les dépendances rurales. Le secteur de Thouars associe patrimoine ancien, bâtiments festifs et petites zones d’activité.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des cours, des voies ferrées, des usines et des hameaux. Les archives départementales et la presse locale numérisée documentent les fermetures d’écoles, d’usines, de garages, d’établissements de soins ou de bâtiments communaux.
La base Mérimée aide à vérifier l’histoire des châteaux, manoirs, logis et bâtiments religieux. Le cadastre permet de suivre la division des parcelles, les changements de bâtiments et la disparition d’anciennes dépendances.
Sur les vues récentes, une toiture percée, des volets absents, une cour gagnée par les ronces ou des ouvertures murées signalent un bâtiment délaissé. Une comparaison avec les photographies aériennes anciennes permet de distinguer une ruine ancienne d’un site dont l’activité vient seulement de cesser.