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Urbex de la Haute-Saône (70)

L’urbex en Haute-Saône repose sur un patrimoine dispersé entre vallées industrielles, forêts, anciennes voies ferrées et demeures rurales. De **Vesoul** à **Luxeuil-les-Bains**, puis de **Lure** à **Ronchamp**, les bâtiments délaissés racontent le textile, le thermalisme, le rail, le bois et l’exploitation charbonnière.

Contour du département de la Haute-Saône

Les meilleurs spots d’urbex de la Haute-Saône

Hôtel du Parc à Luxeuil-les-Bains

L’Hôtel du Parc se trouve à Luxeuil-les-Bains, une commune connue pour ses thermes depuis l’Antiquité. Cet ancien établissement hôtelier appartient au patrimoine de station thermale parfois fragilisé, avec des volumes intérieurs et une décoration associés à l’ancienne activité de cure.

Le statut des bâtiments thermaux peut évoluer rapidement entre vente, travaux et reconversion. L’histoire de l’hôtel reste liée au développement touristique et médical de Luxeuil-les-Bains.

Anciennes filatures de la vallée de l’Ognon

Les secteurs situés entre Lure, Héricourt et la vallée de l’Ognon conservent les traces d’une activité textile importante. Les anciennes filatures comprennent des halles basses, des ateliers en brique, des verrières, des chaufferies et d’anciens bureaux.

Ces bâtiments industriels apparaissent dans les bourgs et les marges de la vallée, parfois près de l’eau ou d’anciennes voies de transport. Certaines friches servent encore au stockage, tandis que d’autres présentent des toitures dégradées et des cours envahies par la végétation.

Anciennes scieries et moulins du Breuchin

La vallée du Breuchin associe les cours d’eau aux massifs forestiers de Haute-Saône. Les anciennes scieries, les moulins et les bâtiments forestiers y formaient des ensembles techniques isolés, alimentés par le bois ou par la force hydraulique.

Les vestiges prennent la forme de halles, de bâtiments de production et de dépendances installés près des rivières. La disparition ou le déplacement de ces activités a laissé des sites ruraux distincts des grandes friches industrielles urbaines.

Gares désaffectées et haltes rurales de Haute-Saône

Les anciennes lignes secondaires de Haute-Saône ont laissé des gares, des quais, des maisons de cheminots et des entrepôts de fret dans les bourgs et les villages. Ces infrastructures desservaient notamment le bois, les céréales et les ateliers locaux.

Les bâtiments ferroviaires encore visibles se repèrent par leurs quais envahis, leurs petites halles et leurs emprises linéaires. Certaines voies ont disparu, tandis que d’autres installations appartiennent encore au réseau ferroviaire.

Vestiges charbonniers de Ronchamp et Champagney

Le secteur de Ronchamp et de Champagney conserve la mémoire d’une exploitation charbonnière commencée au XVIIIe siècle et arrêtée en 1958. Les traces comprennent des bâtiments techniques, des reliefs liés aux anciens travaux, des remblais et des cités ouvrières.

Le paysage minier ne correspond pas partout à une friche abandonnée. Certains éléments relèvent du patrimoine visité ou conservé, alors que d’autres témoignent directement de l’ancienne activité extractive.

Anciennes demeures bourgeoises autour de Vesoul et de Gray

Les environs de Vesoul et de Gray regroupent des manoirs, des châteaux et des demeures rurales parfois délaissés. Ces bâtiments présentent des escaliers, des salons, des dépendances et des éléments de décoration liés à leur fonction résidentielle.

À Gray, l’histoire commerciale de la Saône et du rail a favorisé la construction de bâtiments résidentiels et professionnels. Autour de Vesoul, les grandes propriétés isolées s’inscrivent dans un paysage de villages et d’exploitations agricoles.

Ancien site charbonnier dominé par une structure métallique rouillée.

Pourquoi la Haute-Saône possède autant de lieux oubliés

La Haute-Saône s’est développée autour d’une économie rurale, forestière et industrielle de petite ou moyenne échelle. Au XIXe siècle, les vallées de l’Ognon, de la Saône et du Breuchin concentraient des moulins, des tanneries, des scieries, des ateliers métallurgiques et des usines textiles.

Cette organisation a produit un patrimoine dispersé plutôt qu’un vaste bassin industriel unique. Les bâtiments étaient installés près d’un cours d’eau, d’une forêt, d’une voie ferrée ou d’un bourg, ce qui explique la présence de petites friches dans les communes rurales.

Le charbon a marqué durablement Ronchamp et Champagney. L’arrêt de l’exploitation en 1958 a laissé des traces techniques, paysagères et sociales dans le secteur, notamment les anciennes cités ouvrières et les reliefs miniers.

Le textile a reculé dans les vallées industrielles autour de Lure et d’Héricourt, laissant des ateliers, des chaufferies et des bureaux sans leur activité d’origine. Le rail secondaire a également perdu une partie de ses fonctions, ce qui explique l’abandon de certaines gares, haltes et maisons de cheminots.

Le thermalisme donne à Luxeuil-les-Bains un autre type de patrimoine délaissé. Les hôtels et bâtiments liés aux cures dépendent des transformations de la fréquentation touristique, des travaux et des projets de reconversion.

Où trouver des spots d’urbex de la Haute-Saône

Les secteurs de Vesoul, Lure, Héricourt, Gray, Luxeuil-les-Bains, Ronchamp et Champagney concentrent les principaux thèmes repérables dans le département. Les vallées de l’Ognon, de la Saône et du Breuchin réunissent les indices liés à l’eau, au textile, au bois et aux anciens ateliers.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les emprises industrielles, les voies ferrées, les cours d’usine et les bâtiments aujourd’hui masqués par la végétation. Les archives départementales et la presse locale numérisée renseignent sur les fermetures d’usines, les changements d’activité et les projets immobiliers.

La base Mérimée aide à identifier les châteaux, demeures, gares et édifices thermaux documentés. Le cadastre permet de suivre la forme des parcelles, la présence d’anciens bâtiments et l’évolution des dépendances entre plusieurs périodes.

  • Une ancienne filature se reconnaît souvent à ses sheds, ses verrières, sa chaufferie et sa cheminée.
  • Une ancienne gare associe généralement un quai, un bâtiment voyageurs, une halle ou une maison de garde-barrière.
  • Une scierie ou un moulin apparaît près d’un cours d’eau, d’un canal, d’une retenue ou d’un ensemble de bâtiments forestiers.
  • Un ancien site charbonnier se signale par des remblais, des bâtiments techniques, des cités ouvrières et des modifications visibles du relief autour de Ronchamp et de Champagney.
  • Un hôtel thermal ou une demeure bourgeoise se distingue par une implantation isolée, une grande emprise bâtie, des dépendances et une architecture résidentielle plus développée que celle des maisons voisines.

Les urbex dans les grandes villes de la Haute-Saône

Les urbex dans les autres départements de Bourgogne-Franche-Comté

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