Urbex à Caluire-et-Cuire (69300)
À Caluire-et-Cuire, l’exploration urbaine se concentre autour d’un patrimoine hydraulique rare, directement lié au Rhône et à l’alimentation en eau de Lyon. L’ancienne usine des eaux, ses bassins filtrants et ses pompes à vapeur donnent au nord de l’agglomération une identité industrielle distincte des friches lyonnaises plus classiques.
Les cartes qui couvrent Caluire-et-Cuire
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Le patrimoine abandonné de Caluire-et-Cuire est surtout lié aux infrastructures techniques installées entre le Rhône, Saint-Clair et les quartiers proches de Lyon. Quelques sites signalés dans la commune complètent ce noyau hydraulique par des espaces souterrains, une ancienne champignonnière et des bâtiments industriels dont l’histoire reste moins documentée.
Les meilleurs spots d’urbex à Caluire-et-Cuire
Ancienne usine des eaux de Caluire
L’ancienne usine des eaux se trouve à Caluire-et-Cuire, sur la rive droite du Rhône, dans le secteur de Saint-Clair. Mise en service en 1856, elle captait l’eau du fleuve grâce à des bassins filtrants avant de la distribuer dans le réseau de Lyon et de la métropole.
Le site conserve trois grandes pompes à vapeur de Cornouailles. L’une d’elles, surnommée la Vieille Dame de Saint-Clair, est classée monument historique. L’usine a cessé d’alimenter le réseau en 1976. Ses bassins souterrains et ses équipements industriels expliquent son intérêt pour la photographie patrimoniale.
Champignonnière de Caluire
La Champignonnière de Caluire figure parmi les lieux souterrains signalés dans la commune. Son nom renvoie à une ancienne activité de culture dans des espaces protégés de la lumière, distincte des installations de l’usine des eaux.
Les éléments disponibles ne donnent ni date d’exploitation ni raison sociale. Le lieu s’inscrit toutefois dans le sous-sol particulier de Caluire-et-Cuire, marqué par les galeries, les anciennes carrières et les infrastructures hydrauliques proches du Rhône.
Une ancienne maison du canal à Caluire-et-Cuire
Une Maison du Canal est signalée parmi les lieux délaissés de Caluire-et-Cuire. Ce type de bâtiment est associé à la surveillance, à l’entretien ou à l’exploitation d’un ouvrage hydraulique, mais aucune date de construction ni entreprise gestionnaire n’est documentée ici.
La présence de ce site rappelle le rôle des réseaux d’eau et des ouvrages techniques dans les quartiers situés entre Caluire, Saint-Clair et le fleuve. Les traces à rechercher sont les maçonneries de canal, les locaux techniques et les ouvertures donnant vers les infrastructures hydrauliques.
Une ancienne cimenterie à Caluire-et-Cuire
Une ancienne cimenterie est également mentionnée à Caluire-et-Cuire. Sa raison sociale, sa période d’activité et sa localisation précise dans la commune ne sont pas établies par les éléments disponibles.
Le site appartient au registre industriel associé aux matériaux de construction. Les bâtiments d’une cimenterie se reconnaissent généralement par des volumes techniques, des silos, des quais ou des emprises de stockage, mais aucun équipement précis ne peut être attribué ici au lieu sans relevé complémentaire.

Pourquoi Caluire-et-Cuire possède autant de lieux oubliés
Le principal moteur historique de Caluire-et-Cuire a été l’alimentation en eau de l’agglomération lyonnaise. L’ancienne usine des eaux, ouverte en 1856, prélevait l’eau du Rhône dans des bassins filtrants et utilisait des pompes de Cornouailles pour alimenter le réseau.
La mise hors service de cette installation en 1976 a laissé un ensemble technique sans fonction industrielle courante. Les pompes, les galeries et les bassins ont conservé la mémoire d’une production d’eau fondée sur la vapeur, alors que les équipements modernes ont remplacé ce dispositif.
La proximité de Lyon, du Rhône et des coteaux explique aussi la diversité des vestiges signalés dans la commune. Les activités hydrauliques, les espaces souterrains et les installations liées aux matériaux de construction se sont développés sur un territoire situé à la jonction de la ville dense et des reliefs du Mont-d’Or.
Où trouver des spots d’urbex à Caluire-et-Cuire
À Caluire-et-Cuire, commencez les recherches documentaires par le secteur de Saint-Clair et par les abords du Rhône. Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les emprises de l’ancienne usine des eaux, les bassins et les bâtiments techniques avant leur transformation.
Les archives départementales du Rhône, la presse locale numérisée et le cadastre servent à retrouver les changements d’exploitant, les cessations d’activité et les anciennes parcelles industrielles. La base Mérimée est particulièrement utile pour vérifier le statut patrimonial des pompes de Cornouailles et des ouvrages liés à l’usine des eaux.
Les recherches débordent naturellement vers Lyon, commune limitrophe où se trouvent notamment le fort de Loyasse et le réseau souterrain des arêtes de poisson. Rillieux-la-Pape et Sathonay-Camp, également limitrophes au nord-est de Caluire-et-Cuire, prolongent les recherches vers les secteurs d’habitat, de voies ferrées et d’anciennes emprises industrielles de la périphérie lyonnaise.
Collonges-au-Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône et Saint-Cyr-au-Mont-d’Or forment un autre axe de recherche autour des coteaux et de la vallée de la Saône. Le cadastre et les vues aériennes y permettent de distinguer une ancienne activité d’un simple bâtiment agricole ou résidentiel encore occupé.
Sur place, les indices les plus exploitables sont les murs condamnés, les anciennes enseignes, les rails de manutention, les cheminées, les bassins maçonnés et les bâtiments absents des constructions récentes. La comparaison entre plusieurs millésimes du cadastre, les vues aériennes de l’IGN et les articles de presse locale permet de relier ces traces à une activité précise plutôt qu’à un simple bâtiment vacant.