Urbex à Pordic (22590)
À Pordic, les traces les plus nettes se concentrent entre le bourg, les hameaux du Vaudic et de Bourgneuf, puis vers le littoral des Rosaires. Les ouvrages militaires construits entre 1940 et 1944 dominent le patrimoine oublié de la commune, avec plusieurs casemates, un petit local technique et les vestiges d’un réseau enterré.
Les cartes qui couvrent Pordic
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Carte urbex des Côtes-d'Armor
92 positions GPS
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Carte urbex de Bretagne
418 positions GPS
39,99 €
Explorer plus large : Côtes-d'Armor Bretagne
Les meilleurs spots d’urbex à Pordic
Les casemates de la position Wn Po 10
Au nord de Pordic, entre les secteurs du Vaudic et de Bourgneuf, la position militaire Wn Po 10 rassemble quatre casemates de type Regelbau 669. Construites entre 1940 et 1944, elles abritaient des canons Schneider de 155 mm et leurs munitions. Elles se trouvent dans l’arrière-pays, à environ deux kilomètres du rivage, sans vue directe sur la mer.
Les volumes en béton restent les éléments les plus marquants du site. Les ouvertures de tir, les embrasures épaisses et les salles semi-enterrées donnent à l’ensemble une apparence massive, très différente des blockhaus installés directement sur les plages. La végétation gagne les abords et masque par endroits les formes du dispositif.
Le local technique et les traces du réseau militaire
La position de Pordic comprenait aussi un petit local semi-enterré destiné à protéger les câbles téléphoniques. Le réseau reliait les différents ouvrages du secteur, notamment les positions de Pordic, de Binic et d’Étables-sur-Mer. Les fils étaient enfouis entre 0,5 et 2 mètres selon l’exposition des secteurs aux bombardements.
Ce sont des vestiges plus discrets que les casemates, mais ils expliquent l’organisation du site. Le dispositif ne formait pas une simple ligne de béton sur le littoral. Il associait des abris de tir, des locaux techniques et des liaisons enterrées entre plusieurs points de défense.

Pourquoi Pordic possède autant de lieux oubliés
Le relief de Pordic juxtapose un bourg ancien, des hameaux agricoles et un littoral découpé autour des Rosaires. Cette alternance a laissé des espaces peu bâtis, où les ouvrages militaires ont conservé leur implantation d’origine. La position Wn Po 10 se trouve ainsi en retrait de la côte, dans un paysage qui a beaucoup changé autour d’elle.
Les fortifications répondaient à un objectif précis : défendre les plages des Rosaires et de Binic contre un débarquement allié. Les travaux furent menés sous la direction de l’Organisation Todt pendant l’Occupation. Le secteur dépendait d’un ensemble plus large, identifié par plusieurs positions successives entre Pordic, Binic et Étables-sur-Mer.
- quatre casemates de combat destinées à des canons de 155 mm ;
- un local semi-enterré associé aux communications ;
- des liaisons téléphoniques enterrées entre les ouvrages ;
- des positions complémentaires réparties vers Binic et Étables-sur-Mer.
À côté de ces vestiges militaires, le territoire conserve un patrimoine rural plus ancien, avec les lavoirs, les chapelles de Sainte-Marie du Vaudic et de Notre-Dame de la Garde, ainsi que les manoirs du Pré Péan et du Pré Créan. Ces bâtiments ne relèvent pas tous de l’abandon, mais ils expliquent la profondeur historique des quartiers et des hameaux pordicais.
Où trouver des spots d’urbex à Pordic
Le principal secteur à retenir se situe dans la partie nord de la commune, autour du Vaudic et de Bourgneuf. C’est là que se concentrent les casemates de la position Wn Po 10 et le petit local technique. Le paysage alterne chemins ruraux, parcelles boisées et vues plus ouvertes en direction des Rosaires.
Vers Binic-Étables-sur-Mer, le même ensemble militaire se prolonge par un poste d’observation installé près de l’avant-port de Binic et par une autre batterie dans le secteur de la Villemain. Ces ouvrages appartiennent au même dispositif côtier, mais ne se trouvent pas sur le territoire de Pordic.
À l’est, Plérin et Saint-Brieuc prolongent le paysage littoral et les anciennes installations liées à la baie. Au sud, Trégomeur, Lantic et Plourhan forment un arrière-pays de hameaux, de chemins creux et d’anciens bâtiments agricoles, dans la continuité géographique de Pordic sans reprendre ses ouvrages militaires.
Les autres communes limitrophes, comme Trémuson, La Méaugon, Plélo et Plerneuf, relient Pordic aux zones rurales et industrielles de l’intérieur. Leurs paysages ne prolongent pas directement la position Wn Po 10, mais ils composent le même bassin autour de Saint-Brieuc, entre vallées, anciens axes de circulation et parcelles agricoles.