Aller au contenu

0Panier0 articles

Urbex de la Gironde (33)

Entre la métropole bordelaise, le vignoble du Libournais, l’estuaire et le littoral atlantique, l’urbex en Gironde change d’échelle et d’ambiance. Sanatorium à Pessac, entrepôts portuaires à Bassens, chais viticoles autour de Libourne et blockhaus du Médoc témoignent d’activités aujourd’hui disparues ou déplacées.

Contour du département de la Gironde

Les meilleurs spots d’urbex de la Gironde

Le sanatorium de Pessac

Le sanatorium de Pessac appartient à l’histoire médicale de la périphérie bordelaise. Ces établissements étaient installés à l’écart des centres urbains pour offrir aux patients davantage d’espace, d’air et d’isolement. Le site est associé à de longs couloirs, des chambres vides et des escaliers dégradés, avec des bâtiments parfois murés ou intégrés à des projets.

Les friches industrielles de Bordeaux Métropole

Les communes de Bordeaux, Bègles, Bassens et Floirac concentrent des entrepôts, des ateliers, des bureaux, des parkings et des hangars liés à l’activité industrielle et portuaire. La transformation des secteurs situés autour des quais a laissé des bâtiments vacants entre des emprises encore actives et des opérations d’aménagement.

Les anciens entrepôts portuaires de Bassens

Bassens fait partie du complexe portuaire de Bordeaux. Les quais, hangars, silos et bâtiments logistiques y rappellent le rôle commercial du port bordelais. L’abandon concerne surtout des constructions délaissées au milieu d’un secteur où certaines activités portuaires restent présentes.

Les ateliers et hangars industriels de Bègles

À Bègles, les anciennes zones d’ateliers et d’entrepôts s’inscrivent dans l’évolution industrielle de l’agglomération bordelaise. Les bâtiments recherchés par les photographes urbains sont généralement des volumes fonctionnels, avec bureaux, quais de chargement, charpentes métalliques et espaces de stockage laissés vacants.

Les emprises industrielles de Floirac

Floirac figure parmi les communes de la rive droite où l’activité industrielle et les mutations urbaines ont produit des bâtiments délaissés. Les friches y prennent la forme d’entrepôts, d’ateliers et de locaux d’activité intégrés à un tissu urbain en transformation.

Les domaines viticoles du Libournais

Autour de Libourne, de Saint-Émilion, de Coutras et de Fronsac, l’abandon concerne surtout des dépendances agricoles, des maisons de maître et des cuviers. Ces bâtiments appartiennent à l’histoire viticole du Libournais, où une propriété peut perdre son activité tout en conservant ses installations de production.

Les blockhaus du littoral girondin

Le littoral de la Gironde conserve des blockhaus et d’autres vestiges de la défense atlantique. Ces constructions militaires rappellent la présence allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles se distinguent des friches urbaines par leurs volumes enterrés, leurs murs en béton et leur implantation près de l’océan ou des anciennes positions stratégiques.

Immense halle portuaire abandonnée et traversée par la pluie.

Pourquoi la Gironde possède autant de lieux oubliés

La diversité des lieux abandonnés girondins vient de trois activités majeures, le port de Bordeaux, la viticulture et les infrastructures militaires. Au XVIIIe siècle, Bordeaux devient l’un des grands ports atlantiques français. Au XIXe siècle, le chemin de fer, les quais, les entrepôts et les ateliers renforcent l’activité économique de la ville et de sa périphérie.

Les mutations du transport et de la logistique ont ensuite déplacé certaines fonctions vers des installations plus vastes ou plus adaptées. Cette évolution explique la présence de hangars, d’ateliers et de bureaux vacants dans les secteurs de Bordeaux Métropole, notamment autour de Bègles, Bassens et Floirac.

Le vignoble produit un autre type de patrimoine délaissé. Dans le Libournais, l’Entre-deux-Mers et le Médoc, les domaines comprennent des chais, des cuviers, des dépendances et des maisons bourgeoises. Une propriété sans repreneur peut conserver ces bâtiments après l’arrêt de l’exploitation.

Les établissements de santé installés en périphérie, comme le sanatorium de Pessac, ont également laissé des ensembles bâtis importants. Leur isolement initial, puis leur fermeture ou leur transformation, produisent des couloirs, chambres et locaux techniques distincts des friches portuaires.

La présence militaire a ajouté des ouvrages en béton sur le littoral. La base sous-marine de Bordeaux, construite pendant la Seconde Guerre mondiale, n’est pas un lieu abandonné, mais elle illustre le poids stratégique du département et la concentration d’infrastructures militaires autour de l’estuaire et de l’Atlantique.

Où trouver des spots d’urbex de la Gironde

Les secteurs bordelais les plus documentés se trouvent au nord de Bordeaux, à Bègles, Bassens, Floirac et Pessac. Les bâtiments recherchés y sont liés aux anciennes activités portuaires, industrielles, administratives ou médicales. Dans le Libournais, les recherches se déplacent vers les domaines viticoles et les dépendances autour de Libourne, Saint-Émilion, Coutras et Fronsac.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des ateliers, voies ferrées, quais et bâtiments entre plusieurs périodes. Les archives départementales de la Gironde conservent des plans, dossiers administratifs et documents liés aux communes. La presse locale numérisée signale les fermetures d’usines, les transferts d’activité, les incendies et les projets de reconversion.

La base Mérimée aide à identifier les domaines, édifices publics et bâtiments patrimoniaux documentés. Le cadastre permet de relier une parcelle à une ancienne activité, à un chai, à un entrepôt ou à une emprise industrielle. Le croisement de ces documents distingue un bâtiment réellement délaissé d’une propriété viticole encore exploitée ou d’une friche déjà réhabilitée.

Sur le terrain, des volets clos, des enseignes anciennes, des quais sans marchandises, des voies ferrées interrompues et des toitures partiellement effondrées signalent une activité disparue. À l’inverse, des cuves entretenues, des véhicules récents, des éclairages actifs ou des travaux visibles montrent qu’un site reste utilisé, même lorsque sa façade paraît ancienne.

Les urbex dans les grandes villes de la Gironde

Les urbex dans les autres départements de Nouvelle-Aquitaine

Sécurité et respect

Ce qui fait tenir les lieux qu’on explore

La lettre

Soyez prévenu des prochains threads

Une lettre par mois, pas davantage : les histoires qui viennent de paraître sur le Thread, les lieux qu’on vient de relever, et les mises à jour des cartes. Se désinscrire prend un clic.

Votre adresse sert à cette lettre et à rien d’autre. Elle n’est ni revendue, ni cédée.

0