Urbex à Coulanges-lès-Nevers (58660)
À quelques kilomètres de Nevers, Coulanges-lès-Nevers rassemble des traces industrielles, des maisons délaissées et des bâtiments liés à l’ancienne métallurgie. La Nièvre, les anciens canaux d’amenée et les hameaux de hauteur structurent un territoire où les friches côtoient encore des édifices restaurés, comme la forge de Forgeneuve ou le château de Chevannes.
Les cartes qui couvrent Coulanges-lès-Nevers
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Les meilleurs spots d’urbex à Coulanges-lès-Nevers
Maison délaissée sur les hauteurs
Sur les hauteurs de Coulanges-lès-Nevers, une ancienne maison conserve l’allure d’un intérieur figé. Les murs de pierre disparaissent sous le lierre, tandis que les pièces gardent des meubles poussiéreux et quelques objets laissés sur place. La végétation gagne les abords et brouille progressivement les limites entre la demeure et le terrain.
Le décor reste résidentiel, loin des grandes friches industrielles : couloirs étroits, pièces désordonnées, ouvertures donnant sur les reliefs de l’agglomération neversoise. C’est cette échelle domestique qui distingue le lieu des anciens ateliers installés près de la Nièvre.
Le château de Chevannes
Dans le hameau de Chevannes, le château a longtemps présenté une silhouette presque engloutie par les arbres et les ronces. Son histoire mêle un noyau médiéval, une reconstruction entreprise en 1856, puis des agrandissements réalisés au début du XXe siècle. L’aile, la tour et l’étage ajoutés par la famille Beurrier ont donné au bâtiment son aspect monumental.
Le site n’est plus une ruine abandonnée. La toiture a été reprise et les dépendances, notamment l’ancienne maison du gardien, l’infirmerie et les écuries, témoignent encore des usages successifs du domaine. Les dortoirs aménagés pendant la Seconde Guerre mondiale rappellent que le château fut aussi un hôpital de campagne, puis un centre de jeunesse et une école liée aux métiers du bois et à l’horticulture.
La forge de Forgeneuve
La forge de Forgeneuve constitue le principal témoignage industriel de Coulanges-lès-Nevers. Fondée vers 1640 par la famille Pinet des Écots, elle utilisait la force de la Nièvre pour actionner deux grandes roues. L’activité passa du laminage aux lames d’acier pour canons de fusils, puis aux petites pièces métalliques avant la fermeture de 1878.
L’ancien atelier conserve les marques des roues, les impacts du marteau-pilon et le canal qui amenait l’eau depuis la rivière. Le bâtiment a été restauré à la fin du XXe siècle, mais ses volumes et ses dispositifs hydrauliques permettent encore de lire l’organisation d’une forge antérieure à l’ère industrielle.
Les casemates de l’ancien champ d’épreuves
Dans le secteur de l’ancien champ d’épreuves aux canons, les casemates rappellent les essais menés au XIXe siècle pour la Fonderie Nationale de Nevers. La butte de tir comportait des chambres à sable, remplacées en 1873 par des chambres maçonnées. Des puits recevaient les projectiles creux et une allée en fonte complétait le dispositif.
Les casemates protégeaient les installations pendant les tirs. Leur voûte cintrée, les maçonneries épaisses et l’organisation du terrain donnent une lecture très différente des maisons et des ateliers de la commune. Le site appartient à l’histoire militaire et métallurgique du bassin de Nevers.

Pourquoi Coulanges-lès-Nevers possède autant de lieux oubliés
Le paysage de Coulanges-lès-Nevers s’est construit autour de l’eau et du métal. La Nièvre, le ruisseau de la Pique, le Meulot et l’Éperon alimentaient autrefois les moulins et les installations artisanales. Les canaux, les retenues et les anciens bâtiments suivent encore les points où l’énergie hydraulique pouvait être captée.
La métallurgie a laissé une empreinte particulièrement dense. Forgeneuve et Pont Saint-Ours, aussi appelé moulin Barreau, employaient encore environ 250 ouvriers au milieu du XIXe siècle. Lorsque la production s’est contractée, les grands volumes, les canaux et les dépendances ont changé de fonction ou sont restés en marge du tissu résidentiel.
Le sous-sol raconte une autre phase de cette histoire. Des recherches de minerai de fer ont laissé des caverons, notamment dans les hauteurs, avant leur abandon vers 1850. Les terres des Chaumottes alimentaient aussi les ateliers de faïence de Nevers. À ces traces industrielles s’ajoutent les anciens moulins, les domaines ruraux et les maisons isolées, ce qui explique la diversité des décors visibles sur un territoire pourtant peu étendu.
- les ouvrages hydrauliques liés à la Nièvre et aux anciens moulins ;
- les bâtiments de forge et les installations associées au travail du fer ;
- les domaines ruraux, maisons anciennes et dépendances des hameaux ;
- les ouvrages maçonnés du champ d’épreuves et des casemates.
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Où trouver des spots d’urbex à Coulanges-lès-Nevers
Les lieux oubliés se concentrent surtout autour de trois ensembles : les hauteurs résidentielles, le corridor de la Nièvre et les hameaux historiques. Chevannes se repère par son château et ses dépendances, tandis que Forgeneuve se lit à travers l’ancien atelier, le canal d’amenée et les traces laissées par les mécanismes hydrauliques. Le secteur des casemates prolonge cette histoire vers les anciennes installations d’essai.
Pour situer les anciens bâtiments sur les documents locaux, les noms de Forgeneuve, de Pont Saint-Ours, du moulin Barreau, des Chaumottes et du champ d’épreuves sont plus parlants que la seule mention d’urbex à Coulanges-lès-Nevers. Ils correspondent à des activités précises et permettent de distinguer les vestiges conservés des maisons simplement délaissées.
La proximité de Nevers explique pourquoi les traces industrielles de Coulanges se prolongent rapidement dans l’agglomération. À l’ouest, Urzy partage le secteur du pont Saint-Ours et les paysages de la Nièvre. Varennes-Vauzelles, au nord-est, relie la commune aux anciens espaces ferroviaires et industriels de l’agglomération, tandis que Saint-Éloi prolonge les zones d’activités vers l’est.
Plus au sud, Sermoise-sur-Loire appartient au même ensemble de vallées et d’anciens axes de circulation. Vers le nord, Montigny-aux-Amognes et Saint-Martin-d’Heuille offrent un prolongement rural aux hameaux et aux bâtiments isolés de Coulanges. Ces communes voisines forment un périmètre cohérent autour de Nevers, mais les traces métallurgiques et hydrauliques les plus lisibles ici restent celles de la Nièvre, de Forgeneuve et de Pont Saint-Ours.
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