Urbex de l'Yonne (89)
L’Yonne réunit les traces du flottage du Morvan, des forges de Puisaye, des carrières du Tonnerrois et d’un puissant passé ferroviaire autour de Laroche-Migennes. Entre Auxerre, Chablis, Saint-Florentin et Tannerre-en-Puisaye, les bâtiments délaissés côtoient un patrimoine industriel, viticole et architectural particulièrement varié.

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Carte urbex de l'Yonne
47 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex de l’Yonne
Usine abandonnée d’Auxerre
L’usine abandonnée d’Auxerre appartient au patrimoine industriel du chef-lieu de l’Yonne. Le site conserve des ateliers, des bureaux et des quais de chargement, avec des volumes qui rappellent l’activité industrielle périurbaine d’Auxerre.
Les bâtiments forment un ensemble distinct des maisons et des équipements du centre historique. Les espaces de production et les circulations internes donnent à ce site un intérêt particulier pour la photographie industrielle.
Ancienne usine de Chablis
L’ancienne usine de Chablis était consacrée à la fabrication de matériel vinicole. Ses halles, ses ateliers et ses machines témoignent du rôle de la viticulture dans l’économie de Chablis.
La désaffectation a laissé un ensemble industriel reconnaissable, avec des équipements de production et des espaces adaptés au travail mécanique. Ce site relie directement l’urbex icaunais à l’histoire des chais et des exploitations viticoles du Chablisien.
Gare abandonnée de Saint-Florentin
La gare abandonnée de Saint-Florentin conserve des quais envahis par la végétation, une salle des pas perdus et plusieurs bâtiments annexes. Sa fermeture remonte à plusieurs décennies, ce qui explique l’état dégradé des espaces ferroviaires.
L’ensemble rappelle le rôle des gares secondaires dans l’organisation des bourgs de l’Yonne. Les quais, les façades et les locaux de service composent un décor lié à l’ancienne desserte ferroviaire de Saint-Florentin.
Ferrier de Tannerre-en-Puisaye
Le ferrier de Tannerre-en-Puisaye conserve des amas de scories et les traces d’anciennes activités de transformation du fer. Ce site archéologique documente une métallurgie ancienne installée dans la Puisaye.
Les reliefs formés par les déchets de production distinguent ce lieu d’une friche industrielle récente. Le ferrier constitue un témoignage visible de l’exploitation du minerai et du travail du fer dans l’Yonne.
Château de Maulnes
Le Château de Maulnes, situé dans l’Yonne, possède un plan pentagonal exceptionnel et des souterrains. Son architecture Renaissance en fait l’un des édifices les plus singuliers du département.
Le château est partiellement restauré et fait l’objet d’un chantier de sauvegarde. Il ne correspond donc pas à une friche abandonnée, mais il figure parmi les lieux architecturaux insolites à découvrir dans le cadre des visites prévues sur le site.
Carrières de pierre du Tonnerrois et de l’Avallonnais
Les carrières du Tonnerrois et de l’Avallonnais conservent des galeries liées à l’extraction de la pierre. Certaines cavités ont perdu leur fonction après l’arrêt de l’exploitation et forment un patrimoine souterrain associé aux villages et aux bourgs de ces deux secteurs.
Ces carrières rappellent que la pierre a constitué une activité majeure de l’Yonne, aux côtés du bois, du fer et du rail. Les fronts de taille, les voûtes et les accès creusés dans le sol témoignent de cette ancienne économie extractive.

Pourquoi l’Yonne possède autant de lieux oubliés
L’Yonne a d’abord vécu du bois et de la rivière. Pendant plus de trois siècles, le flottage acheminait vers Paris les bûches venues du Morvan. La disparition de cette activité au début du XXe siècle a laissé des ports, des écluses et des bâtiments de bord d’eau sans usage.
La Puisaye conserve les traces d’une ancienne industrie du fer, notamment autour des ferriers et des vestiges de forges. Dans le Tonnerrois et l’Avallonnais, l’extraction de la pierre a créé des carrières et des galeries dont certaines sont aujourd’hui abandonnées.
Le rail a ensuite structuré une large partie du département. Le complexe de Laroche-Migennes constituait un important nœud ferroviaire, avec des activités de triage, des dépôts et des logements liés aux compagnies de chemin de fer. La fermeture ou la réduction de ces fonctions a libéré des bâtiments ferroviaires à Migennes, Saint-Florentin et dans d’autres communes desservies.
Le vignoble de Chablis a été ravagé par le phylloxéra à la fin du XIXe siècle. La reconstruction du vignoble a demandé plusieurs décennies, période durant laquelle des chais, des ateliers et des bâtiments viticoles ont perdu leur activité. Cette succession de crises explique la présence de friches industrielles, agricoles et viticoles dans des communes aujourd’hui moins peuplées.
Où trouver des spots d’urbex de l’Yonne
Le secteur d’Auxerre concentre les ateliers, les bureaux et les quais liés à l’industrie périurbaine. Vers Migennes et Saint-Florentin, les recherches portent plutôt sur les gares déclassées, les bâtiments de dépôt et les anciennes maisons associées au chemin de fer.
La Puisaye se distingue par les ferriers, les anciennes forges, les moulins et les bâtiments ruraux. Le Tonnerrois et l’Avallonnais regroupent les carrières de pierre, tandis que le secteur de Chablis conserve des traces d’activités vinicoles et de fabrication de matériel viticole.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des usines, des gares, des carrières et des hameaux entre plusieurs périodes. Les archives départementales de l’Yonne complètent cette recherche avec les plans, les recensements et les dossiers liés aux activités industrielles.
La presse locale numérisée permet de retrouver les fermetures d’usines, les changements d’exploitants et les projets de reconversion. La base Mérimée documente les édifices patrimoniaux comme le Château de Maulnes et certains ensembles liés aux activités anciennes. Le cadastre aide enfin à suivre les anciennes parcelles industrielles, viticoles, ferroviaires et extractives.
Sur les vues aériennes et les photographies anciennes, une toiture effondrée, des bâtiments sans vitrage, un quai séparé de toute activité ferroviaire ou un parc retourné à la friche signalent souvent une rupture d’usage. Dans l’Yonne, ces indices se lisent particulièrement autour des anciennes zones industrielles d’Auxerre, des emprises ferroviaires de Laroche-Migennes et des secteurs viticoles du Chablisien.