Urbex à Mulhouse (68100)
Mulhouse concentre les traces d’un ancien bassin industriel, avec des manufactures textiles issues d’une activité développée dès le XVIIIe siècle et des bâtiments liés à la potasse dans son environnement proche. Les friches, demeures délaissées et volumes techniques se lisent surtout dans les secteurs où l’industrie a reculé ou changé d’usage.
Autour de Mulhouse : Riedisheim, Pfastatt, Illzach, Brunstatt-Didenheim, Kingersheim, Lutterbach, Richwiller, Morschwiller-le-Bas, Zimmersheim, Bruebach, Rixheim, Hochstatt, Wittenheim, Eschentzwiller, Sausheim, Flaxlanden
Les cartes qui couvrent Mulhouse
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Carte urbex du Haut-Rhin
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16,99 €
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Carte urbex du Grand Est
766 positions GPS
59,99 €
À Mulhouse, l’urbex repose moins sur des ruines isolées que sur la continuité d’un ancien paysage industriel. Les anciennes manufactures textiles, les bâtiments techniques et les demeures abandonnées forment un patrimoine dispersé entre la ville et ses communes limitrophes.
Les meilleurs spots d’urbex à Mulhouse
Anciennes manufactures textiles de Mulhouse
Mulhouse devient une grande ville textile dès le XVIIIe siècle. Les anciennes filatures, manufactures et usines d’impression sur étoffes constituent le principal ensemble urbex de la ville. Les bâtiments recherchés sont des volumes industriels en brique ou en métal, avec ateliers, verrières, sheds et annexes techniques.
La fermeture ou la transformation de ces activités a laissé des bâtiments vidés de leurs machines et parfois séparés de leur fonction d’origine. Le paysage textile se prolonge vers les anciennes zones manufacturières du bassin mulhousien.
Bâtiments techniques liés au bassin potassique
Au nord et autour de Mulhouse, le bassin potassique a laissé des carreaux miniers, des bâtiments techniques et des cités ouvrières. La potasse est découverte en 1904, puis exploitée à grande échelle au XXe siècle. Ces ensembles se distinguent des friches textiles par leurs installations de production, leurs dépendances et leur organisation autour des anciens carreaux.
Les dernières mines ferment en 2004. Cette date explique la présence de bâtiments dont la fonction minière a disparu, tandis que certains sites ont été transformés ou réaffectés.
Un ancien manoir à Mulhouse
Un ancien manoir signalé à Mulhouse relève d’un autre type de décor. La demeure associe une façade résidentielle, des pièces vidées ou dégradées et un jardin repris par la végétation. Ce type de bâtiment se distingue des manufactures par son histoire domestique et son isolement dans le tissu urbain.
Le nom diffusé pour ce lieu ne permet pas d’identifier une propriété réelle. Il est donc plus exact de le désigner par sa fonction et sa commune, sans reprendre un pseudonyme d’exploration.

Pourquoi Mulhouse possède autant de lieux oubliés
La concentration des friches mulhousiennes vient de l’industrialisation textile commencée au XVIIIe siècle. Les filatures, les ateliers mécaniques et les usines d’impression sur étoffes ont structuré la ville autour de bâtiments de production, de dépendances et de cités ouvrières.
Le recul de ces activités a laissé des manufactures sans usage, tandis que les machines et les ateliers ont été déplacés, démontés ou remplacés par d’autres fonctions. Cette évolution explique la diversité des bâtiments repérés aujourd’hui, des grands volumes industriels aux petites annexes techniques.
Le nord de Mulhouse appartient aussi à l’histoire du bassin potassique. La découverte de la potasse en 1904 entraîne une exploitation minière importante au XXe siècle. Les fermetures achevées en 2004 ont laissé des carreaux miniers, des bâtiments techniques et des cités ouvrières dans le paysage proche de la ville.
Où trouver des spots d’urbex à Mulhouse
Commencez par distinguer les secteurs textiles de Mulhouse et les traces minières situées au nord de l’agglomération. Pour élargir le repérage, les communes limitrophes de Pfastatt, Illzach et Kingersheim prolongent le périmètre industriel autour de Mulhouse. Riedisheim, Brunstatt-Didenheim et Morschwiller-le-Bas permettent de suivre les franges urbaines et les anciens axes reliant la ville à son environnement.
Lutterbach, Richwiller, Zimmersheim et Bruebach complètent ce périmètre de recherche. Leurs noms sont utiles pour retrouver les mentions d’anciennes activités, de bâtiments techniques ou de cités ouvrières dans la presse et les archives locales, sans limiter la recherche au seul code postal de Mulhouse.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer les emprises industrielles, les toitures et les voies ferrées secondaires avec leur état actuel. Les archives départementales, la presse locale numérisée et le cadastre précisent les changements d’activité, les fermetures et les divisions de parcelles. La base Mérimée aide à vérifier l’intérêt patrimonial d’un bâtiment, surtout pour les anciennes manufactures et les demeures remarquables.
Sur le terrain cartographique, les signaux les plus parlants sont une toiture percée, une végétation qui gagne les cours, des ateliers séparés de la voirie par des clôtures anciennes ou des bâtiments techniques conservés sans activité visible. À Mulhouse, ces indices prennent surtout leur sens lorsqu’ils sont rapprochés de l’histoire textile de la ville et du passé minier du secteur nord.