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Urbex à Saint-Jean-de-Braye (45800)

À l’est d’Orléans, Saint-Jean-de-Braye rassemble un ancien site de soins, des traces de négoce viticole et plusieurs lieux liés à l’histoire de la Loire. La polyclinique des Longues Allées constitue le seul site d’abandon récent clairement documenté dans la commune, tandis que les anciens secteurs viticoles racontent une autre forme de disparition.

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Les meilleurs spots d’urbex à Saint-Jean-de-Braye

Polyclinique des Longues Allées

La polyclinique des Longues Allées, à Saint-Jean-de-Braye, est composée de deux bâtiments. Elle a fermé très récemment, ce qui en fait le principal site d’urbex documenté dans la commune. L’ensemble conserve une architecture de soins récente, mais son état et les éléments encore présents évoluent rapidement depuis la fermeture.

Ancienne société ACP

L’ancienne société ACP, Angenault Champilou Piouffre, occupait un site situé entre l’avenue Charles-Péguy, la rue du Pont Bordeau et l’ancienne ligne de chemin de fer. Cette activité de négoce viticole a connu son maximum entre 1975 et 1984. Une fresque réalisée dans les années 1970 par l’entreprise abraysienne EDE rappelait cette activité. Le site a depuis été transformé, mais la fresque a été reproduite en 2024 sur un autre support.

Le site de la villa Ker Marguerite

La villa Ker Marguerite, en bord de Loire à Saint-Jean-de-Braye, a disparu. Elle servait de lieu de villégiature à la famille Pelletier et de point de rencontre au réseau de résistance « Confrérie Notre-Dame de Castille » pendant la Seconde Guerre mondiale. Une stèle inaugurée en 2008 rappelle aujourd’hui ce lieu, qui ne constitue plus un bâtiment abandonné à explorer.

L’ancienne abbaye de Saint-Loup

Un couvent et une abbaye d’apanage royal furent fondés à Saint-Jean-de-Braye en 1249, autour des reliques de saint Loup. L’enceinte abbatiale accueillait la bastille Saint-Loup, prise par Jeanne d’Arc le 4 mai 1429. L’ensemble a perduré jusqu’à la Révolution, mais les éléments encore visibles ne sont pas décrits comme un site urbex abandonné.

Vue aérienne de Saint-Jean-de-Braye

Pourquoi Saint-Jean-de-Braye possède autant de lieux oubliés

Les traces d’abandon de Saint-Jean-de-Braye viennent de la succession de plusieurs activités. La commune était autrefois un territoire viticole, notamment autour de la propriété acquise par la famille Champilou en 1884. Cette propriété de 10 000 m² se trouvait entre la voie ferrée, la route d’Orléans à Gien et le chemin devenu la rue du Pont Bordeau.

Le phylloxéra a détruit une grande partie des vignes vers 1882. Les vignerons se sont alors tournés vers la polyculture, tandis que les parcelles restantes ont progressivement laissé place aux poiriers et aux pommiers vers 1930. La propriété Champilou a été morcelée en 1950, puis sa partie professionnelle a accueilli la société ACP.

Le négoce du Gris Meunier, vin rouge local, a ensuite décliné avec la disparition progressive de la viticulture abraysienne. La polyclinique des Longues Allées illustre une autre cause de renouvellement urbain, avec la fermeture récente de ses deux bâtiments et la libération d’un ancien site de soins.

Où trouver des spots d’urbex à Saint-Jean-de-Braye

Le secteur des Longues Allées concentre le seul ensemble de bâtiments récemment fermé clairement identifié dans Saint-Jean-de-Braye. Pour les traces industrielles, examinez plutôt l’axe de l’ancienne route d’Orléans à Gien, la rue du Pont Bordeau et les abords de l’ancienne voie ferrée, où se trouvait la société ACP.

Les recherches autour de la Loire doivent intégrer Combleux, Chécy et Saint-Denis-en-Val, communes voisines reliées au territoire abraysien par le fleuve et ses anciens usages. Le bord de Loire de Saint-Jean-de-Braye s’étend sur 4,7 kilomètres et comprend le point le plus septentrional de la courbe du fleuve.

Semoy, Boigny-sur-Bionne et Fleury-les-Aubrais touchent également Saint-Jean-de-Braye. Ces limites sont utiles pour élargir une recherche locale vers les anciens secteurs d’habitat et d’activité de l’agglomération orléanaise, sans attribuer à Saint-Jean-de-Braye des bâtiments situés dans ces communes.

Pour documenter un bâtiment délaissé, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre et les archives départementales du Loiret. La presse locale numérisée peut dater une fermeture, tandis que la base Mérimée aide à distinguer un ancien édifice patrimonial d’un site industriel plus récent. À Saint-Jean-de-Braye, les indices les plus précis restent les anciens alignements viticoles, la voie ferrée, l’axe d’Orléans à Gien et les bâtiments médicaux des Longues Allées.

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