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Urbex du Var (83)

Le **Var** rassemble des traces très différentes de l’abandon : le barrage brisé de **Malpasset** près de Fréjus, le sanatorium du **Réal Martin** à Pierrefeu-du-Var, les ruines médiévales de **Vieille Valette** et l’ancienne mine de cuivre du **Cap Garonne** au Pradet. Le littoral ajoute des villas et hôtels liés à l’essor touristique du XIXe siècle.

Contour du département du Var

Les meilleurs spots d’urbex du Var

Le barrage de Malpasset

Le barrage de Malpasset, construit dans les années 1950 sur le Reyran près de Fréjus, s’est rompu le 2 décembre 1959. Les blocs de béton disloqués dans le vallon constituent les vestiges visibles d’une catastrophe civile majeure du XXe siècle.

Le site forme un ensemble de ruines techniques et de fragments d’ouvrage au milieu du paysage méditerranéen. Il relève davantage du lieu de mémoire que du bâtiment abandonné classique.

Le sanatorium du Réal Martin

Le sanatorium du Réal Martin, à Pierrefeu-du-Var, est un ancien établissement de soins installé dans un secteur isolé. Ses longs volumes et ses espaces collectifs rappellent l’architecture sanitaire d’une période où l’air sec, le soleil et l’éloignement étaient associés au traitement de certaines maladies.

Le bâtiment appartient au patrimoine sanitaire délaissé du Var. Son état et son environnement ont évolué avec les projets de fermeture, de surveillance et de sécurisation du site.

L’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne

L’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, au Pradet, a surtout été exploitée au XIXe siècle. Les galeries, les minéraux et les installations minières témoignent de cette activité industrielle liée au sous-sol varois.

Une partie du site est aujourd’hui valorisée dans un cadre patrimonial. Le Cap Garonne conserve ainsi des traces minières, des espaces souterrains et un panorama sur la rade de Toulon.

Vieille Valette

Les ruines de Vieille Valette, au-dessus de La Valette-du-Var, occupent les hauteurs du mont Combe. Cet ancien habitat défensif renvoie à l’histoire médiévale provençale.

Les murs effondrés, les pierres sèches et la végétation basse composent un site de ruines plutôt qu’une friche urbaine contemporaine. La position dominante offre des vues sur l’agglomération toulonnaise.

Les anciennes villas et hôtels de Hyères et Saint-Raphaël

Les communes de Hyères et de Saint-Raphaël ont connu un essor touristique au XIXe siècle. Des villas de villégiature, des hôtels et des établissements de soins ont été construits autour du littoral méditerranéen.

Certains bâtiments fermés ou délaissés conservent des escaliers, des décors intérieurs et une architecture bourgeoise. Ils représentent le versant résidentiel et hôtelier de l’urbex varois.

Ancien barrage monumental en béton, envahi par la végétation dans une gorge boisée.

Pourquoi le Var possède autant de lieux oubliés

Le Var s’est développé autour de quatre activités qui ont laissé des bâtiments très différents : la marine militaire, l’agriculture, l’exploitation minière et le tourisme.

Toulon devient un port militaire majeur dès le XVIIe siècle. L’arsenal et les batteries côtières ont structuré les communes voisines, notamment autour de Toulon, La Garde, La Seyne-sur-Mer, Cuers et Pierrefeu. Les ouvrages militaires et les bâtiments techniques rappellent cette fonction stratégique méditerranéenne.

Au XIXe siècle, l’essor de Hyères, Saint-Raphaël et Fréjus entraîne la construction de villas, d’hôtels et d’établissements de soins. La fermeture ou la transformation de certains équipements touristiques explique la présence de bâtiments délaissés sur le littoral.

L’intérieur du département reposait sur les domaines viticoles, les moulins, les bergeries et les fermes. L’exode rural a progressivement vidé certains hameaux et laissé des bastides, des dépendances agricoles et des ruines entre Brignoles, Draguignan et le Haut-Var.

Le passé minier complète cette histoire. Au Cap Garonne, l’extraction du cuivre a produit des galeries et des installations aujourd’hui intégrées au patrimoine local. La diversité des abandons vient donc de la succession de fonctions militaires, sanitaires, touristiques, agricoles et industrielles.

Où trouver des spots d’urbex du Var

Autour de Toulon, La Garde et La Seyne-sur-Mer, les secteurs d’anciens équipements publics, d’installations portuaires et de franges industrielles correspondent aux transformations de l’agglomération. Les hauteurs de La Valette-du-Var ajoutent les ruines de Vieille Valette et les traces d’habitats anciens.

Vers Cuers et Pierrefeu-du-Var, les recherches portent sur les bâtiments techniques, les emprises militaires et le patrimoine sanitaire. Les environs de Brignoles et de Draguignan concentrent plutôt les domaines agricoles, les bastides et les dépendances viticoles.

Sur le littoral, Hyères, Saint-Raphaël et Fréjus réunissent les anciennes villas de villégiature, les hôtels fermés et les traces de l’essor balnéaire. Le Pradet se distingue par le patrimoine minier du Cap Garonne.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise d’un bâtiment, d’une carrière ou d’une installation entre plusieurs périodes. Les archives départementales du Var renseignent les activités, les plans et les changements d’usage.

La presse locale numérisée aide à retrouver les fermetures d’hôtels, de sanatoriums, d’usines et d’exploitations. La base Mérimée documente les édifices patrimoniaux, tandis que le cadastre permet de suivre les parcelles, les bâtiments et leurs transformations.

Sur les photographies anciennes et récentes, une toiture disparue, une végétation qui recouvre les accès, des ouvertures murées ou une emprise qui ne figure plus dans les usages locaux signalent souvent un bâtiment délaissé. Ces indices doivent être recoupés avec l’histoire de la commune et les documents patrimoniaux avant d’identifier un ancien site.

Les urbex dans les grandes villes du Var

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