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Urbex d'Indre-et-Loire (37)

Entre les friches de Tours, les coteaux de tuffeau et les demeures délaissées du Chinonais, l’Indre-et-Loire rassemble des lieux abandonnés très différents. Les anciens établissements de santé, ateliers, châteaux et domaines agricoles composent un patrimoine urbex lié à l’histoire industrielle, viticole et hospitalière de la Touraine.

Contour du département d'Indre-et-Loire

Les meilleurs spots d’urbex d’Indre-et-Loire

Ancien hôpital psychiatrique de Tours

Cet ensemble hospitalier désaffecté se trouve à Tours. Ses pavillons, ses couloirs et ses anciennes salles de soins forment un site de grande ampleur, devenu l’un des lieux les plus cités de l’urbex en Indre-et-Loire.

Les bâtiments ont été vidés et plusieurs secteurs sont très dégradés. Certains pavillons ont fait l’objet de projets de reconversion, ce qui modifie régulièrement l’état du site.

Un château abandonné vers Loches

Le sud de l’Indre-et-Loire compte plusieurs propriétés délaissées dans les environs de Loches. L’un de ces châteaux conserve un corps de logis, des communs et un parc envahi par la végétation.

Les bâtiments présentent des états de conservation différents selon les ailes. Les parties anciennes et les toitures donnent à ce domaine un aspect de ruine patrimoniale.

Une ancienne usine désaffectée à Chinon

Cette friche industrielle se situe dans le secteur de Chinon, au sein du patrimoine industriel du Véron. Elle réunit des halles, des ateliers et des bureaux abandonnés.

Les volumes intérieurs associent béton, tôle et vitrages brisés. L’organisation du site rappelle l’activité industrielle qui occupait autrefois cette zone du Chinonais.

L’orphelinat des Hautes Bardes

L’orphelinat des Hautes Bardes est un ancien bâtiment institutionnel composé de dortoirs, d’un réfectoire et de longs couloirs. Sa construction appartient à la période où les établissements collectifs se développaient entre **1900 et 1950**.

La disposition des pièces conserve la séparation entre espaces de sommeil, lieux de repas et circulations communes. Le bâtiment est aujourd’hui abandonné et fortement dégradé.

Une ancienne maison de retraite vers Amboise

Dans les environs d’Amboise, une ancienne maison de retraite conserve un bâtiment aux lignes sobres, avec de longs couloirs carrelés et des chambres standardisées.

Les espaces intérieurs témoignent de l’usage médical et résidentiel de l’établissement. L’usure des revêtements et l’abandon des chambres ont remplacé l’activité d’accompagnement des personnes âgées.

Un ancien restaurant près de Chinon

Près de Chinon, un ancien restaurant de caractère conserve une salle principale, un comptoir, une cuisine et une façade traditionnelle. L’établissement accueillait autrefois les habitants et les voyageurs.

Les peintures écaillées et les espaces désertés maintiennent la lecture de l’ancien commerce, malgré la disparition de son activité.

Un ancien domaine à Montlouis-sur-Loire

À Montlouis-sur-Loire, un ancien domaine agricole comprend une maison de maître en pierre et des dépendances envahies par la végétation. La propriété était liée au travail de la terre.

Le bâti reste relativement conservé et certains équipements sont encore présents. Le domaine illustre l’abandon progressif de propriétés rurales situées dans l’est de l’agglomération tourangelle.

Le couloir désert d’un ancien établissement hospitalier aux murs écaillés.

Pourquoi l’Indre-et-Loire possède autant de lieux oubliés

L’histoire économique de Tours explique une partie des bâtiments abandonnés du département. La ville a été un centre de la soie dès le **XVe siècle**, avant que cette activité ne décline au profit de Lyon et ne laisse des ateliers et des entrepôts sans usage.

L’imprimerie et l’édition ont ensuite occupé de grands ateliers tourangeaux. Plusieurs de ces établissements ont fermé au **XXe siècle**, laissant des bâtiments industriels dans le tissu urbain de Tours.

La métallurgie et la mécanique se sont concentrées autour de **Saint-Pierre-des-Corps**, où le nœud ferroviaire a soutenu une importante activité industrielle. Les bombardements de **1944**, puis les restructurations industrielles, ont profondément modifié ce secteur.

Les coteaux de tuffeau constituent un autre facteur d’abandon. Exploités depuis le Moyen Âge pour construire les châteaux de la Loire, ils ont ensuite abrité des caves et des champignonnières. Une partie de ces galeries a cessé son activité à partir des **années 1980**.

Le département conserve aussi des bâtiments hospitaliers, militaires et scolaires fermés. La base aérienne de Tours a perdu sa fonction militaire en **2021**, libérant une vaste emprise dans l’agglomération tourangelle.

Cette histoire produit des formes de lieux distinctes selon les territoires. Tours et Saint-Pierre-des-Corps concentrent les ateliers, entrepôts et bâtiments de santé. Le Chinonais rassemble des friches industrielles et des domaines ruraux. Les coteaux de tuffeau autour d’Amboise, de Montlouis-sur-Loire et de Chinon conservent des caves et des champignonnières abandonnées. Le Lochois se distingue par ses châteaux, ses manoirs et ses fermes délaissées.

Où trouver des spots d’urbex d’Indre-et-Loire

Les anciennes photographies aériennes de l’**IGN** permettent de comparer l’évolution des emprises industrielles autour de **Tours**, **Saint-Pierre-des-Corps** et **Chinon**. Une halle disparue, une cour d’usine réduite ou une toiture apparue sur une série récente signalent une transformation du site.

Les **archives départementales d’Indre-et-Loire** renseignent les anciennes usines, les établissements hospitaliers, les écoles et les domaines ruraux. La presse locale numérisée apporte des dates de fermeture, des noms d’entreprises et des informations sur les projets de démolition ou de reconversion.

La base **Mérimée** aide à identifier les châteaux, manoirs, maisons de maître et bâtiments ruraux protégés ou inventoriés dans le Lochois, le Chinonais et la vallée de l’Indre. Le cadastre permet ensuite de relier une ancienne activité à une parcelle et à une commune.

À Tours et Saint-Pierre-des-Corps, recherchez les secteurs où les ateliers, entrepôts et emprises ferroviaires ont changé d’usage. Vers Chinon, les anciennes zones industrielles et les coteaux de tuffeau concentrent les traces d’activités disparues. Autour d’Amboise, de Montlouis-sur-Loire et de Loches, les maisons de maître, domaines agricoles et propriétés boisées constituent les principaux indices bâtis.

Une toiture percée, des ouvertures sans vitrage, une végétation qui gagne les façades ou une parcelle absente des constructions récentes signalent un bâtiment délaissé. Ces indices se vérifient en comparant le cadastre, les photographies aériennes anciennes et les articles consacrés aux friches de la commune.

Les urbex dans les grandes villes d'Indre-et-Loire

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