Urbex de la Dordogne (24)
La Dordogne réunit des châteaux ruraux, des hôpitaux désaffectés, des gares secondaires et d’anciens centres de vacances. Entre Périgueux, Brantôme, Trélissac et les vallées de l’Isle, de la Dordogne et de la Vézère, l’abandon se lit surtout dans les bâtiments dispersés et les domaines isolés.

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Carte urbex de la Dordogne
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En Dordogne, l’exploration urbaine se distingue par la dispersion des sites. Les bâtiments délaissés se trouvent davantage dans les domaines ruraux, les bourgs secondaires et les anciennes infrastructures que dans de grandes zones industrielles.
Les traces les plus fréquentes sont liées aux châteaux, aux établissements de soins, aux colonies de vacances, aux gares rurales et aux activités artisanales du Périgord.
Les meilleurs spots d’urbex de la Dordogne
Château de Fayolle
Le château de Fayolle, à Tocane-Saint-Apre, est un domaine rural connu pour son architecture périgourdine, ses pièces marquées par le temps et ses dépendances. En 2024, le site a fait l’objet de visites encadrées inspirées de l’urbex.
Le château illustre l’abandon temporaire ou prolongé de grandes demeures privées, dont les intérieurs conservent des escaliers, des volumes domestiques et des éléments de décor.
Le secteur hospitalier de Périgueux
À Périgueux, l’expression urbex renvoie notamment à d’anciens pavillons et à des annexes hospitalières. Ces bâtiments comprennent des couloirs, des bureaux, des escaliers techniques et des espaces administratifs liés à l’ancienne activité de soins.
La transformation progressive des établissements médicaux explique la présence de bâtiments fermés à proximité de secteurs encore occupés. Le périmètre hospitalier peut donc associer des constructions abandonnées et des bâtiments toujours utilisés.
Manoir de Trélissac
Le manoir de Trélissac, près de Périgueux, représente le patrimoine résidentiel délaissé de la périphérie périgourdine. Le domaine comprend une demeure ancienne, des dépendances et un parc envahi par la végétation.
Les intérieurs de ce type de manoir conservent parfois des escaliers en bois, des pièces de réception et des traces d’occupation domestique. Les planchers, les caves et les circulations verticales figurent parmi les éléments les plus dégradés du bâti.
Centre de vacances Abner Cantu
Le Centre de vacances Abner Cantu appartient au patrimoine des séjours collectifs aujourd’hui disparus ou réorganisés. Ses bâtiments correspondent au modèle des centres construits ou aménagés entre les années 1960 et 1980.
Les ensembles de ce type réunissent des dortoirs, des sanitaires collectifs, des réfectoires, des cuisines et des salles d’activités. Certains possèdent aussi une piscine ou un terrain de sport, équipements qui deviennent des marqueurs visibles de l’ancienne fonction du site.
Ancien hôpital de Brantôme
L’ancien hôpital de Brantôme, à Brantôme, appartient aux bâtiments médico-sociaux délaissés du nord de la Dordogne. Ses espaces rappellent l’organisation des anciens établissements de soins, avec des salles, des circulations communes et des locaux administratifs.
La fermeture ou le transfert d’un établissement laisse souvent plusieurs bâtiments annexes sans usage, plutôt qu’un seul édifice isolé. Cette configuration distingue les anciens sites hospitaliers des maisons abandonnées présentes dans les hameaux.
Ancienne gare Castelnaud-Fayrac
L’ancienne gare Castelnaud-Fayrac témoigne de l’ancien réseau ferroviaire secondaire de Dordogne. Les petites gares, les maisons de garde-barrière, les quais et les emprises de voie ont perdu leur fonction avec le déclin de plusieurs lignes rurales au XXe siècle.
Le bâtiment voyageurs et les abords de la voie forment un ensemble reconnaissable dans le paysage. Les anciennes infrastructures ferroviaires constituent ainsi des repères fixes pour comprendre les déplacements et les activités disparus des vallées périgourdines.

Pourquoi la Dordogne possède autant de lieux oubliés
La Dordogne, aussi appelée Périgord, possède un patrimoine composé de plus de 1 500 châteaux et manoirs souvent cités pour l’ensemble du territoire. Une partie de ces propriétés reste en attente de vente, de succession ou de réhabilitation, ce qui explique la présence de demeures délaissées et de dépendances agricoles.
L’économie rurale a longtemps reposé sur le tabac, la noix, l’élevage, les moulins et les petites exploitations. La disparition ou la concentration de ces activités a laissé des fermes, des granges et des entrepôts sans usage dans les communes éloignées des pôles urbains.
La vallée de la Couze a accueilli des papeteries, tandis que d’autres secteurs ont développé des ateliers artisanaux, des silos, des abattoirs et des activités agroalimentaires. La fermeture de ces installations produit des friches de taille modeste, différentes des grands complexes industriels du nord de la France.
Les petites lignes ferroviaires ouvertes au XIXe siècle ont été partiellement délaissées au XXe siècle. Les anciennes gares et les maisons de garde-barrière rappellent cette rupture dans les échanges entre les bourgs et les vallées.
Les colonies de vacances ont également reculé après les années 1980 et 1990. Leurs dortoirs, réfectoires et équipements collectifs forment aujourd’hui des ensembles bâtis isolés, souvent éloignés des centres de Périgueux, Bergerac et Sarlat-la-Canéda.
Où trouver des spots d’urbex de la Dordogne
Les abords de Périgueux concentrent les anciens bâtiments hospitaliers, les manoirs périurbains et les zones artisanales vieillissantes. Le secteur de Trélissac prolonge cette recherche vers les domaines résidentiels et les dépendances rurales.
La vallée de l’Isle forme un autre axe de repérage autour de Périgueux. La vallée de la Dordogne, vers Bergerac, conserve davantage de bâtiments liés aux activités agricoles, aux entrepôts et aux bourgs anciens. La vallée de la Vézère, en direction de Sarlat-la-Canéda, se caractérise par les hameaux, les domaines isolés et les anciennes infrastructures rurales.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise d’une gare, d’une usine, d’un centre de vacances ou d’une exploitation agricole avec son état actuel. Les archives départementales et la presse locale numérisée documentent les fermetures d’usines, d’hôpitaux, de lignes ferroviaires et de colonies.
La base Mérimée aide à identifier les châteaux, manoirs, gares et édifices anciens protégés ou inventoriés. Le cadastre permet de distinguer une demeure principale, une grange, une dépendance et une ancienne emprise industrielle dans les secteurs ruraux.
Sur le terrain, une toiture affaissée, des fenêtres murées, une végétation qui gagne les façades, un quai sans desserte ou une cour envahie par les ronces signalent une rupture d’usage. La présence d’un ancien réfectoire, de sanitaires alignés, de rails interrompus ou de bâtiments annexes regroupés permet ensuite de rattacher le lieu à une colonie, une gare, un hôpital ou une activité artisanale.