Urbex du Bas-Rhin (67)
Le Bas-Rhin réunit des ruines médiévales, des ouvrages militaires, des friches industrielles et d’anciens établissements de soins. Entre Strasbourg, Haguenau, Saverne, Obernai et Sélestat, l’exploration urbaine suit les traces de la brasserie, du cuir, du textile, du rail et de l’activité militaire alsacienne.

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Carte urbex du Bas-Rhin
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Les meilleurs spots d’urbex du Bas-Rhin
Château de Guirbaden
Le château de Guirbaden se trouve au-dessus de la vallée de la Bruche. Daté du XIe siècle, il compte parmi les plus vastes châteaux ruinés du Bas-Rhin.
Les vestiges comprennent des remparts, des pans de murs romans et des parties envahies par la végétation. Les campagnes de sauvegarde ont modifié certaines zones de la ruine médiévale.
Une ancienne tannerie à Oberhoffen-sur-Moder
Cette ancienne tannerie d’Oberhoffen-sur-Moder témoigne de l’industrie du cuir installée le long de la Moder. Le site conserve de grandes salles de production, des fosses et des équipements liés au traitement des peaux.
Les volumes industriels et les traces d’usure distinguent cette friche des bâtiments résidentiels abandonnés. L’activité manufacturière de la vallée de la Moder a laissé plusieurs emprises de ce type.
Un ancien sanatorium à Haslach
L’ancien sanatorium d’Haslach appartient au patrimoine médical du XXe siècle. L’établissement est fermé depuis plusieurs décennies et se situe dans un environnement isolé des vallées vosgiennes.
Les chambres, les salles de soins et les circulations intérieures rappellent l’organisation d’un établissement accueillant des patients. Les aménagements médicaux sont encore identifiables dans plusieurs espaces.
Une ancienne brasserie près de Strasbourg
Les environs de Strasbourg conservent des bâtiments issus de l’héritage brassicole alsacien. Une ancienne brasserie délaissée présente une façade traditionnelle, une salle de service et un comptoir en bois massif.
Les anciennes salles carrelées et les cuves de cuivre rappellent la production de bière qui a marqué l’agglomération strasbourgeoise. Les secteurs concernés évoluent aujourd’hui dans le cadre de reconversions urbaines.
Une ancienne usine militaire vers Saverne
Aux abords de Saverne, une ancienne usine liée à l’activité militaire rassemble des halles en béton, des ateliers techniques, des quais de chargement et des bureaux.
Le complexe témoigne d’une production industrielle associée à l’effort de défense. Ses volumes austères et ses infrastructures techniques appartiennent à un patrimoine militaire et industriel distinct des forts de la ceinture de Strasbourg.
Un ancien établissement médical à Sélestat
À Sélestat, un ancien centre médical conserve de longs couloirs carrelés et d’anciennes salles de consultation. L’établissement a cessé son activité depuis plusieurs années.
Les traces d’humidité et la dégradation des aménagements rendent lisible l’abandon progressif du bâtiment. Les circulations et les pièces médicales forment un décor différent des friches industrielles du nord du département.

Pourquoi le Bas-Rhin possède autant de lieux oubliés
La densité des sites abandonnés du Bas-Rhin vient d’une histoire militaire, industrielle et sanitaire particulièrement longue. Les châteaux du piémont vosgien ont été ruinés par les guerres du Moyen Âge et du XVIIe siècle, puis gagnés par la végétation.
L’annexion allemande de 1871 a entraîné la construction d’une ceinture de forts et de casernes autour de Strasbourg. Le déclassement de certains ouvrages a laissé des emprises militaires sans fonction, tandis que d’autres sont entretenues par des associations.
Schiltigheim, surnommée la cité des brasseurs, a conservé des bâtiments liés aux brasseries et aux malteries. Les restructurations de cette activité ont libéré des salles de production, des cuveries et des bâtiments de stockage.
Les tanneries de la Moder, les filatures de la vallée de la Bruche et les ateliers textiles ont subi les changements de l’industrie manufacturière. La fermeture d’une usine a souvent laissé des halles, des bureaux, des quais et des logements ouvriers.
Les emprises ferroviaires de Strasbourg prolongent ce patrimoine industriel. Rotondes, entrepôts et ateliers ont perdu leur fonction avec la transformation des activités ferroviaires et logistiques.
Les établissements de soins isolés dans les vallées vosgiennes constituent un autre groupe de bâtiments délaissés. L’ancien sanatorium d’Haslach illustre la disparition d’une activité médicale implantée au XXe siècle.
Où trouver des spots d’urbex du Bas-Rhin
Les secteurs de Strasbourg concentrent les anciennes brasseries, les emprises ferroviaires et les ouvrages de la ceinture fortifiée. Schiltigheim est lié au patrimoine brassicole, tandis que les abords de Saverne regroupent des traces d’activité militaire et industrielle.
La vallée de la Moder, autour d’Oberhoffen-sur-Moder et de Haguenau, correspond davantage aux anciennes tanneries et aux bâtiments manufacturiers. La vallée de la Bruche mène vers les vestiges médiévaux du château de Guirbaden et les anciennes activités textiles.
Vers Obernai, les recherches cadastrales et les photographies aériennes permettent de distinguer les anciennes demeures, les dépendances agricoles et les bâtiments d’activité. Du côté de Sélestat, les anciens établissements médicaux et les emprises périphériques forment des secteurs différents du centre historique.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des toitures, des cours et des bâtiments entre plusieurs périodes. Les archives départementales du Bas-Rhin documentent les usines, les forts, les établissements de soins et les infrastructures ferroviaires.
La presse locale numérisée, notamment les Dernières Nouvelles d’Alsace, conserve les articles consacrés aux fermetures d’usines, aux transferts d’activités et aux projets de reconversion. La base Mérimée renseigne les édifices patrimoniaux et les ouvrages militaires répertoriés.
Le cadastre aide à relier une ancienne parcelle industrielle à son bâtiment, à son activité et à sa commune. Sur le terrain documentaire, une toiture percée, des ouvertures murées, une végétation qui gagne les cours et des réseaux techniques interrompus signalent souvent un bâtiment délaissé dans les périphéries de Strasbourg, Haguenau, Saverne ou Sélestat.