Urbex d'Île-de-France
L’Île-de-France juxtapose des lieux délaissés à quelques minutes des pôles les plus actifs du pays. Les anciennes usines des bords de Seine, les équipements médicaux d’Aincourt, les voies ferrées oubliées et les secteurs vidés par l’aéroport de Roissy composent un territoire urbex très contrasté, entre Paris, les banlieues industrielles et les forêts de la grande couronne.
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Carte urbex d'Île-de-France
323 positions GPS
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Carte urbex de l'Essonne
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Carte urbex de la Seine-Saint-Denis
24 positions GPS
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Carte urbex de Paris
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Carte urbex de Seine-et-Marne
109 positions GPS
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Carte urbex des Hauts-de-Seine
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Carte urbex des Yvelines
36 positions GPS
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Carte urbex du Val-d'Oise
58 positions GPS
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Carte urbex du Val-de-Marne
13 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex d’Île-de-France
Le sanatorium d’Aincourt
Le sanatorium d’Aincourt se trouve dans le Val-d’Oise, au cœur du Vexin. Construit à la fin des années 1930, l’établissement conserve de grands bâtiments médicaux et une organisation en pavillons liée à son ancienne fonction de soins.
Le site a aussi servi de camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette succession d’usages explique la place particulière d’Aincourt dans le patrimoine hospitalier abandonné d’Île-de-France.
Le Vieux-Pays de Goussainville
Le Vieux-Pays de Goussainville, dans le Val-d’Oise, est un ancien secteur villageois marqué par le développement de l’aéroport de Roissy. Les nuisances aériennes ont entraîné le départ d’une partie des habitants, laissant des maisons anciennes, des bâtiments murés et des rues encore partiellement habitées.
Ce n’est donc pas un village entièrement déserté. Le quartier conserve une mémoire villageoise directement liée à l’essor aéroportuaire francilien.
Les ruines de Médan
Les ruines de Médan, dans les Yvelines, correspondent à un ancien complexe aquatique installé près de la Seine. Les bassins vides et les grands toboggans témoignent de l’ancienne activité de loisirs du site.
L’équipement appartient à la série des bases nautiques et parcs aquatiques construits dans les Yvelines avant leur fermeture. Ses structures extérieures rendent lisible la fonction originelle du lieu, même après l’arrêt de l’activité.
Le fort d’Aubervilliers
Le fort d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, appartient au patrimoine militaire de la première couronne. Ses ouvrages et ses emprises rappellent le rôle défensif joué par les fortifications autour de Paris.
Son implantation dans une commune fortement urbanisée illustre le contraste entre les anciennes infrastructures militaires et les mutations rapides du nord-est parisien.
La rotonde ferroviaire de Longueville
La rotonde ferroviaire de Longueville, en Seine-et-Marne, témoigne de l’ancienne organisation des dépôts ferroviaires. Sa forme circulaire répondait au fonctionnement des locomotives et aux opérations réalisées autour d’un pont tournant.
Le site s’inscrit dans un département où les traces ferroviaires, les friches rurales et les bâtiments agricoles complètent les anciennes demeures et les châteaux délaissés.
La Petite Ceinture entre Alésia et Porte d’Orléans
La Petite Ceinture conserve, entre Alésia et la Porte d’Orléans, les traces d’une ancienne infrastructure ferroviaire parisienne. Les voies, les tranchées et les ouvrages associés rappellent le rôle de cette ligne dans le transport autour de la capitale.
Ce tronçon se distingue des friches de grande couronne par son insertion directe dans le tissu urbain de Paris. Il montre comment une infrastructure de transport peut perdre son usage tout en restant lisible dans la ville.

Pourquoi l’Île-de-France possède autant de lieux oubliés
L’Île-de-France concentre Paris, plus de 12 millions d’habitants et plusieurs couronnes urbaines sur environ 12 000 km². Cette densité a attiré les industries, les hôpitaux, les casernes, les entrepôts et les voies ferrées dès le XIXe siècle.
Les vallées de la Seine et de la Marne ont accueilli des usines, des ateliers et des installations techniques. Les anciennes usines des bords de Seine dans les Hauts-de-Seine, les sites industriels de Pantin et l’usine de l’Île-Saint-Denis rappellent cette géographie productive.
Après 1945, l’expansion de Roissy, d’Orly, de La Défense, des villes nouvelles et des autoroutes a déplacé des activités entières. Les bâtiments qui n’ont pas été reconvertis sont restés en attente de démolition, de vente ou de chantier.
Le Vieux-Pays de Goussainville montre un autre mécanisme d’abandon. Le développement de Roissy a augmenté les nuisances aériennes, provoquant le départ d’une partie des habitants et la fermeture progressive de plusieurs maisons.
Les établissements de soins ont également laissé de grands ensembles vacants. Le sanatorium d’Aincourt appartient à cette histoire médicale, tandis que d’anciens établissements hospitaliers existent aussi vers Nanterre, Coulommiers, Évry-Courcouronnes et Sarcelles.
Les infrastructures militaires et ferroviaires complètent ce patrimoine. Le fort d’Aubervilliers, les vestiges militaires de la forêt de Sénart, l’ancienne base de transmissions de Balancourt et les traces ferroviaires de Suresnes correspondent à des fonctions devenues obsolètes ou déplacées.
Où trouver des spots d’urbex d’Île-de-France
Dans Paris, les traces les plus caractéristiques se concentrent autour des anciennes infrastructures de transport et des ouvrages souterrains. La Petite Ceinture entre Alésia et Porte d’Orléans, le bunker de la Gare de l’Est, les stations de métro fantômes et les catacombes non officielles relèvent de cette histoire urbaine dense.
Le nord-est francilien réunit surtout des friches industrielles, des emprises ferroviaires et des ouvrages militaires. Cherchez les anciennes usines métallurgiques de Pantin, l’usine industrielle de l’Île-Saint-Denis, la gare de marchandises de Seine-Saint-Denis et le fort d’Aubervilliers dans les secteurs marqués par les anciens faisceaux et les bords de Seine.
Le Val-d’Oise associe patrimoine hospitalier, villages touchés par les nuisances aériennes et sites techniques. Le sanatorium d’Aincourt, le Vieux-Pays de Goussainville, l’ancienne usine des eaux de Pierrelaye, l’ancien moulin industriel de Pierrelaye et l’ancien cinéma vers Cergy correspondent à ces différentes familles de lieux.
Dans les Yvelines, les anciennes activités de loisirs et les demeures bourgeoises dominent. Les ruines de Médan, le Château de la Verrière, le fort du Haut-Buc, la gare désaffectée de Triel-sur-Seine et les villas du Vésinet permettent de suivre les transformations de la vallée de la Seine et de l’ouest résidentiel.
En Seine-et-Marne et en Essonne, les indices se dispersent davantage entre châteaux, fermes, sites ferroviaires et installations industrielles. La rotonde de Longueville, la Brasserie National près de Nemours, l’ancienne papeterie de Corbeil-Essonnes, l’ancien château de Lardy et les vestiges de la forêt de Sénart illustrent cette implantation plus rurale.
Pour documenter un bâtiment, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les plans actuels. Les archives départementales précisent souvent l’activité d’une usine, d’une gare ou d’un établissement médical, tandis que la presse locale numérisée permet de retrouver une fermeture, un incendie ou un projet de reconversion. La base Mérimée renseigne les édifices patrimoniaux, et le cadastre aide à suivre l’évolution des parcelles.
Sur le terrain, les façades murées, les enseignes effacées, les bassins vides, les quais sans rails, les voies envahies par la végétation et les bâtiments dont les ouvertures sont condamnées signalent les anciennes fonctions. À Aincourt, les pavillons médicaux orientent vers l’histoire sanitaire. À Médan, les bassins et les toboggans identifient l’ancien équipement aquatique. À Longueville, la forme circulaire révèle l’usage ferroviaire.