Urbex à Roye (80700)
Roye s’inscrit dans le paysage ouvert du Santerre, entre anciennes emprises ferroviaires, faubourgs reconstruits et bâtiments agricoles en retrait du centre. La ville offre moins de grands ensembles industriels que les pôles voisins, mais ses lisières conservent des volumes oubliés, des murs de briques et des traces de circulations aujourd’hui disparues.
Les cartes qui couvrent Roye
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Carte urbex de la Somme
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Carte urbex des Hauts-de-France
677 positions GPS
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Les meilleurs spots d’urbex à Roye
L’ancienne gare et les emprises ferroviaires
Autour de l’ancienne gare de Roye, le paysage garde la mémoire d’une desserte ferroviaire aujourd’hui disparue. Les bâtiments liés au rail ont perdu leur fonction, tandis que les anciennes emprises se lisent encore dans les alignements de clôtures, les talus et les bandes de végétation qui coupent les parcelles.
Le secteur se repère depuis les abords de la ville par ses longues perspectives et ses constructions basses. Les quais, dépendances et murs périphériques forment un décor plus fragmenté qu’un grand site industriel, avec des briques apparentes, des huisseries murées et des cours gagnées par les herbes.
Les corps de ferme des lisières de Roye
À la sortie du centre, les anciennes fermes picardes composent un autre type de patrimoine délaissé. Elles s’organisent autour de cours carrées, avec des granges profondes, des pignons en brique et de hauts porches donnant autrefois sur les terres du plateau. Certaines parties restent utilisées, d’autres présentent des volets clos, des toitures affaissées ou des ouvertures condamnées.
Le contraste est net entre les murs réguliers visibles depuis les axes ruraux et les intérieurs vidés de leur activité. Les anciennes étables, les hangars et les petits logements ouvriers donnent les traces les plus lisibles de cet abandon progressif.
Les bâtiments délaissés des faubourgs
Les faubourgs de Roye conservent des maisons de bourg, des ateliers et des dépendances qui accompagnent l’ancienne organisation commerciale de la ville. Les constructions en brique alternent avec des annexes en parpaing plus récentes, souvent fermées derrière des cours étroites.
Ce sont les détails qui donnent ici le caractère urbex du secteur, une enseigne effacée, une verrière opaque, une porte cochère condamnée ou une toiture dont la végétation déborde sur la rue. Le décor reste à échelle humaine, loin des friches monumentales de la vallée de la Somme.

Pourquoi Roye possède autant de lieux oubliés
Roye occupe une position de carrefour dans le Santerre, au cœur d’un territoire agricole où les bâtiments dépendaient directement des récoltes, du stockage et des échanges. Lorsque les activités changent de volume ou quittent les anciens locaux, les granges, ateliers et annexes restent souvent en place, même après la disparition de leur usage initial.
La ville a également été marquée par les destructions de la Première Guerre mondiale. La reconstruction a mêlé briques, béton et volumes fonctionnels, donnant aux faubourgs une architecture parfois homogène en façade, mais très diverse dans les cours et les dépendances. Derrière un alignement de maisons, on trouve ainsi des remises, des ateliers et des bâtiments agricoles qui ne se voient pas depuis les axes principaux.
Les traces les plus parlantes se concentrent dans les transitions entre centre ancien, quartiers périphériques et terres cultivées :
- les anciennes emprises ferroviaires et leurs bâtiments annexes ;
- les fermes à cour fermée, granges et étables en brique ;
- les ateliers et dépendances accolés aux maisons des faubourgs ;
- les hangars agricoles isolés au bord des chemins communaux.
Cette dispersion explique l’impression d’un territoire riche en lieux oubliés sans présenter un seul complexe dominant. À Roye, l’abandon se lit davantage dans une succession de petits volumes que dans une usine reconnaissable à sa cheminée.
Où trouver des spots d’urbex à Roye
Le repérage commence autour de l’ancienne emprise ferroviaire, puis se poursuit vers les lisières bâties au contact des champs. Les secteurs situés entre le centre, les faubourgs et les zones d’activités montrent les changements de matériaux et d’usage, avec des bâtiments agricoles anciens derrière des constructions plus récentes.
Carrépuis prolonge au nord le paysage agricole directement lié à Roye, avec des fermes, des hangars et des chemins qui rejoignent les mêmes plateaux ouverts. Saint-Mard et Goyencourt présentent cette continuité rurale, où les anciennes dépendances se mêlent aux exploitations encore actives.
Vers l’ouest, Villers-lès-Roye et Fresnoy-lès-Roye restent reliés à la ville par les axes locaux et par un bâti de plaine comparable, fait de briques, de cours fermées et de bâtiments agricoles en retrait. Laucourt, Roiglise et Gruny appartiennent au même ensemble de villages et de terres cultivées, tandis que Verpillières et Champien prolongent les repères ruraux autour de Roye.
Roye se trouve dans la Somme, en Hauts-de-France, et non en Aveyron. Pour un repérage en Aveyron, il faut donc changer de département. Dans le secteur royens, les indices les plus nets restent les anciennes emprises, les murs de ferme en brique et les dépendances fermées visibles aux marges de la ville.