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Urbex de la Haute-Savoie (74)

Entre le lac d’Annecy, le Léman et les vallées de l’Arve, l’urbex en Haute-Savoie révèle un patrimoine marqué par les cures médicales, le décolletage et le tourisme alpin. Le Plateau d’Assy, les anciennes installations du mont Veyrier et les friches industrielles composent un paysage abandonné très différent d’un bassin urbain classique.

Contour du département de la Haute-Savoie

Les meilleurs spots d’urbex de la Haute-Savoie

Les anciens sanatoriums du Plateau d’Assy à Passy

Le Plateau d’Assy, sur la commune de Passy, concentre plusieurs établissements de cure construits principalement dans les années 1920 et 1930. Ces bâtiments dédiés au traitement de la tuberculose conservent des façades ouvertes, des terrasses de repos, de longs couloirs et de grandes baies tournées vers le mont Blanc.

Certains établissements ont été réhabilités, tandis que d’autres présentent encore des volumes médicaux et des parties fortement dégradées. Le plateau constitue le principal ensemble d’architecture sanitaire abandonnée documenté en Haute-Savoie.

L’ancienne gare du téléphérique du mont Veyrier à Annecy

Au-dessus d’Annecy, le mont Veyrier conserve une ancienne gare liée à un téléphérique touristique. Le bâtiment associe des éléments en béton, des structures techniques et un environnement forestier dominant le lac d’Annecy.

Cette installation rappelle les anciens équipements construits pour accéder aux points de vue alpins. Elle appartient au patrimoine touristique délaissé autour du lac, distinct des monuments restaurés du centre d’Annecy.

Les anciennes usines de décolletage de la vallée de l’Arve

Entre Cluses, Scionzier, Marnaz et Sallanches, d’anciens ateliers de décolletage et de mécanique de précision ont laissé des bâtiments industriels, des bureaux techniques, des entrepôts et des logements ouvriers.

Ces constructions sont liées à une activité implantée dans la vallée de l’Arve depuis le XIXe siècle. Les restructurations industrielles ont écarté certaines petites unités, dont les volumes témoignent encore de la production mécanique locale.

Les bâtiments industriels délaissés d’Annemasse et de Bonneville

Les secteurs industriels d’Annemasse et de Bonneville regroupent des ateliers, des garages, des entrepôts et des bâtiments techniques issus de la transformation des vallées et des axes frontaliers.

Leur abandon s’inscrit dans les mutations des activités mécaniques et artisanales. Les façades utilitaires, les sheds, les bureaux et les espaces de stockage forment un patrimoine différent des villas et des hôtels de montagne.

Les hôtels fermés des stations et du bord du Léman

La Haute-Savoie compte des hôtels de montagne et des établissements situés autour du Léman dont l’activité a cessé après des faillites, des successions ou des projets immobiliers bloqués. Les anciens hébergements peuvent conserver des chambres, des salles communes, des cages d’escalier et des espaces de restauration.

Ces bâtiments racontent la dépendance de nombreuses communes aux saisons d’hiver, aux séjours de cure, aux colonies de vacances et à la clientèle touristique. Leur état varie fortement selon les réhabilitations engagées.

Les villas et demeures délaissées du Chablais et du Genevois

Le Chablais, le Genevois et les rives du Léman conservent des villas bourgeoises, des maisons de villégiature et des dépendances autrefois liées à des propriétés familiales ou touristiques.

Ces demeures rappellent l’attractivité ancienne de Thonon-les-Bains, d’Excenevex et des communes riveraines pour les familles aisées. Les parcs, les façades et les annexes constituent les principaux éléments encore lisibles de cette architecture résidentielle.

Ancien sanatorium monumental accroché à la montagne sous un ciel couvert.

Pourquoi la Haute-Savoie possède autant de lieux oubliés

Trois activités expliquent l’essentiel des bâtiments délaissés du département : les cures médicales, l’industrie de précision et le tourisme alpin. Elles se sont développées dans des territoires distincts, le Plateau d’Assy, la vallée de l’Arve, les rives des lacs et les stations d’altitude.

Le Plateau d’Assy devient un centre majeur de lutte contre la tuberculose pendant l’entre-deux-guerres. Son air sec, son ensoleillement et ses vues sur le mont Blanc favorisent l’ouverture de plusieurs établissements dans les années 1920 et 1930. Les progrès médicaux ont ensuite réduit le rôle des sanatoriums, laissant des bâtiments conçus pour les galeries de repos, les terrasses et les séjours prolongés.

Dans la vallée de l’Arve, le décolletage et la mécanique de précision structurent le paysage industriel depuis le XIXe siècle. Les restructurations ont fermé ou transformé certaines petites unités de production, avec des ateliers, des bureaux et des logements ouvriers restés sans usage.

Le tourisme a produit un autre ensemble de lieux abandonnés. Les hôtels, restaurants d’altitude, gares de téléphérique et bâtiments de stations dépendaient des saisons, des normes d’exploitation, des coûts de fonctionnement et de projets immobiliers parfois interrompus.

Les villages et hameaux ruraux ne forment pas un ensemble de villages entièrement abandonnés documenté dans ces secteurs. Les traces les plus fréquentes sont plutôt des fermes, des chalets d’alpage et des maisons saisonnières isolées, notamment dans les espaces de montagne.

Où trouver des spots d’urbex de la Haute-Savoie

Le Plateau d’Assy à Passy concentre les bâtiments sanitaires et les architectures de cure. La vallée de l’Arve, autour de Cluses, Scionzier, Marnaz et Sallanches, correspond plutôt aux ateliers de décolletage, aux entrepôts et aux bureaux industriels.

Les secteurs d’Annemasse et de Bonneville permettent de suivre les anciennes zones d’activité, tandis que le mont Veyrier et les abords d’Annecy regroupent les vestiges d’équipements touristiques. Le Chablais, Thonon-les-Bains, Excenevex et les rives du Léman se distinguent par les villas, les hôtels et les dépendances de villégiature.

Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des sanatoriums de Passy, des usines de la vallée de l’Arve et des anciennes installations touristiques. Les archives départementales de la Haute-Savoie conservent des dossiers liés aux établissements médicaux, aux industries et aux transformations communales.

La presse locale numérisée documente les faillites d’hôtels, les fermetures d’ateliers et les projets immobiliers interrompus. La base Mérimée aide à distinguer les bâtiments protégés ou recensés, notamment autour d’Annecy, du Léman et du patrimoine sanitaire. Le cadastre permet enfin de suivre les changements de parcelles, les divisions de propriétés et la disparition de certains bâtiments.

Sur le terrain, les anciens sanatoriums se reconnaissent par leurs terrasses de cure, leurs façades largement vitrées et leurs circulations longues. Les ateliers de décolletage présentent souvent des volumes bas, des espaces de stockage et des bureaux accolés. Les hôtels fermés conservent généralement une distribution en chambres, une salle commune et des aménagements liés à la restauration.

Les urbex dans les grandes villes de la Haute-Savoie

Les urbex dans les autres départements d'Auvergne-Rhône-Alpes

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