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Urbex du Grand Est

Le Grand Est rassemble des vestiges très différents, des forts de la Moselle aux usines textiles vosgiennes, des châteaux alsaciens aux ardoisières ardennaises. Cette diversité permet de passer d’un ancien site militaire à un village délaissé, puis à une friche industrielle, sans quitter une même région.

Les meilleurs spots d’urbex du Grand Est

Circuit de Reims-Gueux

Le circuit de Reims-Gueux, dans la Marne, conserve les bâtiments liés à l’ancien circuit automobile de Gueux, près de Reims. Les tribunes, les stands et les structures de piste rappellent l’activité sportive qui a disparu du site.

Château de Guirbaden

Le château de Guirbaden, dans le Bas-Rhin, domine la vallée de la Bruche depuis les hauteurs alsaciennes. Ses murs, ses tours et ses parties ruinées composent un ensemble médiéval délaissé, distinct des demeures bourgeoises et des friches industrielles de la région.

Château du Hugstein

Le château du Hugstein, dans le Haut-Rhin, est un ancien édifice fortifié installé entre les vallées alsaciennes. Les vestiges de l’enceinte et des bâtiments témoignent d’un site castral dont l’usage résidentiel et défensif a disparu.

Fort de Plappeville

Le fort de Plappeville, en Moselle, appartient à l’ensemble fortifié qui domine le secteur de Metz. Les casemates, les murs épais et les ouvrages militaires forment un décor différent des sanatoriums et des anciennes usines de la vallée de la Fensch.

Le château de Semouse à Xertigny

Le château de Semouse, à Xertigny dans les Vosges, est une demeure aujourd’hui délaissée. Le bâtiment conserve les volumes d’un château et s’inscrit dans un secteur marqué par les anciennes activités industrielles et textiles vosgiennes.

Les vestiges des ardoisières de Fumay et Rimogne

Les anciennes ardoisières de Fumay et de Rimogne, dans les Ardennes, rappellent l’extraction et le travail de l’ardoise. Les vestiges miniers, les fronts de taille et les bâtiments liés à cette activité composent un patrimoine industriel réparti dans la vallée ardennaise.

Le village abandonné de Mandres-la-Côte

Mandres-la-Côte, en Haute-Marne, constitue un exemple de village abandonné du Grand Est. Les maisons et les bâtiments délaissés montrent la disparition progressive de la vie quotidienne dans cette commune rurale.

Ancienne tribune de circuit automobile gagnée par les herbes.

Pourquoi le Grand Est possède autant de lieux oubliés

Le Grand Est concentre des friches parce que plusieurs activités ont laissé des bâtiments spécialisés après leur arrêt. Les anciennes usines textiles de Saint-Dié-des-Vosges et les friches de Thaon-les-Vosges témoignent du recul de la production textile dans les Vosges.

La métallurgie a produit d’autres paysages industriels. Les friches sidérurgiques de Knutange, en Moselle, et l’ancienne fonderie de Revin, dans les Ardennes, sont liées à des activités lourdes qui ont quitté leurs bâtiments ou cessé de fonctionner.

Le sous-sol a également façonné des communes aujourd’hui marquées par l’abandon. Les traces minières autour de Neufchef rappellent l’exploitation du charbon en Moselle, tandis que les ardoisières de Fumay et de Rimogne correspondent à une activité extractive disparue des Ardennes.

Les vallées ont accueilli des moulins, des forges et des ateliers. Les anciennes forges de la vallée de la Meuse, l’ancienne forge près de Stenay et le moulin industriel situé sur la Seine ou l’Aube illustrent cette implantation au bord de l’eau.

Les réseaux de transport ont eux aussi produit des bâtiments aujourd’hui inutilisés. Une ancienne gare rurale de l’Aube et le cimetière ferroviaire près de Verdun conservent les traces d’usages ferroviaires interrompus.

Les établissements de soins et les hôtels ont laissé des constructions de grande taille dans les secteurs touristiques et thermaux. Le sanatorium de Gorze, le sanatorium de l’Altenberg dans les Vosges, le Grand Hôtel du Markstein et l’ancienne clinique près de Bourbonne-les-Bains appartiennent à cette famille de bâtiments délaissés.

Où trouver des spots d’urbex du Grand Est

Les secteurs militaires se repèrent d’abord autour de Metz, avec le fort de Plappeville et le fort de Guentrange, puis autour de Langres, de Brimont et de Dogneville. Les anciennes enceintes, les casemates et les bâtiments de garnison forment des ensembles distincts dans les archives et sur les photographies aériennes.

Les vallées industrielles concentrent les friches liées au textile, à la métallurgie et aux activités minières. Consultez les photographies aériennes anciennes de l’IGN pour suivre l’évolution des usines de Saint-Dié-des-Vosges, de Thaon-les-Vosges, de Knutange et de Revin.

Les archives départementales permettent de retrouver les anciennes fonctions d’un bâtiment. Les dossiers des Ardennes, de la Moselle, des Vosges et de la Marne documentent notamment les forges, les sites miniers, les forts et les établissements hospitaliers.

La presse locale numérisée aide à dater une fermeture ou une reconversion. Les articles consacrés au circuit de Reims-Gueux, aux anciennes usines de la vallée de la Meuse et aux établissements de soins de Gorze ou de l’Altenberg permettent de relier un bâtiment à son activité disparue.

La base Mérimée apporte des informations sur les châteaux, les églises, les fortifications et certains ensembles industriels. Elle peut être croisée avec le cadastre pour distinguer une ancienne emprise militaire à Plappeville, une propriété castrale à Guirbaden ou un ancien ensemble bâti à Mandres-la-Côte.

Sur le terrain, une toiture effondrée, des ouvertures murées, une végétation qui traverse les bâtiments et des voies ferrées interrompues signalent souvent une longue période d’inutilisation. Dans le Grand Est, ces indices se retrouvent aussi bien sur les sites miniers de Neufchef que dans les anciennes usines textiles vosgiennes et les villages délaissés de Haute-Marne.

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