Urbex de Corse (20)
La Corse concentre des formes d’abandon rares sur un même territoire : village de montagne déserté, mine d’amiante, hôpital désaffecté, fort côtier et vestiges ferroviaires. De la Balagne au Cap Corse, ces lieux rappellent l’exode rural, le déclin industriel et les projets touristiques interrompus qui ont transformé l’île.

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Carte urbex de Corse
24 positions GPS
11,99 €
Les meilleurs spots d’urbex de Corse
Le village abandonné d’Occi
Le village d’Occi se trouve au-dessus de Lumio, en Balagne, avec une vue sur la baie de Calvi. Ses maisons de pierre se dressent encore dans un ensemble accessible uniquement à pied.
Le dernier habitant a quitté Occi dans les années 1920. Les ruines témoignent du dépeuplement des hameaux de montagne corses.
La mine d’amiante de Canari
La mine d’amiante de Canari occupe la côte ouest du Cap Corse. Ses installations industrielles s’étagent au-dessus de la mer et restent visibles dans le paysage.
Exploitée industriellement jusqu’en 1965, elle a compté parmi les plus importantes mines d’amiante d’Europe. La fermeture a laissé des bâtiments et des équipements liés à l’extraction.
L’hôpital de Castelluccio
L’ancien hôpital de Castelluccio se situe sur les hauteurs d’Ajaccio. Ses pavillons désaffectés datent des années 1930 et se trouvent dans un secteur boisé de pins.
Le site hospitalier voisin conserve une activité, tandis que les anciens bâtiments médicaux ont perdu leur fonction initiale. Cette coexistence explique la présence d’un patrimoine sanitaire abandonné au sein d’un ensemble encore utilisé.
Le fort de la pointe de Tizzano
Le fort de la pointe de Tizzano, au sud de Sartène, appartient au patrimoine militaire côtier de la Corse-du-Sud. Sa position domine le littoral et rappelle le rôle défensif des fortifications installées sur les caps et les pointes.
Le bâtiment abandonné conserve ses maçonneries et son implantation militaire face à la mer. Le terrain escarpé et l’exposition côtière ont contribué à isoler le site.
Les vestiges de la ligne ferroviaire de la côte orientale
La côte orientale de la Corse conserve des vestiges liés à une ancienne ligne ferroviaire. Des gares et des ouvrages ont été laissés hors service après les bombardements de 1943.
La ligne n’a jamais été reconstruite après la guerre. Les bâtiments ferroviaires désaffectés s’ajoutent aux autres traces d’infrastructures abandonnées de l’île.

Pourquoi la Corse possède autant de lieux oubliés
Entre la fin du XIXe siècle et les années 1950, la Corse a perdu près d’un tiers de ses habitants. L’émigration vers le continent et les pertes de la Première Guerre mondiale ont accéléré le dépeuplement des villages et des hameaux.
Les secteurs de Balagne, de Castagniccia et de l’Alta Rocca ont vu des hameaux se vider progressivement. Les maisons de pierre et les anciens chemins ont alors été gagnés par la végétation, tandis que les activités locales se concentraient dans les bourgs et les villes.
L’industrie corse a également laissé des friches ponctuelles. La mine d’amiante de Canari, fermée en 1965, constitue l’exemple le plus documenté de ce recul industriel.
Le réseau ferroviaire de la côte orientale a subi une rupture différente. Les bombardements de 1943 ont détruit des infrastructures et la ligne n’a pas été reconstruite après la guerre, laissant des gares et des ouvrages sans usage.
Le tourisme a enfin produit des bâtiments inachevés ou fermés. Des hôtels et des complexes de vacances construits face à la mer ont été immobilisés par l’échec de projets immobiliers, tandis que les anciennes stations thermales et les équipements sanitaires, notamment du côté d’Orezza, ont perdu leur fonction.
La Corse-du-Sud rassemble surtout des forts côtiers, des anciennes casernes, des bergeries et des bâtiments hospitaliers autour d’Ajaccio, de Sartène et de Bonifacio. La Haute-Corse associe les villages désertés, la mine de Canari, les thermes délaissés et les gares désaffectées du Cap Corse et de la Balagne.
Où trouver des spots d’urbex de Corse
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’évolution des hameaux de Balagne, de Castagniccia et d’Alta Rocca. Un bâtiment visible sur les clichés anciens mais absent des usages récents peut signaler une activité disparue.
Les archives départementales de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud documentent les anciennes mines, les gares, les établissements de soins et les fortifications. La presse locale numérisée complète ces dossiers avec les fermetures d’usines, les projets touristiques interrompus et les changements d’affectation.
La base Mérimée aide à retrouver les édifices militaires, les gares et les bâtiments anciens inscrits dans le patrimoine corse. Le cadastre permet de relier un ancien bâtiment à une parcelle et de distinguer un hameau déserté d’un simple bâtiment isolé.
Sur les vues aériennes de la Corse, les toitures effondrées, les jardins repris par le maquis et les bâtiments sans accès carrossable constituent des indices d’abandon. Pour les vestiges ferroviaires, l’alignement des ouvrages et la présence d’anciens quais permettent de suivre le tracé de la ligne orientale.
Les recherches autour de Lumio, Canari, Ajaccio, Tizzano, du Cap Corse et de la côte orientale couvrent les principaux ensembles documentés de l’urbex corse. Les noms de communes et d’anciennes activités offrent des points d’entrée plus fiables que les appellations anonymes diffusées pour certains lieux.