Urbex à Villeurbanne (69100)
Villeurbanne conserve une trace directe de son passé manufacturier avec l’ancienne usine de dentelle mécanique Platel-Commarmond. À quelques minutes, Lyon ajoute des fortifications, des souterrains, des bâtiments religieux et des ateliers délaissés. Cette proximité concentre des lieux très différents entre faubourgs industriels, pentes de la Croix-Rousse et périphérie est.
Autour de Villeurbanne : Vaulx-en-Velin, Caluire-et-Cuire, Bron, Lyon, Décines-Charpieu, Sathonay-Camp, Rillieux-la-Pape, Collonges-au-Mont-d'Or, Fontaines-sur-Saône, Chassieu, La Mulatière, Sathonay-Village, Vénissieux, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Sainte-Foy-lès-Lyon
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Les meilleurs spots d’urbex à Villeurbanne
Usine de dentelle mécanique Platel-Commarmond
Installée à Villeurbanne en 1910 par le maître tulliste Platel, cette usine fabriquait des nappes, des tulles et des pièces de dentelle. Le bâtiment abandonné conserverait des machines à tisser de grande dimension, ainsi que des objets liés à cette production textile.
Fort de Loyasse
Le fort de Loyasse se trouve dans le 9e arrondissement de Lyon, sur la colline de Fourvière. Construit entre 1836 et 1840, il devait protéger Lyon contre une attaque venue d’Autriche. Ses salles et ses tunnels souterrains sont associés à l’abandon du site.
Galeries souterraines de la Balme-Saint-Clair
Les arêtes de poisson se situent sous la colline de la Croix-Rousse, après le pont de Lattre, à Lyon. Le réseau comprend 32 galeries transversales d’environ 30 mètres, organisées autour d’une galerie centrale de 150 mètres, ainsi que deux antennes de plus de 200 et près de 300 mètres.
Ancienne église du Bon Pasteur
L’église du Bon Pasteur, dans les pentes de la Croix-Rousse à Lyon, est abandonnée depuis les années 1980. Le bâtiment a ensuite servi de salle d’exposition pour l’École des Beaux-Arts. Son entrée surélevée et ses parois couvertes de tags témoignent de son état actuel.
Ancienne usine Thivolet puis Radielec
Dans le 7e arrondissement de Lyon, l’ancien atelier de tôlerie et de chaudronnerie a porté les noms de Thivolet puis Radielec. L’activité y a fonctionné de 1912 aux années 1980. Les bâtiments, devenus très vétustes, sont aujourd’hui intégrés au paysage urbain du quartier.
Ancienne ficelle des morts
Le tunnel de la ficelle des morts reliait Saint-Paul aux cimetières de Loyasse, sur la colline de Fourvière. Inauguré en 1900, ce funiculaire transportait les cercueils. Son exploitation s’est arrêtée en 1937 faute de rentabilité, puis le tunnel a servi d’abri pendant les bombardements de la période 1939-1945.

Pourquoi Villeurbanne possède autant de lieux oubliés
Le cas de Villeurbanne s’explique par l’importance de l’activité textile et manufacturière dans l’est lyonnais. L’usine Platel-Commarmond a produit pendant plusieurs générations des tulles, des nappes et des pièces de dentelle avant de laisser un bâtiment associé à une industrie disparue.
À Lyon, les fermetures industrielles ont également touché des ateliers spécialisés. L’établissement Thivolet-Radielec, actif de 1912 aux années 1980, illustre le recul des activités de tôlerie et de chaudronnerie dans les quartiers urbains.
D’autres abandons proviennent d’équipements devenus inutiles. La ficelle des morts a cessé de fonctionner en 1937 parce que son exploitation n’était plus rentable. Les fortifications de Loyasse, construites entre 1836 et 1840, appartiennent à un système militaire qui ne remplit plus sa fonction initiale.
Les sites lyonnais regroupent donc plusieurs mécanismes d’abandon : disparition d’une production textile, fermeture d’ateliers industriels, arrêt d’un transport spécialisé et déclassement d’ouvrages militaires ou religieux.
Où trouver des spots d’urbex à Villeurbanne
À Villeurbanne, les recherches se concentrent sur les anciennes emprises textiles et les zones d’activité liées aux ateliers. L’ancienne usine Platel-Commarmond constitue le repère documenté le plus directement rattaché à la commune.
Vers Vaulx-en-Velin, dans la périphérie est, les familles de bâtiments à rechercher sont les ateliers, les entrepôts et les petites unités industrielles. Ce secteur se relie à Villeurbanne par la continuité de l’ancien tissu manufacturier de l’est lyonnais.
Du côté de Bron, les recherches peuvent suivre les secteurs périphériques et les anciennes emprises d’activité de l’est et du sud-est de l’agglomération. Les grands sites industriels et logistiques constituent les principales catégories documentées autour de Lyon.
À Caluire-et-Cuire, la proximité de la Croix-Rousse oriente plutôt les recherches vers les reliefs, les ouvrages souterrains et les traces liées aux anciennes infrastructures lyonnaises. Les galeries de la Balme-Saint-Clair se trouvent sous la colline de la Croix-Rousse.
Pour dater un bâtiment, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre actuel. Les archives départementales du Rhône et la presse locale numérisée permettent de retrouver une fermeture d’usine, un changement de raison sociale ou une reconversion. La base Mérimée renseigne les édifices patrimoniaux, tandis que les anciennes parcelles cadastrales font apparaître les ateliers, cours et dépendances disparus.
Sur place, une façade murée, des quais de chargement inutilisés, une cheminée sans activité et des toitures partiellement effondrées signalent une ancienne emprise industrielle. Pour les ouvrages militaires ou religieux, les plans anciens, les dates de construction et les changements d’usage permettent de distinguer un abandon réel d’un simple bâtiment peu visible.