Urbex des Landes (40)
Entre forêt de pins, stations balnéaires et villes thermales, les Landes concentrent des bâtiments oubliés aux histoires très différentes. Un château isolé à Benquet, des vestiges industriels à Labenne, des hôtels fermés à Dax et des villas délaissées à Tarnos composent un patrimoine urbex dispersé, marqué par le bois, le tourisme et l’industrie.

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Dans les Landes, les lieux délaissés se trouvent aussi bien dans les bourgs forestiers que sur le littoral ou autour des établissements thermaux. Leur abandon s’explique souvent par la transformation des activités locales, des scieries aux hôtels saisonniers.
Les meilleurs spots d’urbex des Landes
Château d’Artiguères
Le Château d’Artiguères, situé à Benquet, est une demeure isolée connue pour ses volumes intérieurs et ses pièces dégradées. Le bâtiment conserve une architecture de château, avec des espaces intérieurs marqués par l’abandon.
Son cadre rural le distingue des friches urbaines de Mont-de-Marsan. Le site est parfois désigné par un surnom qui ne correspond pas à son nom réel, tandis que l’appellation documentée reste Château d’Artiguères.
Les bâtiments industriels délaissés de Labenne
À Labenne, les repérages se concentrent sur d’anciens bâtiments industriels et artisanaux installés entre l’axe littoral, les zones d’activités et les lisières forestières. Ces ensembles comprennent des locaux de production, des espaces de stockage et des dépendances techniques.
La présence de hangars et d’ateliers rappelle le rôle des activités liées au bois et aux échanges dans le sud des Landes. Le secteur associe bâti d’activité, forêt de pins et urbanisation littorale.
Les anciens établissements thermaux de Dax et Saint-Paul-lès-Dax
Dax et Saint-Paul-lès-Dax possèdent un patrimoine bâti lié au thermalisme, avec d’anciens hôtels, des bâtiments de soins et des annexes thermales. Certains édifices ont été transformés, tandis que d’autres ont connu une fermeture ou une période de délaissement.
La concentration de ces bâtiments s’explique par l’importance des cures et de l’hébergement thermal à Dax. Les façades d’hôtels, les anciennes salles de soins et les bâtiments annexes forment les principaux éléments encore visibles.
Les bâtiments liés au pétrole à Parentis-en-Born
Parentis-en-Born est associé à la découverte de pétrole en 1954. Cette activité a laissé des bâtiments techniques, des ateliers et des installations liés à l’exploitation pétrolière dans un territoire dominé par les lacs et la forêt.
Les vestiges de cette histoire industrielle se repèrent surtout par leur fonction technique et leur implantation à l’écart des centres anciens. Ils diffèrent des maisons abandonnées et des équipements touristiques présents sur le littoral landais.
Les anciens équipements saisonniers de Mimizan
Mimizan réunit un patrimoine forestier et balnéaire où apparaissent d’anciens équipements saisonniers. Les lieux délaissés comprennent des maisons, des ateliers, des colonies de vacances et des bâtiments techniques associés au tourisme côtier.
Le développement de la station au XXe siècle a multiplié les constructions destinées à une fréquentation estivale. La fermeture ou la transformation de ces activités explique la présence de bâtiments vieillissants entre forêt, lac et littoral.
Les villas et bâtiments de loisirs de Soorts-Hossegor
Soorts-Hossegor s’est développée au XXe siècle comme station balnéaire. Les bâtiments délaissés du secteur prennent principalement la forme de villas vieillissantes, d’anciens commerces saisonniers, de clubs et d’équipements de vacances.
Ces constructions se distinguent des friches industrielles de l’intérieur par leur architecture résidentielle et leur lien avec l’économie touristique. Dans une commune où la pression immobilière est forte, une villa abandonnée peut rapidement être rénovée ou démolie.
Une villa abandonnée à Tarnos
Une villa abandonnée est documentée à Tarnos, dans le sud-ouest du département. Ce type de bâtiment appartient au patrimoine résidentiel délaissé du littoral landais, à proximité des secteurs industriels et de la forêt.
La villa conserve un bâti domestique reconnaissable, avec des pièces et des façades marquées par l’absence d’entretien. Elle complète les repérages plus industriels de Labenne et les sites touristiques de la côte.

Pourquoi les Landes possèdent autant de lieux oubliés
Le paysage des Landes a été profondément transformé par la loi de 1857, qui a favorisé l’assainissement et la mise en culture des Landes de Gascogne. L’extension de la forêt de pins maritimes a soutenu les scieries, les hangars, les maisons forestières et les ateliers liés au gemmage.
Lorsque ces activités forestières ont diminué ou changé de forme, certains bâtiments de production et de stockage ont perdu leur usage. Les airials, les granges, les garages agricoles et les petits ateliers restent les traces de cette économie rurale et sylvicole.
Dax doit une partie de son patrimoine à ses eaux chaudes et à ses boues thermales, déjà exploitées depuis l’époque romaine. La fermeture d’un hôtel, la reconversion d’un établissement de soins ou le déplacement d’une activité peuvent laisser des annexes et des bâtiments d’hébergement sans fonction.
À Parentis-en-Born, la découverte de pétrole en 1954 a introduit une activité industrielle particulière dans le département. Les installations techniques qui ne servent plus témoignent de cette période pétrolière, distincte de l’économie forestière dominante.
Le littoral s’est urbanisé au XXe siècle autour de Mimizan, Biscarrosse, Hossegor et Capbreton. Les colonies de vacances, hôtels saisonniers, restaurants, villas et clubs dépendent d’une fréquentation touristique qui peut changer, entraînant la fermeture de bâtiments conçus pour un usage saisonnier.
Où trouver des spots d’urbex des Landes
Les secteurs de Dax et Saint-Paul-lès-Dax concentrent les bâtiments liés au thermalisme et à l’hôtellerie. Labenne et Tarnos orientent plutôt les recherches vers les ateliers, les hangars et les bâtiments d’activité. Sur la côte, Mimizan, Biscarrosse, Capbreton et Soorts-Hossegor regroupent les villas, colonies, commerces et équipements touristiques vieillissants.
Dans l’intérieur, les anciennes routes forestières, les airials et les abords de Mont-de-Marsan permettent de repérer des maisons forestières, granges, garages et ateliers agricoles. Le secteur de Benquet se distingue par la présence du Château d’Artiguères, tandis que Parentis-en-Born conserve les traces de son passé pétrolier.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN servent à comparer l’évolution des bâtiments, des accès et des parcelles forestières. Les archives départementales des Landes documentent les anciennes activités industrielles, thermales et agricoles, tandis que la presse locale numérisée permet de retrouver les fermetures d’hôtels, d’usines, de colonies et d’établissements de soins.
La base Mérimée aide à identifier les demeures et édifices patrimoniaux déjà décrits. Le cadastre permet de distinguer une maison, une dépendance, un atelier ou un ensemble industriel sur les secteurs de Chalosse, du littoral et de la forêt.
Sur le terrain, un toit effondré, des volets fixes, une végétation qui gagne les ouvertures et des accès condamnés signalent un bâtiment délaissé. Dans les anciens sites industriels de Labenne ou de Tarnos, les hangars sans activité et les quais inutilisés contrastent avec les bâtiments encore occupés. À Dax, les façades d’hôtels fermés et les enseignes disparues indiquent plutôt une ancienne fonction thermale ou touristique.