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Urbex aux Mées (04190)

Entre la Durance, le canal EDF et les reliefs de Ganagobie, Les Mées conserve des traces très différentes : ouvrages ferroviaires délaissés, anciennes fermes isolées et secteurs liés aux activités industrielles de la vallée. Le paysage alterne vergers, digues, plateaux et silhouettes minérales des Pénitents, avec des vestiges dispersés plutôt qu’un grand ensemble abandonné.

Les cartes qui couvrent Les Mées

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Les meilleurs spots d’urbex à Les Mées

Les anciens viaducs ferroviaires de la vallée

Plusieurs ouvrages ferroviaires signalés dans le secteur des Mées se détachent par leurs arches, leurs piles maçonnées et leur relation directe avec le paysage de la Durance. Ils apparaissent entre les cultures, les talus et les voies de circulation, avec une architecture plus lisible depuis les chemins de plaine que depuis le village. La végétation gagne les abords et masque par endroits les maçonneries.

Ces viaducs forment les traces les plus nettes d’un ancien réseau de transport dans la commune. Les piles rythment le terrain sur plusieurs dizaines de mètres, tandis que les remblais et les passages sous ouvrage rappellent l’ancien tracé ferroviaire.

La ferme Roubaud et le rebord du plateau

Au sud-ouest du secteur des Mées, vers le rebord du plateau entre le village et Dabisse, la ferme Roubaud appartient à la mémoire de la période de la Libération. Elle servit de point de rassemblement au Comité départemental de Libération à partir d’août 1944. Le paysage reste marqué par les terres ouvertes, les chemins agricoles et la proximité du canal EDF.

Ce site relève davantage du patrimoine rural et historique que de la friche industrielle. Les bâtiments isolés, les murs de ferme et les dépendances prennent place dans un environnement très dégagé, loin de la continuité bâtie du centre des Mées.

Les secteurs des Pourcelles et de Dabisse

Les Pourcelles et Dabisse composent un autre ensemble de repères autour des Mées. Le premier accueillit l’état-major des Forces françaises de l’intérieur en 1944, tandis que le second se trouve entre les terres agricoles, le canal EDF et les itinéraires qui longent la Durance. On y retrouve surtout des bâtiments ruraux dispersés, des murs anciens et des dépendances intégrées aux exploitations.

La mémoire locale y croise celle des Groupes de travailleurs étrangers 213 et 702, présents aux Mées pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces groupes fournirent notamment de la main-d’œuvre à l’usine de Saint-Auban, aux mines de lignite et aux entreprises du département.

Vue aérienne des Mées

Pourquoi Les Mées possède autant de lieux oubliés

Les Mées n’a pas concentré une seule grande friche, mais plusieurs couches d’occupation. La Durance a imposé des ponts, des digues et des voies de passage. Le canal EDF a ensuite renforcé la présence d’ouvrages techniques dans la plaine. Plus haut, les fermes du plateau et les hameaux ont conservé une implantation dispersée, éloignée du bourg.

La commune se trouve aussi dans un couloir où se sont croisées l’agriculture, le rail et l’industrie bas-alpine. Les travailleurs rassemblés pendant la guerre furent employés dans les installations de la vallée, notamment du côté de Saint-Auban et des anciennes exploitations minières. Lorsque les usages changent, les bâtiments annexes restent parfois seuls au milieu des vergers ou des terres ouvertes.

  • les ouvrages ferroviaires et leurs remblais dans la plaine de la Durance ;
  • les fermes isolées autour de Dabisse et du rebord du plateau ;
  • les bâtiments liés aux réseaux hydrauliques et aux anciennes circulations industrielles ;
  • les traces mémorielles de la période 1939-1945, liées aux résistants, aux parachutages et aux travailleurs étrangers.

Le village lui-même reste habité et structuré autour de ses places, de ses églises et de ses quartiers anciens. Il ne correspond pas à l’image d’un village fantôme abandonné. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les lieux délaissés prennent plus souvent la forme d’une ferme, d’un ouvrage d’art ou d’un hameau isolé que celle d’une commune entière désertée.

Où trouver des spots d’urbex à Les Mées

Dans Les Mées, les repères se concentrent autour de la plaine et des infrastructures qui suivent la Durance. Le secteur des anciens viaducs ferroviaires se lit depuis les axes de la vallée, tandis que Dabisse et le canal EDF orientent vers les fermes et les bâtiments ruraux du sud de la commune. Les Pourcelles se trouvent sur le rebord du plateau, dans un paysage plus ouvert.

Le voisinage immédiat élargit ce maillage. Peyruis prolonge la continuité agricole et ferroviaire au sud-ouest, avec la gare dite de Peyruis-Les Mées dans le secteur de la vallée. Château-Arnoux-Saint-Auban se rattache aux Mées par les anciens flux industriels de la Durance et par l’activité de l’usine de Saint-Auban, à laquelle furent affectés des travailleurs présents dans la commune pendant la guerre.

Vers l’est, Ganagobie relie Les Mées aux plateaux, aux chemins d’altitude et aux itinéraires historiques empruntés en 1944 par des groupes liés à la Résistance. Malijai prolonge l’axe de la vallée vers le nord, dans le même paysage de plaine et de franchissements. L’Escale, sur la Durance, appartient également à cet ensemble de cours d’eau, de canaux et d’ouvrages qui structurent les déplacements autour des Mées.

Les communes de Montfort, Châteauneuf-Val-Saint-Donat, Mallefougasse-Augès, Mirabeau et Puimichel forment les autres horizons du territoire communal. Elles relient Les Mées aux collines, aux plateaux agricoles et aux anciens itinéraires qui quittent la vallée. Mirabeau reste associé au secteur du château et aux reliefs de l’est, tandis que Montfort et Châteauneuf-Val-Saint-Donat prolongent les paysages de villages perchés et de fermes isolées.

Nice appartient à un autre territoire urbain, sans rapport direct avec les ouvrages ruraux et ferroviaires des Mées. Ici, les traces se trouvent surtout dans les marges de la plaine, autour des anciennes circulations et des bâtiments agricoles, plutôt que dans de vastes ensembles urbains désertés.

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