Urbex à Ruelle-sur-Touvre (16600)
À l’est d’Angoulême, Ruelle-sur-Touvre concentre un patrimoine industriel lié à la Touvre, à la fonderie et aux anciennes activités papetières. Les Seguins, Vaugeline, la voie ferrée et les quartiers de la rive gauche racontent la transformation d’une commune ouvrière, tandis que plusieurs friches voisines prolongent les recherches vers La Couronne et Gond-Pontouvre.
Les cartes qui couvrent Ruelle-sur-Touvre
-
Carte urbex de la Charente
57 positions GPS
13,99 €
-
Carte urbex de Nouvelle-Aquitaine
679 positions GPS
59,99 €
Explorer plus large : Charente Nouvelle-Aquitaine
Les meilleurs spots d’urbex à Ruelle-sur-Touvre
La friche DCNS des Seguins
Les anciennes installations de la DCNS aux Seguins, sur la rive gauche de la Touvre, formaient l’un des principaux décors industriels documentés à Ruelle-sur-Touvre. Les photographies publiées montrent des bâtiments de production, des structures métalliques et des espaces gagnés par la végétation.
Cette friche a été détruite par des pelleteuses avant la publication du reportage qui l’a fait connaître. Elle constitue donc un ancien spot d’urbex, utile pour comprendre le passé industriel des Seguins, mais les bâtiments photographiés ne sont plus debout.
Les anciennes installations papetières de Ruelle-sur-Touvre
Les anciennes installations liées au travail du papier s’inscrivaient dans la vallée de la Touvre. Les moulins, ateliers et usines dépendaient du débit régulier de la rivière, qui alimentait aussi la fonderie de Ruelle.
Le site appartient au paysage industriel de la commune, entre les quartiers anciens, les berges et les axes de transport. Les bâtiments papetiers ne forment pas un ensemble présenté sous un nom commercial unique dans les documents disponibles, mais leurs traces relient Ruelle aux anciennes papeteries de La Couronne.
Le terrain d’essai de Vaugeline
Le secteur de Vaugeline, sur la rive droite de la Touvre, servait de terrain d’essai aux canons forgés par la fonderie. Une petite voie ferrée reliait ce terrain à l’usine.
La combe au Loup et les reliefs de Vaugeline conservent la mémoire de cette fonction militaire et industrielle. Ce secteur relève davantage de la trace d’activité que d’un bâtiment abandonné identifiable, mais il explique la présence d’infrastructures industrielles dans les hauteurs de Ruelle.
L’ancienne gare de Ruelle-sur-Touvre
La ligne Angoulême-Limoges traverse Ruelle et sa gare n’est plus desservie depuis 2018. La circulation ferroviaire a été interrompue entre Angoulême et Saillat faute d’entretien.
La gare, les emprises ferroviaires et les ouvrages associés constituent un repère pour suivre l’ancien réseau qui desservait les activités de la vallée. La ligne avait été mise en service en 1875, après l’aménagement du réseau ferroviaire commencé à Ruelle en 1865.

Pourquoi Ruelle-sur-Touvre possède autant de lieux oubliés
Le développement de Ruelle-sur-Touvre repose largement sur la fonderie implantée par Montalembert en 1750. La présence de la Touvre, dont le débit est constant, permettait d’alimenter les installations industrielles et les ateliers.
La fonderie a attiré une importante main-d’œuvre au début du XIXe siècle. La commune comptait 1 211 habitants en 1821, puis 2 032 en 1876. Cette croissance a transformé les quartiers du Bourg, du Maine-Gagnaud, du Pont et du Quartier neuf.
Les transports ont accompagné cette expansion. Un pont sur la Touvre a été installé en 1838, la ligne Angoulême-Limoges a été mise en service en 1875 et un tramway a relié Ruelle à l’agglomération angoumoisine entre 1899 et 1907.
La réorganisation des activités industrielles a laissé des bâtiments et des emprises sans usage, notamment dans le secteur des Seguins. Les anciennes papeteries, les installations de la fonderie et les infrastructures ferroviaires appartiennent à des cycles économiques différents, mais utilisent le même couloir de la Touvre et le même réseau local de transport.
Entre 1960 et 1975, Ruelle a construit des cités HLM, des écoles, un collège, un lycée professionnel, des équipements sportifs et un centre culturel. Cette urbanisation a remplacé une partie des espaces industriels ou agricoles, tandis que la desserte ferroviaire a finalement cessé en 2018.
Où trouver des spots d’urbex à Ruelle-sur-Touvre
Commencez par les Seguins, sur la rive gauche de la Touvre, puis suivez les secteurs de Vaugeline, de la Combe au Loup, de Fourville et des Grands Champs. Ces quartiers dominent la vallée et correspondent aux anciens espaces liés à la fonderie, à ses essais et à ses voies de desserte.
À l’ouest, Villement se situe près de la limite avec Gond-Pontouvre. La D 57 longe la Touvre entre Fourville, Touvre et Villement, puis rejoint les secteurs proches du confluent avec la Charente. Gond-Pontouvre est aussi le point où la Touvre rejoint la Charente, à environ 6,5 kilomètres en aval de Ruelle.
À l’est, la commune de Touvre abrite les sources de la rivière, situées à environ 4 kilomètres en amont de la fonderie. Vers Mornac, les coteaux montent jusqu’au Puy de Nanteuil, point culminant de l’agglomération à 178 mètres. Champniers borde Ruelle au nord-ouest, de l’autre côté du coteau de Villement et de la vallée du ruisseau de Viville.
Les recherches peuvent se prolonger vers Magnac-sur-Touvre, où se trouvent notamment Chez Grelet et Relette, deux secteurs situés au sud de la fonderie mais rattachés à cette commune. L’Isle-d’Espagnac, Brie et Soyaux complètent les communes limitrophes à intégrer dans une recherche autour de l’agglomération d’Angoulême.
Pour reconstituer les emprises disparues, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre actuel. Les archives départementales et la presse locale numérisée documentent la fonderie, la voie ferrée, le tramway, les papeteries et les friches des Seguins. La base Mérimée aide à identifier les bâtiments patrimoniaux, tandis que les anciennes cartes postales permettent de relier les noms de quartiers aux ateliers, ponts, lavoirs et passerelles.
Sur le terrain documentaire, les indices les plus précis sont les anciennes voies ferrées de Vaugeline, les bâtiments alignés sur la Touvre, les ruptures de parcellaire industriel et les ouvertures murées dans les anciennes emprises. Aux Seguins, les photographies montrent aussi des structures métalliques, des vitrages brisés et une végétation installée dans les bâtiments avant leur démolition.