Urbex à Lens (62300)
À Lens, l’urbex se lit dans les traces du bassin minier : un ancien établissement hospitalier lié aux besoins de la population ouvrière, des friches industrielles et l’ancien site de la fosse n° 12, installé à la limite de Loos-en-Gohelle. Les vestiges se prolongent dans les communes voisines, entre cités, ateliers, chevalements et terrils.
Autour de Lens : Éleu-dit-Leauwette, Loos-en-Gohelle, Loison-sous-Lens, Sallaumines, Liévin, Avion, Noyelles-sous-Lens, Vendin-le-Vieil, Bénifontaine, Hulluch, Annay, Grenay, Angres, Méricourt, Givenchy-en-Gohelle, Harnes
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Les meilleurs spots d’urbex à Lens
Un ancien établissement hospitalier à Lens
Cet ancien établissement hospitalier de Lens rappelle le rôle du secteur médical auprès de la population minière et ouvrière. Son implantation répondait aux besoins sanitaires d’une agglomération transformée par l’industrialisation et l’exploitation du charbon.
Le site appartient au patrimoine urbain laissé par le bassin minier lensois. Les bâtiments désaffectés conservent la trace d’une activité de soins désormais disparue, dans une ville où les anciennes fonctions industrielles et sociales ont marqué le paysage.
Ancien site de la fosse n° 12 à Loos-en-Gohelle
L’ancien site de la fosse n° 12 se trouve à Loos-en-Gohelle, à la limite de Lens. Ce secteur minier constitue l’un des points les plus directement reliés aux recherches d’urbex autour de la ville.
Un bâtiment désaffecté de ce site a été associé à une exploration urbaine ayant entraîné la chute d’un enfant de 12 ans. Les vestiges de la fosse s’inscrivent dans l’ensemble minier qui a laissé, autour de Lens, des ateliers, des cités ouvrières, des chevalements et des terrils.
Un bâtiment désaffecté dans le secteur minier de Lens
Des bâtiments industriels abandonnés subsistent dans le paysage de Lens et de ses abords. Ils témoignent de la disparition progressive des activités qui structuraient le bassin minier et de la reconversion des anciens espaces de production.
Les friches de Lens se distinguent par leurs volumes industriels, leurs traces de street art et leur proximité avec les anciens équipements miniers. Leur localisation doit être rattachée aux quartiers et aux communes de la périphérie plutôt qu’à un lieu unique portant un nom officiel.

Pourquoi Lens possède autant de lieux oubliés
Lens s’est développée au sein d’un bassin minier et industriel qui employait une population ouvrière importante. L’exploitation du charbon a produit des logements, des ateliers, des installations minières et des équipements médicaux destinés aux habitants des cités et des communes voisines.
Lorsque les activités minières et industrielles ont cessé, leurs bâtiments ont perdu leur fonction. Cette rupture explique la présence d’anciens sites hospitaliers, de friches industrielles et de vestiges de fosses dans l’agglomération de Lens.
Le cas de la fosse n° 12, à Loos-en-Gohelle en limite de Lens, montre comment une ancienne installation minière peut rester visible dans le tissu urbain après la disparition de l’exploitation. Les cités ouvrières, les ateliers, les chevalements et les terrils prolongent cette histoire dans le paysage local.
Où trouver des spots d’urbex à Lens
À Lens, les recherches se concentrent autour des anciens secteurs industriels et des bâtiments liés aux besoins de la population minière. L’ancien établissement hospitalier constitue un repère distinct des friches de production.
Du côté de Loos-en-Gohelle, la fosse n° 12 se situe directement sur la limite communale avec Lens. Liévin reste reliée à ce secteur par les services du bassin minier, notamment les sapeurs-pompiers intervenus sur l’ancien site, tandis que le CHU de Lens assure la prise en charge hospitalière du territoire.
Éleu-dit-Leauwette, Sallaumines et Loison-sous-Lens forment également la continuité urbaine immédiate de Lens. Les recherches dans ces communes permettent de replacer les friches, les anciennes cités ouvrières et les équipements miniers dans un même ensemble géographique.
Pour documenter un bâtiment oublié, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les vues actuelles. Les archives départementales et la presse locale numérisée peuvent préciser l’usage d’un ancien hôpital, d’un atelier ou d’une installation minière. La base Mérimée aide à identifier le patrimoine bâti, tandis que le cadastre permet de suivre les parcelles entre Lens, Loos-en-Gohelle, Liévin et les communes limitrophes.
Sur place, une cheminée industrielle, une emprise ferroviaire, un chevalement, un terril ou une succession de bâtiments alignés signalent l’ancien rôle productif du secteur. Une façade murée, des ouvertures condamnées et des volumes sans activité correspondent aux bâtiments délaissés issus de la transformation du bassin minier lensois.