Urbex à Calais (62100)
À Calais, l’urbex se concentre autour de deux paysages liés à l’histoire de la ville : le littoral militaire marqué par la Seconde Guerre mondiale et le front portuaire tourné vers les liaisons transmanche. La base sous-marine, les ouvrages côtiers et l’ancienne gare maritime forment un ensemble distinct des friches minières de l’intérieur du Pas-de-Calais.
Autour de Calais : Coquelles, Coulogne, Marck, Fréthun, Nielles-lès-Calais, Saint-Tricat, Sangatte, Les Attaques, Hames-Boucres, Peuplingues, Bonningues-lès-Calais, Guemps, Andres, Pihen-lès-Guînes, Guînes, Offekerque
Les cartes qui couvrent Calais
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Carte urbex du Pas-de-Calais
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Carte urbex des Hauts-de-France
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Les meilleurs spots d’urbex à Calais
Base sous-marine de Calais
La base sous-marine de Calais appartient au dispositif militaire allemand installé sur le littoral pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses volumes en béton, ses murs épais et ses couloirs intérieurs traduisent la fonction défensive du site.
Les ouvertures étroites, l’humidité et les traces de dégradation caractérisent encore cet ouvrage côtier. La base s’inscrit dans le paysage militaire du front de mer calaisien, entre les installations portuaires et les autres positions fortifiées du littoral.
Ouvrages militaires du littoral de Calais
Le littoral de Calais conserve plusieurs ouvrages liés au dispositif militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale. Ces constructions regroupent des bunkers et des positions en béton dont les murs massifs répondaient aux contraintes du front maritime.
Les espaces délaissés se reconnaissent à leurs pièces étroites, leurs ouvertures réduites et leurs surfaces marquées par l’humidité. Leur présence relie directement l’exploration urbaine calaisienne à l’histoire militaire de la côte de la Manche.
Ancienne gare maritime de Calais
L’ancienne gare maritime de Calais, également désignée comme Ferry Station, renvoie à l’activité portuaire et aux liaisons transmanche. Elle appartient au paysage du front portuaire, distinct des ouvrages militaires situés sur le littoral.
Le site figure parmi les lieux abandonnés associés à Calais. Son intérêt repose sur cette ancienne fonction de passage maritime, qui complète les traces militaires visibles dans les secteurs côtiers de la ville.

Pourquoi Calais possède autant de lieux oubliés
Calais cumule une façade maritime stratégique et un port tourné vers les échanges avec l’Angleterre. Cette double fonction explique la présence de bâtiments portuaires, de stations de ferry et d’ouvrages militaires dans un espace urbain resserré entre la ville et la côte.
La Seconde Guerre mondiale a renforcé la vocation défensive du littoral. Les installations allemandes ont laissé des structures en béton qui ont perdu leur fonction militaire après le conflit, tandis que l’évolution des équipements portuaires a rendu certains espaces de la gare maritime obsolètes.
Calais ne présente donc pas le même héritage que les communes minières du bassin lensois. À Dourges, les cités ouvrières rappellent l’exploitation du charbon et l’ensemble minier reconnu au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012. À Calais, les abandons documentés renvoient surtout à la guerre, au littoral et aux infrastructures portuaires.
Où trouver des spots d’urbex à Calais
Dans Calais, le repérage commence par deux secteurs : le front portuaire, où se situe l’ancienne gare maritime, et le littoral, où se concentrent la base sous-marine et les ouvrages militaires. Les axes qui relient ces espaces permettent de distinguer les bâtiments liés aux échanges maritimes des constructions défensives.
Vers Sangatte, la continuité du littoral prolonge le secteur côtier calaisien. Coulogne et Marck appartiennent à l’espace proche de Calais et permettent d’élargir la recherche aux abords urbains et portuaires, sans confondre ces communes avec les sites situés dans la ville.
Coquelles et Fréthun forment un autre axe de recherche autour des infrastructures de transport qui relient Calais à l’intérieur des terres. Les Attaques, Hames-Boucres, Nielles-lès-Calais, Saint-Tricat et Peuplingues complètent cette couronne de communes à examiner lorsqu’une recherche porte sur les lieux abandonnés autour de Calais.
Pour documenter un bâtiment, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec le cadastre et les archives départementales du Pas-de-Calais. La presse locale numérisée permet de retrouver une fermeture, un changement d’activité ou une opération de démolition. La base Mérimée aide à identifier les ouvrages militaires et les bâtiments présentant un intérêt patrimonial. Une toiture disparue, des ouvertures murées, une végétation dense dans une cour et l’absence d’activité sur plusieurs millésimes aériens constituent des indices localisables autour du port, du littoral et des anciens axes de transport.