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Urbex à Dole (39100)

À Dole, l’urbex se concentre autour de vestiges très différents : une ancienne hostellerie au bord de la D905, un camp militaire allemand dans le bois de Chevanny et un manoir isolé dans la plaine. Les faubourgs, les voies ferrées et les communes voisines prolongent cette lecture industrielle et rurale du territoire dolois.

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Les meilleurs spots d’urbex à Dole

L’hostellerie de l’As de Pique

L’hostellerie de l’As de Pique se trouve au bord de la D905, près du croisement entre la route de Lons-le-Saunier et celle de Pontarlier. Cet établissement accueillait autrefois des repas et des événements familiaux.

La fermeture définitive remonte à 2004. Le bâtiment conserve son volume d’ancienne hostellerie, tandis que des dégradations ont touché l’intérieur au fil de son abandon.

Le camp militaire de Foucherans

Le camp militaire de Foucherans se situe au bout du chemin des Vaches, à l’entrée du bois de Chevanny. Construit par les forces allemandes, il servait de base de contrôle pour les opérations aériennes nocturnes de la Luftwaffe dans l’est de la France.

Le site repérait le passage des avions alliés et transmettait les ordres de décollage aux appareils stationnés à Dijon et à Tavaux. Les forces allemandes quittèrent définitivement les lieux en septembre 1944.

Un ancien manoir dans le secteur de Dole

Dans les environs de Dole, un manoir isolé comprend une bâtisse en pierre, un escalier central et plusieurs petites dépendances. Son implantation à l’écart du tissu urbain le rattache au paysage de demeures rurales et agricoles de la plaine doloise.

Les dépendances et la maison principale forment un ensemble distinct des friches industrielles et ferroviaires de la ville. La base Mérimée permet de vérifier si le bâtiment ou ses éléments patrimoniaux disposent d’une notice officielle.

Les anciens bâtiments ferroviaires de Dole

La zone doloise conserve des traces liées aux anciennes activités ferroviaires, notamment des dépôts, des hangars et des bâtiments administratifs. Ces constructions appartiennent au paysage industriel diffus qui s’est développé autour de Dole, des voies de circulation et des zones d’activité.

Les photographies aériennes anciennes et le cadastre permettent de comparer l’emprise des bâtiments avec leur état actuel. Les changements de parcelles, les voies ferrées disparues et les grands volumes de toiture signalent les transformations successives du secteur.

Vue aérienne de Dole

Pourquoi Dole possède autant de lieux oubliés

Dole s’est développée dans une plaine où les activités industrielles, agricoles et ferroviaires se sont réparties entre la ville et les communes voisines. Cette organisation a produit des hangars, des dépôts, des maisons patronales et des bâtiments administratifs distincts du centre historique.

La disparition d’une activité explique une partie des bâtiments délaissés. L’hostellerie de l’As de Pique a cessé son activité en 2004, tandis que le camp de Foucherans a perdu sa fonction militaire après le départ allemand de 1944.

Les anciennes demeures et leurs dépendances relèvent d’une autre évolution. Leur isolement, la transformation des exploitations agricoles et le déplacement des activités vers des bâtiments plus récents ont laissé des ensembles en pierre séparés du tissu urbain.

Les infrastructures ferroviaires suivent le même mécanisme. Les dépôts et les hangars deviennent inutiles lorsque les fonctions de stockage, d’entretien ou d’administration sont déplacées, ce qui laisse de grands volumes bâtis dans les secteurs d’activité de Dole.

Où trouver des spots d’urbex à Dole

Commencez par les axes qui relient Dole à la plaine : la D905, la route de Lons-le-Saunier et la route de Pontarlier regroupent des traces d’anciennes activités de transport et d’accueil. Le secteur de Foucherans se distingue par les vestiges militaires du bois de Chevanny.

Élargissez ensuite la recherche à Villette-lès-Dole, Crissey et Choisey. Ces communes limitrophes prolongent la plaine bâtie et agricole de Dole, avec des dépendances, des hangars et des secteurs d’activité à replacer dans le même ensemble géographique.

Brevans, Baverans et Falletans forment également la couronne proche de Dole. Les anciennes parcelles agricoles, les bâtiments isolés et les liaisons vers les zones d’activité y complètent la lecture du territoire, sans se confondre avec les sites situés dans la ville.

Pour dater un bâtiment, comparez les photographies aériennes anciennes de l’IGN avec les vues récentes. Les archives départementales du Jura documentent les activités locales, la presse doloise numérisée signale les fermetures d’établissements et la base Mérimée décrit les bâtiments patrimoniaux.

Le cadastre aide à suivre les changements de parcelles et l’apparition de nouvelles constructions. Sur place, une toiture effondrée, des ouvertures murées, une végétation installée dans les gouttières et des enseignes anciennes révèlent souvent un bâtiment délaissé, tandis que les hangars et dépôts se repèrent par leurs grandes charpentes et leurs accès de desserte.

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