Urbex au Mans (72000)
Le Mans concentre des traces urbaines liées au football, au rail, aux anciennes manufactures et aux établissements de soins. Le stade Léon-Bollée, les entrepôts Sernam, la Manufacture des Tabacs et plusieurs sites médicaux racontent les transformations d’une ville structurée par les lignes ferroviaires et les grands axes vers Tours, Angers et Alençon.
Autour de Le Mans : Rouillon, Allonnes, Arnage, Coulaines, Saint-Pavace, La Chapelle-Saint-Aubin, Ruaudin, Pruillé-le-Chétif, Saint-Georges-du-Bois, Changé, Spay, Sargé-lès-le-Mans, Mulsanne, Trangé, Yvré-l'Évêque, Saint-Saturnin
Les cartes qui couvrent Le Mans
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Les meilleurs spots d’urbex au Mans
Stade Léon-Bollée
Le stade Léon-Bollée, au Mans, a été créé en 1906 sous l’impulsion de l’automobiliste manceau Léon Bollée. Ses tribunes, dont celles associées au Maine Libre et à Auchan, entouraient une pelouse installée dans le paysage sportif de la ville.
L’enceinte a connu l’essor du MUC 72 lors de sa montée en Ligue 1 au début des années 2000. Le club a quitté le stade pour le MMArena en 2011, après quoi Léon-Bollée a perdu sa fonction sportive et a été classé parmi les lieux abandonnés disparus.
Ancienne Manufacture des Tabacs du Mans
L’ancienne Manufacture des Tabacs appartient au patrimoine industriel du Mans. Le site figure parmi les friches urbaines associées aux explorations locales, avec des bâtiments de production, des espaces administratifs et des volumes liés à l’activité manufacturière.
La reconversion, la démolition ou la sécurisation ont modifié plusieurs friches mancelles. La Manufacture des Tabacs doit donc être replacée dans l’histoire des anciens sites industriels de la ville plutôt que considérée comme un décor immuable.
Les anciens entrepôts Sernam du Mans
Les anciens entrepôts Sernam se rattachent au secteur ferroviaire manceau. Ces bâtiments de messagerie et de stockage témoignent du rôle de la gare dans l’acheminement des marchandises et dans l’organisation des activités urbaines.
Les friches ferroviaires du Mans regroupent aussi des quais, des dépendances et d’anciens bureaux. Leur présence explique pourquoi les abords des voies et des anciennes zones de marchandises apparaissent régulièrement dans les recherches consacrées à l’urbex local.
Hôpital Etoc-Demazy
L’hôpital Etoc-Demazy fait partie des anciens établissements de soins souvent associés au patrimoine médical du Mans. Les bâtiments hospitaliers de ce type comprennent généralement des services, des circulations internes et des annexes construites autour de la prise en charge des patients.
Les anciennes cliniques Sainte-Croix et du Tertre Rouge sont également citées dans les recherches sur les lieux médicaux délaissés de l’agglomération mancelle. Elles rappellent que le patrimoine urbain du Mans ne se limite pas aux usines et aux équipements ferroviaires.

Pourquoi Le Mans possède autant de lieux oubliés
Le Mans s’est développé autour de la ligne ferroviaire Paris-Rennes et des routes reliant la ville à Tours, Angers et Alençon. Les gares, entrepôts et ateliers ont concentré des activités qui ont perdu leur fonction avec l’évolution du transport et la transformation des zones urbaines.
L’identité industrielle mancelle repose aussi sur la mécanique automobile et sur les 24 Heures du Mans, créées en 1923. Cette économie a produit des garages, ateliers, bureaux et bâtiments techniques, dont certains ont été remplacés ou déplacés.
La fermeture d’équipements sportifs explique l’abandon du stade Léon-Bollée après le départ du MUC 72 vers le MMArena en 2011. La fin ou le déplacement d’activités médicales, manufacturières et ferroviaires a laissé des bâtiments spécialisés dans plusieurs secteurs de la ville.
Où trouver des spots d’urbex au Mans
Les secteurs proches des anciennes voies ferrées concentrent les entrepôts, quais de marchandises et dépendances du réseau Sernam. Les anciennes zones industrielles regroupent plutôt des ateliers, des bureaux et des bâtiments liés à la mécanique ou à la production.
Le repérage doit aussi couvrir les communes directement accolées au Mans. Coulaines et Saint-Pavace prolongent le tissu urbain au nord, tandis que La Chapelle-Saint-Aubin se situe dans le prolongement des secteurs d’activités du nord-ouest. Allonnes et Arnage forment le prolongement méridional de l’agglomération, avec des zones industrielles et des axes reliant Le Mans au sud de la Sarthe.
À l’ouest, Rouillon, Saint-Georges-du-Bois et Pruillé-le-Chétif prolongent les routes sortant du Mans. Ruaudin et Changé occupent le flanc sud-est et est, dans le prolongement des secteurs automobiles et des axes vers Tours.
Les photographies aériennes anciennes de l’IGN permettent de comparer l’emprise des usines, des gares de marchandises et des équipements sportifs. Les archives départementales de la Sarthe, la presse locale numérisée, la base Mérimée et le cadastre donnent des repères sur les dates de construction, les changements d’usage et les démolitions.
Sur le terrain, les bâtiments délaissés se repèrent par une ancienne raison sociale encore visible, des quais sans activité, des toitures ouvertes, des fenêtres murées ou une végétation qui recouvre les accès. Au Mans, ces indices prennent une valeur particulière autour des anciennes infrastructures ferroviaires, des friches manufacturières et des établissements médicaux.